La pluridisciplinarité
L'objectif des fondateurs était de surfer sur la vague des constructions nouvelles de montagne, mais aussi de consolider leurs savoir faire sur le conventionnel architectural, c'est ainsi que l'atelier a été associé à la réalisation de nombreux ouvrages dans des villes, construction de sièges de sociétés, habitations HLM, lotissements, restaurations de monuments historiques, dont la réhabilitation de l'Hôpital Bicêtre à Paris, et l'humanisation des parties habitables de l'Hôtel des Invalides, ce ne sont que quelques échantillons du travail de l'atelier.
C'est ainsi qu'ils construisirent la première piscine extérieure dans une station de ski à La Clusaz.
Relations entre associés
L'association était innovante pour l'époque, chaque membre associé participait à l'avenir de la société, mais était libre de travailler individuellement pour son compte, il n'y avait donc aucune exclusivité de création relative à l'atelier.
Chaque nouvel associé faisait équipe avec un ancien, et profitait ainsi de son expérience, de son savoir-faire, et de ses relations. Les tâches étaient toujours effectuées en binôme, c'est ainsi que les plus jeunes se sont montrés d'ardents entrepreneurs dans leurs réalisations.
Le cabinet UA5 n'a jamais cherché à gagner de l'argent facilement, mais désirait s'exprimer dans un domaine qui lui tenait à cœur, celui de l'architecture sous toutes ses formes.
« Ce projet ambitieux et très important, aura clôturé magistralement, l'histoire de notre cabinet. Obnubilés par la qualité architecturale, qui nous coûtait fort chère en études, maquettes, présentations… nous avons toujours considéré les questions d'argent un peu comme secondaires. »
— Extrait du livre UA5, rédigé par tous les associés et publié en 2005 par Jean-Pierre Apprill
Bilan
Malgré son dynamisme, l'atelier n'a pas toujours connu des heures de gloire, il y avait quelques fois des fins de mois un peu difficiles…
« La vraie grande messe avait lieu tous les ans avec notre expert comptable lors de la présentation du bilan, Yves Bourdin, avec toute sa diplomatie, nous avait ouvert un tiroir secret le "Report à nouveau" dans lequel il rangeait nos déboires. À la dissolution de l'UA5, il a fallu vider le tiroir ! »
Jean-Pierre Apprill résume dans son ouvrage les sommes importantes brassées dans les différents projets, mais le peu de retombées économiques pour le cabinet UA5.
| Récapitulatif des travaux 1956 - 1996 |
| Décennies | Montant des
travaux TTC | Coef. moyen
de réact. | Montants
réact. (FF) | Montants
réact. (Euros) |
| 50 | 4.329.000 | 10,4 | 45.022.000 | 6.852.000 |
| 60 | 68.227.000 | 7,5 | 516.202.000 | 78.569.000 |
| 70 | 142.708.000 | 4,2 | 599.373.000 | 91.228.000 |
| 80 | 594.743.000 | 1,8 | 1.070.537.000 | 162.943.000 |
| 90 | 127.496.000 | 1,3 | 165.744.000 | 25.227.397 |
Total des travaux 1956 – 1996
2.396.878.000 francs, soit 364.821.613 euros. |
Estimation des honoraires 1956 – 1996
143.813.000 francs, soit 21.889.345 euros. |