BRGM

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Introduction

BRGM
Créée le23 octobre 1959
Agences précédentes1868 : Service de la carte géologique de la France par Napoléon III

1941 : Bureau de recherches géologiques et géophysiques (BRGG)

1959 : Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM - marque nationale en 2003)
JuridictionFrance France
Siège
Employés1 060 (2010)
Budget annuel136,4 millions d'euros
DirectionJean-François Rocchi
Site Web
brgm.fr

Le BRGM, anciennement Bureau de recherches géologiques et minières avant 2004, dont le slogan est brgm Geoscience for a sustainable Earth, est une agence publique française de recherche et d'expertise pour les sciences de la Terre. Ayant le statut d'établissement public à caractère industriel et commercial (EPIC), il est placé sous la double tutelle du ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche (MESR) et du ministère de l'Écologie, de l'Énergie, du Développement durable et de la Mer (MEEDDM).

Référent public pour la gestion des ressources et des risques du sol et du sous-sol, le BRGM, basé à Orléans, emploie en 2010 plus de 1 060 personnes. Jean-François Rocchi en est le président-directeur général, François Démarcq, le directeur général délégué.

Histoire et origines

Créé par un décret de 1959, le BRGM actuel est le fruit de la réunion :

  • du Bureau de recherches géologiques, géophysiques et minières (BRGGM), lui-même héritier du Bureau de recherches géologiques et géophysiques (BRGG) fondé en 1941 par Edmond Friedel et Pierre Pruvost, alors destiné à cartographier le sous-sol de la France) ;
  • du Bureau minier de la France d'outre-mer (BUMIFOM).

En 1968, après son regroupement avec le Service de la carte géologique, le BRGM est chargé du levé et de la publication de la carte géologique du territoire français. La consultation gratuite des cartes géologiques levées et éditées par le BRGM est possible sur le portail InfoTerre ou via la plate-forme iPhone 3G et 3GS depuis le 12 avril 2010.

Courant 2002, le BRGM engage une réflexion profonde sur son identité visuelle. La géologie, la géophysique et l'espace minier apparaissent comme trop réducteurs pour caractériser désormais l'ensemble des champs d'activité de l'établissement. Répondant alors parallèlement aux grandes problématiques environnementales, telles que l'eau, l'après-mine, les risques naturels, le stockage géologique du CO, la gestion des déchets, la pollution des sites et développant un environnement de systèmes de mesures et d'information, le BRGM devient BRGM Géosciences pour une Terre durable le 14 janvier 2003.

Présidences et directions de 1941 à nos jours

  • 1941 : Edmond Friedel, directeur (BRGG) ; Jean Goguel, directeur adjoint
  • 1960 à 1964 : Roland Pré, président ; Michel Duhameaux, directeur général (1960-1961) ; Henri Nicolas, directeur général (1961-1964)
  • 1964 à 1972 : Pierre Signard, président ; Henri Nicolas, directeur général (1964-1968) ; Claude Beaumont, directeur général (1968-1972)
  • 1972 à 1979 : Yves Perrin, président ; Claude Beaumont, directeur général (1972-1975) ; Paul-Henri Bourrelier, directeur général (1975-1979)
  • 1979 à 1986 : Jean Audibert, président ; Paul-Henri Bourrelier, directeur général (1975-1984) ; Maurice Allègre, directeur général (1984-1986)
  • 1986 à 1988 : Gérard Renon, président ; Maurice Allègre, directeur général (1986-1988)
  • 1988 à 1992 : Maurice Allègre, président ; Claude Mandil, directeur général (1988-1990) ; Jean-Pierre Hugon, directeur général (1990-1992)
  • 1992 à 1997 : Claude Allègre, président ; Jean-Pierre Hugon, directeur général (1992-1997)
  • 1997 à 2003 : Bernard Cabaret, président ; Yves Le Bars, directeur général (1997-1999) ; Yves Caristan, directeur général (1999-2003)
  • 2003 à 2009 : Philippe Vesseron, président-directeur général ; Yves Caristan, directeur général délégué (2003-2004) ; Didier Houssin, directeur général délégué (2004-2007) ; François Démarcq, directeur général délégué (2007-2009).
  • 2009 à aujourd'hui : Jean-François Rocchi, président-directeur général (depuis le 25 novembre) ; François Démarcq, directeur général délégué (2009-...).

Bilan des présidences

Les différentes présidences du BRGM ont chacune laissé une trace.

La présidence de Roland Pré est marquée par des fusions qui conduisent à la structuration du BRGM : de 1960 à 1962 le BRGM reprend une grande partie du personnel des directions fédérales des mines et de la géologie d'Afrique-Occidentale française et d'Afrique-Équatoriale française, et en 1961 l'activité et le personnel du Service de la carte géologique de Guyane.

Sous la présidence de son successeur, Pierre Signard, le centre technique et scientifique d'Orléans-La Source est créé (1965) permettant ainsi le regroupement de toutes les équipes. La structuration du BRGM continue. En janvier 1968, il englobe le Service de la carte géologique de France et en 1970 le Service géologique d'Alsace-Lorraine (SGAL). Sous la direction de Claude Beaumont, le terme de « Service géologique national » (SGN) est introduit dans le code minier. Claude Guillemin est nommé directeur du SGN. C'est aussi dans cette période que le BRGM se développe à l'international, avec en particulier la signature d'un contrat avec le ministère du Pétrole et des Ressources minérales d'Arabie saoudite (1964) pour la reconnaissance géologique et minière de ce pays.

En 1973, c'est la crise du pétrole et des ressources minérales. Sous la présidence d'Yves Perrin, le BRGM connaît un essor très important lié à sa mission d'approvisionnement, pour la France, en énergies et matières minérales. Cet essor porte le BRGM parmi les premiers explorateurs mondiaux. Le département géothermie est créé pour répondre aux besoins en énergie renouvelable. En 1977, la filiale COFRAMINE est créée, avec pour vocation de regrouper les sociétés minières dans lesquelles le BRGM a des participations.

Le mandat de Jean Audibert est plutôt marqué par la crise mondiale et le marché très déprimé des minerais et des métaux. Faute d'obtenir des moyens financiers suffisants, la plupart des projets miniers sont ralentis ou abandonnés, le plus souvent cédés à des groupes miniers internationaux en particulier Neves Corvo (vendu à RTZ), gisement portugais à Cu et Sn, le plus grand d'Europe. La géothermie est développée en lien avec l'Agence française de la maitrise de l'énergie (AFME), crée en 1982 : la Compagnie française de géothermie est créée en 1984. En revanche, à l'incitation du ministère de la Recherche, notamment d'Hubert Curien, proche de Claude Guillemin, les activités scientifiques sont fédérées autour de quelques grands projets. Ce qui conduit, en 1985, à la création d'une direction de la recherche.

En revanche, Gérard Renon met l'accent sur les activités commerciales (de services) du BRGM. Elles sont ainsi mieux individualisées avec la création d'une direction qui regroupe les unités qui travaillent dans le domaine de l'aménagement du sol et du sous-sol (dite « 4S », en 1987). Son objectif principal est le redéploiement géographique des opérations commerciales.

1988, c'est la fin de la crise d'amaigrissement, avec la fermeture de plusieurs départements (géothermie, minéralurgie, géotechnique…) puis un début du redressement de la situation financière du BRGM. Une politique de développement des activités de service et de compression des coûts est mise en place par Maurice Allègre. En 1990, l'activité de services se développe ce qui permet l'embauche de 80 personnes ; en revanche l'activité minière reste mitigée.

La présidence de Claude Allègre a été marquée par un grand plan de restructuration conduit par Jean-Pierre Hugon. Le BRGM assurera les missions de recherche et de service public alors que les activités commerciales et minières seront filialisées. En 1994, les activités d'ingénierie et de conseil sont transférées à ANTEA et dans le domaine minier, le BRGM s'associe au groupe australien Normandy pour créer la Source-Compagnie minière. Cette filiale reprend la majeure partie des actifs miniers du BRGM. C'est dans ce contexte que surviendra l'affaire de la mine d'or de Yanacocha.

D'une certaine façon, la présidence de Bernard Cabaret démarre par une officialisation des politiques de réformes entreprises précédemment. En effet, un décret publié en 1998 place le BRGM sous la double tutelle du ministère de la Recherche et du ministère de l'Industrie. C'est aussi l'arrêt des investissements miniers marqué par la dissolution de la Source-Compagnie minière. La cession des activités de services se fera un peu plus tard avec la vente d'ANTEA (2003). Le BRGM se réduit aux seules missions de « Service géologique national » et réoriente ses activités vers l'environnement et les risques naturel. La recherche sur le stockage géologique du CO est lancée. Sous la conduite de Yves Caristan, une direction de la prospective est créée et, en 2001, le BRGM signe avec l'État un premier contrat qui définit ses missions et ses grandes orientations pour 4 ans, une pratique reconduite en 2005 et en 2009. Le BRGM prend un nouveau logo et se définit par « Géosciences pour une Terre durable ». Le BRGM se voit rattaché au « P187 de la LOLF », aux cotés de l'INRA, du CEMAGREF, du CIRAD, de l'IFREMER et de l'IRD.

Le mandat de Philippe Vesseron est lui aussi marqué vers son début par une modification du décret qui officialise les nouvelles orientations thématique du BRGM en le plaçant maintenant sous les tutelles du ministère de la Recherche, de l'Industrie et de l'Environnement (2004). Avec la disparition des Charbonnages de France et d'autres compagnies minières publiques (fer, potasse), le BRGM se voit confier la gestion des anciens sites miniers. Il perd sa faculté de développer des mines. Après un nouveau choc pétrolier, le département géothermie est recréé, et les missions respectives de la CFG et de « Géothermie Bouillante » (qui produit de l'électricité en Guadeloupe) sont clarifiées.

Fin 2009, avec le mandat de Jean-François Rocchi, une nouvelle modification de son décret confie au BRGM la responsabilité de créer une École d'applications des géosciences. En 2010, le ministère en charge du Développement durable, qui regroupe les deux tutelles « environnement » et « mines » du BRGM, annonce une relance d'une politique minière concernant les métaux stratégiques.

Objectifs et missions

Les objectifs du BRGM sont de comprendre et d'identifier les phénomènes géologiques afin de développer des techniques adéquates pour répondre aux difficultés environnementales que sont la gestion du sol, du sous-sol et des ressources minérales, l'après-mine, les risques naturels, la pollution et le changement climatique. Autre objectif majeur : mettre à la disposition des publics, des données scientifiques, des méthodologies et des outils pour mieux comprendre et gérer les problématiques résultant du réchauffement climatique et des politiques d'aménagement du territoire.

Son activité et ses actions sont déterminées par le Comité national d'orientation du service public (CNOSP), qui regroupe les différents départements ministériels français. Les grandes lignes de cette programmation ministérielle, sont depuis 2001, édictées par un plan quadriennal. Les co-financements du BRGM peuvent être d'origine régionale comme européenne. Les agences d'objectifs, telles que l'ANR ou l'ADEME, sont partenaires avec le BRGM. Le BRGM est aussi l'un des 33 Instituts Carnot.

Les missions fondamentales, d'après le plan quadriennal du BRGM, sont :

  • la recherche scientifique appliquée des processus liés au sol et au sous-sol ;
  • l'appui aux politiques publiques par des actions d'expertise, de surveillance et d'études ;
  • la coopération internationale ;
  • la surveillance des anciens sites miniers français et les actions après-mine portées par un département spécifique, le Département prévention sécurité minière (DPSM) et 4 Unités territoriales après-mine (UTAM), basées à Billy-Montigny, Freyming-Merlebach, Orléans et Gardanne ;
  • la capitalisation et la diffusion de la connaissance ;
  • les transferts vers l'industrie ;
  • la formation.

La carte géologique de la France

La carte géologique a pour but de mettre à la disposition du public des informations sur la nature des roches qui constituent le sous-sol d'une région ou d'un pays. Elle représente la projection sur un plan, de l'intersection des formations géologiques avec la surface topographique. La géométrie de cette intersection et les caractéristiques géologiques des formations permettent d'extrapoler les volumes rocheux en trois dimensions sur une profondeur variant avec l'échelle et la densité de données et le degré d'information. Ce n'est pas une simple représentation du sous-sol mais une interprétation souvent très complexe qui a mis plus d'un demi-siècle à fixer ses règles (Laudan, 1987) avant l'apparition des premières cartes géologiques au début du XIX siècle (cartographie du tertiaire du bassin de Paris par Cuvier et Brongniart en 1808).

Le souci de dresser des cartes géologiques en France est bien antérieur au décret de Napoléon III en date du 1 octobre 1868 qui institue le « Service de la carte géologique de la France et des topographies souterraines ». Les premières cartes géologiques remontent à 1664 (l'Abbé Coulon) et 1746 (Jean-Étienne Guettard). Le Corps des Mines a été chargé de l'établissement de cartes géologiques dès 1794. Jean-Baptiste Julien d'Omalius d'Halloy esquisse la carte géologique du Bassin de Paris et ses environs en 1816 (carte à l'échelle 1/800 000). Armand Dufrénoy et Léonce Élie de Beaumont, tous deux ingénieurs des Mines, sont chargés du lever de la première carte géologique de France en 1841 (carte à l'échelle 1/500 000).

Le décret du 1 octobre 1868 établi par Napoléon III à Biarritz, précise que la carte géologique sera exécutée aux frais de l'État, entérinant ainsi la nécessité de centraliser la cartographie géologique de la France, au moins au niveau de la coordination des levers et de l'édition. Sous l'autorité de ce Service, sera réalisé le lever de la carte géologique au 1/80 000 qui s'est achevée en 1925, près de 50 ans plus tard, par la réalisation de 268 cartes. Il s'est néanmoins poursuivi jusqu'en 1971, du fait de rééditions successives (600 feuilles éditées), alors qu'avait débuté dès 1913 un second programme de reconnaissance géologique de la France à 1/50 000. Ce nouveau programme de cartographie comprend 1 060 cartes pour la France métropolitaine. La première feuille est publiée en 1925, et 148 cartes étaient éditées en 1967 lorsque le décret du 22 décembre 1967 confie au BRGM la mission de dresser la carte géologique de France. L'article 1 mentionne en effet la carte géologique « pour mettre les connaissances du sous-sol sous une forme adaptée aux besoins des usagers » et l'article 2 confie au BRGM « l'animation, la coordination et l'exécution des travaux nécessaires à l'établissement de la carte géologique générale », ainsi que « l'édition, l'impression et la diffusion des cartes et de tous les textes explicatifs ».

Ce programme de cartographie a aussi conduit à la publication de plusieurs synthèses au 1/1 000 000 (plusieurs éditions de la carte de la France : 1889, 1905, 1933, 1955, 1968, 1996, 2003) et au 1/250 000 (couverture incomplète). Diffusée actuellement à plus de 25 000 exemplaires par an, la carte géologique de la France constitue le réceptacle de l'essentiel de la connaissance géologique du territoire et permet la gestion des risques, des pollutions, des ressources en eau, les grands aménagements... La cartographique géologique traditionnelle s'est progressivement enrichie des données de forages superficiels et pétroliers, de données sismiques et de géophysique aéroportée. Elle permet aujourd'hui au BRGM d'offrir une représentation géométrique 3D du sous-sol de la France comportant des paramètres physiques et chimiques.

Scanné et vectorisé depuis l'an 2000, le fond géologique à l'échelle 1/50 000 a fait l'objet d'une harmonisation nationale et est mis à disposition gratuitement sur InfoTerre.

Les grandes découvertes du BRGM : les gisements dans le monde

Brgm discover fr.jpg
Nom du gisementPaysSubstancesTypologie du gisementPartenaires de la découverteDates des découvertes

Les gros gisements, dits de classe A

AhafoGhanaAuShear zone aurifèreGencor > Normandy-LaSource1994
AkonolingaCameroun1 % TiO (Rutile)Placer
Hajar GuemassaMaroc8 % Zn - 2 à 3 % Pb - 0,4 à 0,6 % Cu - 60 g/t Ag

7 % Zn - 2 % Pb - 0,5 % Cu
Amas sulfuréService géologique Marococtobre 1984
MabouniéGabon24 % PO - 1,8 % NbO - Ce, Zr, TiCarbonatiteannées 1950
Mont NimbaGuinée67 % FeBIF
Minas CongaPérouAu - CuPorphyre
Neves CorvoPortugal8 % Cu - 1,4 % Zn

13,6 % Cu - 2,4 % Sn - 1,3 % Zn 5,5 % Zn - 1 % Pb - 0,5 % Cu
Amas sulfuré1977
Yanacocha DistrictPérou0,9g/t AuEpithermaldécouverte et première exploration en 1981 mais découverte du gisement d'or en 1983

Les gisements, dits de classe B

AkyemGhanaAuShear zone aurifèreGencor > Normandy-LaSource1999
BougrineTunisie9,8 % Zn - 2,3 % Pb

10,8 % Zn - 2,2 % Pb
MVT PéridiapiriqueOffice national des mines de Tunisieentre 1979 et 1984
ChessyFrance8,4 % Zn - 2,7 % Cu - 13 % BaAmas sulfuré
CouleuvreFranceAttapulgite
FumadeFrance1,1 % WOSkarn
Grevet Gonzague LangloisCanada8,41 % Zn - 0,46 % Cu - 37 g/t Ag - 0,1 g/t AuAmas sulfuré1989
Hassaï District d'AriabSoudan11,4 g/t Au - Cu, Zn

10,4 g/t Au
Amas sulfuré avec enrichissement supergèneGeological Survey of Sudan, TOTAL Compagnie Minièreentre 1977-1980
ItyCôte d'Ivoire16,3 g/t AuMVT1957
JabaliYémen8,7 % Zn - 1,2 % Pb - 68 g/t AgMVTYOMINCO1980
KhnaiguiyahRoyaume d'Arabie saoudite15,1 % Zn - 0,8 % Cu

7,41 % Zn - 0,82 % Cu
Amas sulfuré
KribiCameroun2 g/t AuAmas sulfuréSefercam
Lero-FayalalaGuinée4 g/t Au
LouloMali3,04 g/t Au
N'GueredonkeGuinée10,5 % TiO
SalauFrance1,21 % WO

2 % WO
Skarn
Noailhac - Saint-SalvyFrance11,5 % Zn - Ge, AgFilon mésothermalSMM Penarroya (SMMP)entre 1965 et 1968
Tambo Grande District 1Pérou1,6 % Cu - 1,1 % Zn - 0,6 g/t Au - 27 g/t AgAmas sulfuré
Tambo Grande District 3Pérou1 % Cu - 1,4 % Zn - 0,8 g/t Au - 25 g/t AgAmas sulfuré
TasiastMauritanie1,36 g/t Au
Yaou DorlinGuyane2 g/t Au
ZalimRoyaume d'Arabie saoudite2 g/t AuShear zoneDMMR

Les petits gisements, dits de classe C

Al HajarRoyaume d'Arabie saoudite2,6 g/t Au - 38 g/t AgAmas sulfuré avec enrichissement supergène
AngoviaCôte d'Ivoire4 g/t Au1989
CiawitaliIndonésie
DikulushiRépublique démocratique du Congo11,48 % Cu - 400 g/t Ag

8,59 % Cu - 266 g/t Ag
Type Kupferschiefer
Jabal SayidRoyaume d'Arabie saoudite2,3 % Cu - 0,3 g/t Au - 10 g/t AgAmas sulfuréannées 1970
Le BourneixFranceAu - AgFilon aurifèreentre 1961 et 1966
Les BrouzilsFrance6,7 % SbFilonien
MezosFranceLignite
Shila Paula DistrictPérou
Shila MinePérouAu - AgEpithermal

Les très petits gisements ou indice, dits de classe D

MwabviMalawiCharbonGeological Survey Department Malawi

Les alliances

L'alliance ANCRE

L'alliance ALLENVI

Le BRGM a signé l'Alliance pour l'environnement le 9 février 2010. Cette alliance réunit 11 autres acteurs scientifiques français : le CNRS, le CEA, le CEMAGREF, le CIRAD, le CPU, l'INRA, l'IFREMER, l'IRD, le LCPC, Météo-France et le MNHN. Ce projet est une conséquence du Grenelle Environnement et du Grenelle de la mer dont le but principal est d'interconnecter les différents travaux de recherche menés indépendamment depuis plusieurs années par chaque organisme, sur les problématiques environnementales. Cette synergie d'expertises, sous la tutelle du ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche (MESR), établit des programmes d'actions communes en matière de solutions environnementales en réponse au changement climatique. Le BRGM s'inscrit dans ce projet comme le spécialiste de l'érosion marine de par son savoir-faire sur l'étude du comportement des roches, des massifs rocheux, des côtes et notamment de l'évolution du trait de côte ; mais aussi comme un spécialiste en hydrogéologie sur le phénomène d'étude du biseau salé pour connaître le niveau de pénétration des eaux de mer vers les eaux douces et répondre aux problèmes futurs de l'alimentation en eau potable.

Éditions

Autrefois intégrées au service de la documentation, les éditions du BRGM deviennent un corps à part entière en 1969. Le fonds, plus de 2500 ouvrages, regroupe pour l'essentiel des œuvres scientifiques spécialisées, des cartes géologiques, des guides, des bandes dessinées, et des CD-Rom, relatifs aux sciences de la Terre. Le fonds est à la fois destiné aux experts, aux chercheurs, aux ingénieurs, aux professionnels, aux universitaires et aux particuliers.

À l'occasion du cinquantenaire de l'établissement, l'atlas La France sous nos pieds a été publié. Sa réalisation est le fruit d'une œuvre collective qui a nécessité la collaboration de 53 experts et chercheurs du BRGM. Destiné à tous les publics, il permet de comprendre quels sont les enjeux de demain en matière d'environnement à travers 50 géocartes, de l'histoire aux applications.

Le prix Dolomieu

Créé en 1998 par le BRGM, en partenariat avec l'Institut français de l'Académie des sciences (Paris), le prix Dolomieu, du nom du géologue Déodat Gratet de Dolomieu, décerné annuellement, récompense des chercheurs ou ingénieurs européens dans les domaines des mathématiques, de la physique, de la mécanique, de l'informatique et des sciences de la Terre.

Les lauréats Dolomieu

Les lauréats du prix depuis 1999 sont :

  • 1999 : Jean-Maurice Cases, directeur de recherche au Centre national de la recherche scientifique du laboratoire environnement et minéralurgie, École nationale supérieure de géologie de Nancy - physico-chimie des géomatériaux, électrochimie
  • 2001 : Vincent Courtillot, professeur de géophysique au département des sciences physiques de la Terre à l'université Diderot à Paris et à l'Institut universitaire de France - géologie, géophysique, paléomagnétisme
  • 2003 : Jean-Laurent Mallet, professeur à l'Institut national polytechnique de Lorraine et à l'École nationale supérieure de géologie de Nancy - géologie numérique, géomodélisation, géostatistique
  • 2004 : Jean-Claude Duplessy, directeur de recherche au Centre national de la recherche scientifique au laboratoire des sciences du climat et de l'environnement - paléo-océanographie
  • 2005 : Adolphe Nicolas, professeur émérite au laboratoire de tectonophysique de l'université de Montpellier 2 - géologie, tectonophysique
  • 2006 : Michel Treuil, professeur à l'Université Pierre-et-Marie-Curie à Paris - géochimie des éléments, géochimie quantitative
  • 2007 : Dominique Gibert, Professeur de Géophysique à l'université de Rennes 1 - géophysique appliquée
  • 2008 : Bernard Dupré, directeur de recherche au Centre national de la recherche scientifique à l'Observatoire Midi-Pyrénées à Toulouse - géodynamique chimique, géochimie
  • 2009 : Emmanuel Ledoux, directeur de recherche à l'École des Mines de Paris - géologie quantitative

Jurisprudence

Le BRGM a donné son nom à un « grand arrêt » du droit administratif, rendu le 21 décembre 1987 par la première chambre civile de la Cour de cassation française  : cet arrêt vise « le principe général du droit suivant lequel les biens des personnes publiques sont insaisissables », principe qui s'applique même aux EPIC (Établissement public à caractère industriel et commercial) et qui interdit de recourir aux voies d'exécution de droit privé à l'encontre de ces établissements.

Démêlés judiciaires au Pérou

En 1980, le BRGM découvre la mine d'or de Yanacocha au Pérou et s'associe à des entreprises locales et nord-américaines pour son exploitation. À l'issue d'un imbroglio juridique, le BRGM se trouve exproprié au profit de ses associés alors que les réserves du gisement découvert s'annoncent importantes.

Filiales et participations

Le BRGM a des filiales industrielles et des participations dans le domaine minier, et notamment :

  • près de 2 % du capital d'Eramet, via BRGM SA ;
  • 100 % du capital de CFG Services (géothermie, maintenance de centrales géothermiques et forage spécialisé) ;
  • 70 % du capital de Géothermie Bouillante SA (production d'électricité par géothermie à Bouillante, en Guadeloupe) ;
  • 51 % d'IRIS Instruments (appareils de mesures géophysiques, hydrogéologiques et géotechniques) ;
  • 33 % de Metso Minerals Cisa (appareils et systèmes de contrôle pour l'industrie minière).

Équivalents étrangers

  •  Allemagne : Bundesanstalt für Geowissenschaften und Rohstoffe (BGR)
  •  Arabie saoudite : Saudi Geological Survey
  •  États-Unis : United States Geological Survey (USGS)
  •  Royaume-Uni : British Geological Survey
  •  Canada : Natural Resources Canada
  •  Union européenne : EuroGeoSurveys