Parmi les dix-huit isotopes connus de l’américium (Am à Am), seuls trois ont une période radioactive supérieure à un an. Ces isotopes les plus stables sont Am (demi-vie 7370 ans), Am (demi-vie 432 ans) et Am (demi-vie 141 ans).
L’américium 241 et l’américium 243 émettent majoritairement des rayonnements alpha – ils se décomposent respectivement en neptunium 237 et neptunium 239 –, tandis que l’américium 242m subit essentiellement une transition isomérique vers son état stable, l’américium 242 dont la demi-vie est de 16 heures.
Ce dernier se désintègre par radiation bêta à 83 % en donnant du curium 242 ou par capture électronique à 17 %, donnant du plutonium 242 .
L’américium 241, qui fait partie de la chaîne de désintégration du plutonium 241, est le plus fréquent du fait de son apparition en équilibre avec le plutonium produit dans les centrales nucléaires. Il décroît par désintégration alpha (demi-vie 432 ans) en neptunium 237, lui-même un émetteur alpha et gamma avec une période de 2 millions d’années.
Les isotopes Am, Am et Am sont en outre fissiles. L’américium 241 aurait une masse critique (sphère nue) comprise entre 60 et 100 kg. L’américium 242m a une masse critique très faible (entre 9 et 18 kg), ce qui fait envisager son utilisation comme combustible spatial. La masse critique de l’américium 243 varie suivant les estimations, entre 50 et 150 kg.