Aéroport de Tours Val de Loire

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Introduction

Tours Val de Loire

Tour de contrôle de Tours Val de Loire Airport.

Code AITACode OACI
TUFLFOT
Localisation
PaysFrance France
Ville desservieTours
Latitude

Longitude
47° 25′ 59″ N 0° 43′ 24″ E / 47.433023, 0.723295
Altitude109 m (357 ft)
Pistes
DirectionLongueurSurface
02/202 404 m (7 887 ft)béton
Informations aéronautiques
Nom cartographiqueTOURS Val de Loire
Type d'aéroportcivil/militaire
GestionnaireSMADAIT
Cartes SIAVAC - IAC - ARR/DEP
Catégories
Aéroports • Aéroports français

L'Aéroport de Tours Val de Loire est un aéroport du département d'Indre-et-Loire. Il est situé à cheval sur les communes de Tours et de Parçay-Meslay.

Il est ouvert au trafic national et international commercial, régulier ou non, aux avions privés, aux IFR et aux VFR. Il n'est cependant pas accessible aux gros appareils civils, les moyens de secours présents sur l'aéroport n'étant pour l'instant pas équipés pour intervenir de manière satisfaisante en cas d'urgence. Il a toutefois, déjà accueilli plusieurs Concorde.

Historique et liens avec TAT

La création de l'"aérodrome de Tours St Symphorien" remonte aux années 1930 en tant que terrain militaire. Il fut utilisé pendant la Seconde Guerre mondiale, notamment par Winston Churchill à la veille de l'armistice, avant d'être détruit par les bombardements allemands puis britanniques. La guerre finie, il est utilisé par l'OTAN et l'US Air Force, avant de devenir école de l'air au cours des années 1950. Il ne sera ouvert aux vols civils qu'au début des années 1960.

L'aéroport développera une offre de vols commerciaux à partir de 1968 grâce à la compagnie régionale TAT, fondée à Tours sous la dénomination "Touraine Air Transport". Jusqu'en 2001, TAT (puis Air Liberté) exploitera la liaison Tours-Lyon sans interruption et la liaison Tours - Londres de manière plus saisonnière. TAT tentera également d'élargir son offre vers Clermont-Ferrand, Londres, Toulouse ou Milan mais sans grand succès et ajoutera une escale à Poitiers sur son Tours - Lyon les dernières années d'exploitation. La compagnie reste le seul opérateur sur la plateforme et ses vols depuis Tours étant opérés par de petites unités, type Beechcraft, Fokker ou, plus tard, ATR, le trafic de l'aéroport frôle certaines années les 20 000 passagers mais reste dans une moyenne de 15 000 voyageurs annuels.

La compagnie TAT connaîtra le même sort que la plupart des compagnies aériennes régionales françaises. Vendue à British Airways en 1993, elle sera fusionnée avec Air Liberté en 1997. British Airways maintiendra le siège de la nouvelle Air Liberté à Tours. Cette fusion sera peu profitable et British Airways cèdera finalement son pôle français à Swissair. La compagnie suisse, dans sa boulimie de rachat de compagnies régionales françaises fusionne Air Liberté avec AOM et Air Littoral en 2001 mais échouera dans son projet de créer un deuxième pôle aérien français. Le tout sombrera dans la débâcle du groupe helvétique.

La disparition de la compagnie semble marquer un coup d'arrêt à l'exploitation commerciale de l'aéroport. 2001 est une année noire pour l'aéroport qui connaît la plus faible fréquentation de son existence : à peine plus de 3 000 passagers cette année-là... Bien que la ligne historique Tours - Lyon soit subventionnée grâce à son statut de ligne d'aménagement du territoire, seule Airlinair tente de la relancer en 2002/2003, en la prolongeant à Angers. Mais la petite compagnie régionale ne tient pas plus d'un an.

Pourtant, entre temps, la révolution low-cost allait faire mentir ceux qui jugeaient que la plateforme de Tours n'avait aucun avenir.

En effet, situé à 250 km des aéroports parisiens (fort bien desservis depuis Tours, notamment Roissy-CDG relié 5 à 6 fois par jour par TGV direct en 1h30), à 200 km de l'aéroport Nantes Atlantique dont le trafic, notamment "loisirs", s'intensifie année après année, l'aéroport de Tours-Val de Loire, bien que disposant d'une zone de chalandise naturelle d'environ 1 million d'habitants, peine à exister. En outre, dans un rayon de 100 km, plusieurs aéroports régionaux cherchent eux aussi à se développer (Le Mans-Arnage, Angers-Marcé, Poitiers-Biard-Futuroscope, Châteauroux-Déols etc.) et lui font donc concurrence pour attirer vols réguliers, compagnies low-cost et charter. Néanmoins, seul l'aéroport de Poitiers à réussi, finalement, à maintenir une activité du niveau de celle de Tours.

Low Cost et nouvelle gouvernance : une nouvelle ère

La SEMAVAL, gestionnaire public de l'aéroport depuis la fin des années 1990 et jusqu'en 2008 aurait pu mettre la clé sous la porte si elle n'avait pas su convaincre (subventions à l'appui tout de même) que le potentiel du Val de Loire méritait une ligne avec l'Europe du Nord en général et Londres en particulier dans le cadre des nouvelles liaisons à bas prix alors naissantes. La première compagnie low-cost à mordre à l'hameçon est Buzz, filiale de KLM, qui ouvre une ligne quotidienne en 2002 depuis Londres-Stansted. Le succès est immédiat. Buzz est rachetée en 2003 par Ryanair qui maintient la liaison. Bien que la plateforme tourangelle ne soit pas une priorité dans son développement à marche forcée, la compagnie irlandaise constate le potentiel de l'aéroport qui approche alors chaque année sans pourtant l'atteindre du seuil fatidique des 100.000 passagers annuels.

Après 5 ans de "réflexion", Ryanair répond favorablement à la SEMAVAL quand celle-ci lui propose d'accompagner commercialement de nouvelles liaisons au départ de Tours. La ligne Tours - Dublin ouvre en 2008 pour les 2 mois d'été et là encore, la fréquentation répond aux attentes de l'opérateur qui n'hésites pas à arrêter les frais s'il constate un taux de remplissage insuffisant.

Entre temps, dans un contexte favorable pour l'aéroport, le tour-opérateur corse "Corsicatours" installe une liaison hebdomadaire saisonnière vers Figari reconduite chaque année. Les voyagistes tourangeaux tentent quant à eux de proposer des vols vacances avec séjour vers le bassin méditerranéen et l'Europe de l'Est avec le slogan "Partez de chez vous". Toutefois, après des programmes 2007 et 2008 très fournis, les propositions en 2009 et 2010 sont moins nombreuses et originales ce qui semble montrer que la demande ne répond tout à fait pas à l'offre. Crise économique ? Absence des grands tour-opérateurs qui mettent rarement Tours à leur catalogue ?

Fin 2008, la convention liant la plateforme à la SEMAVAL prend fin. Il est décidé de créer une nouvelle structure, le SMADAIT (Syndicat Mixte pour l'Aménagement et le Développement de l'Aéroport International de Tours) dans lequel la Région Centre (aux côtés de Tours Plus, du Conseil Général et de la Chambre de Commerce) fait son entrée.

Le SMADAIT reprend le flambeau en négociant avec Ryanair deux nouvelles ouvertures de lignes. Contrairement aux lignes vers Dublin et Londres, ayant vocation à ouvrir la Touraine aux touristes britanniques et irlandais, les deux nouvelles lignes visent avant tout la clientèle locale. Il s'agit d'une liaison vers Porto, clairement destinée à l'importante communauté portugaise de Tours et d'une liaison vers Marseille, ouvrant le sud de la France aux tourangeaux. L'impact de ces deux nouvelles lignes est immédiat : l'aéroport franchit pour la première fois de son histoire, et largement, les 100 000 passagers annuels. Ironie du sort, cette hausse spectaculaire de la fréquentation intervient dans un contexte morose de crise économique où la quasi-totalité des aéroports français voient leur fréquentation chuter de manière significative.

A l'été 2010, le SMADAIT doit confier la gestion opérationnelle de l'aéroport à un exploitant privé après réponse à un appel d'offres en cours. Sa mission sera de poursuivre le développement de l'aéroport, le cap fixé étant l'atteinte des 200 000 passagers annuels et l'ouverture à d'autres opérateurs. Pragmatique, le SMADAIT sait bien que les subventions ne suffisent pas à elles seules à ancrer la présence d'une compagnie low-cost (voir exemple le cas de l'aéroport d'Angoulême) et que dépendre d'un seul opérateur ne permet pas de stabiliser l'activité à un haut niveau sur le long terme. En outre, l'aéroport de Tours ne dispose toujours pas d'une liaison avec le hub d'une grande compagnie nationale qui lui permettrait d'être intégré à un réseau aérien européen ou international. Le système TGVAir de la SNCF (achat simultané d'un trajet train en prolongement d'un vol), proposé par certaines compagnies "major" à destination des gares de St Pierre des Corps et Tours Centre ne répond pas entièrement à cet objectif. Autrement dit, pour citer Alain DAYAN, président du SMADAIT : "Air France et EasyJet sont les bienvenues à Tours !"

Cette feuille de route, que certains pourraient juger ambitieuse, reste à la fois modeste et raisonné. En effet, la montée en puissance de la plateforme est de plus en plus controversée. Par les riverains qui s'accommodaient des traditionnels vols d'entraînement militaires mais voient d'un mauvais oeil (ou d'une mauvaise oreille) la multiplication des vols commerciaux. Par les élus ensuite, dont certain dénoncent pêle-mêle l'inutilité de la plateforme, son développement contraire aux principes environnementaux et l'argent public détourné sous forme de subventions. Sur ce dernier point, les collectivités concernées indiquent que le million d'Euros versés "au titre de la promotion touristique" induisent des retombées économiques de l'ordre de 40 millions d'euros.

Trafic depuis 1997

InternationalNationalTransitTotal
1997221295805211844
19981997870827110976
19991493799874510236
2000236657111618238
2001201711491383304
200234402261514637163
20034884611612060445
2004736468647082293
2005818097657177791243
200677709466481883191
200780056510816285326
200885940448217890600
20097699634720274111990
201096000290000125000

Les chiffres pour 2010 sont une estimation basée sur les propos du Directeur du Syndicat Mixte pour l'Aménagement et le Développement de l'Aéroport International de Tours, cité par "La Tribune de Tours" le 01 avril 2010

Desserte 2010

Les compagnies poursuivent en 2010 leurs programmes de vols "été" (fin mars - fin octobre) proposés en 2009 :

  • Londres-Stansted - Ryanair : 4 ou 5 liaisons hebdomadaires ;

  • Dublin - Ryanair : 2 liaisons hebdomadaires ;

  • Porto - Ryanair : 2 liaisons hebdomadaires ;

  • Marseille - Ryanair : 3 liaisons hebdomadaires ;

  • Figari Sud Corse - CityJet (groupe Air France) pour CorsicaTours : 1 liaison hebdomadaire.

  • Vols vacances vers Marrakech (Maroc), Heraklion (Grèce), Tunis (Tunisie), Lamezia Terme (Italie) et Barcelone (Espagne).

Les vols Ryanair sont assurés en Boeing 737-8AS

Accès et Services

Accès en voiture

  • Situé en zone urbaine au nord-est de l'agglomération tourangelle, l'aéroport est facilement accessible depuis l'autoroute A10 (diffuseur n°20 Tours Nord / Aéroport depuis le nord, diffuseur n°19 Tours-Ste Radégonde depuis le centre-ville et le sud) et par la rocade nord-est de Tours, le boulevard Abel Gance.
  • L'aéroport dispose de deux zones de parking gratuit offrant au total 225 places de stationnement. Le parking courte durée est situé devant l'aérogare.

Accès par les transports publics

  • Navette Alphacars -Gare SNCF Tours Centre / Aéroport assurée pour tous les départs et arrivées des vols Ryanair : 5 €.
  • Réseau urbain Fil Bleu n° 2A, 2B et 10 : arrêt "Lycée Vaucanson" situé à 1.200 m (15mn à pied) : 1,25 €.
  • Taxi : station à l'entrée de l'aérogare : 15 à 30 € pour le centre-ville et l'agglomération tourangelle.

Services

Les services de l'aérogare sont ouverts uniquement lors des plages horaires de départ et d'arrivée des vols

  • Restaurant
  • Boutique de souvenirs "Air Shop 37"
  • Loueurs de voitures (Avis, National Citer, Europcar, Hertz)

Autres activités aériennes

L'aviation d'affaires, avec entre autres un Beechcraft 90 (un ou deux pilotes et jusqu'à sept passagers) basé sur la plateforme, n'a existé que quelques années.

Un aéroclub se trouve sur l'aéroport, pour l'aviation de loisirs (châteaux de la Loire oblige). Et un Cessna Citation II est basé sur l'aéroport.

Quant à la base-école BA 705 de l'Armée de l'air, elle possède sur l'aéroport une quarantaine d'Alpha Jet. Elle accueille également, selon le degré du plan Vigipirate, deux Mirage 2000 ou Mirage F1.

Le départ de l'école de transformation chasse est toutefois prévu aux alentours de 2010. Les installations militaires au sol devraient cependant rester.