Ce terme a été utilisé à Dijon (Kéolis), Grenoble (Transdev) ou encore Amiens (Veolia Transport) pour désigner les lignes structurantes d'un réseau. La plupart des villes de plus de 200 000 habitants étant aujourd'hui en cours d'équipement en tramway, il a fallu pour les autres, et ce notamment afin de pallier les diminutions des subventions de l'Etat français aux transports en commun, chercher des solutions « innovantes » à moindre cout.
C'est ainsi qu'on a redécouvert les bienfaits des Bus Rapid Transit (BRT) d'Amérique du Nord et du Sud, composés principalement de lignes express d'autobus utilisant des voies réservées sur autoroute, aux États-Unis et au Canada, ou bien de larges voies, au Brésil et en Équateur.
Ce concept (en partie présent en France dès les années 1970 dans la conception de la ville nouvelle d'Évry, puis repris en 1990 avec le Trans-Val-de-Marne) eu du succès dans les années 2000. Actuellement un certain nombre de villes ont mis en place ou projettent ce système de transport, comme Rouen avec TEOR en lieu et place d'une seconde phase de tramway jugée trop couteuse, Nice en préfiguration de la seconde ligne, Nantes avec le Busway inauguré le 4 novembre 2006, et projeté également à Metz. Grenoble y réfléchit d'ailleurs pour sa ligne 1 mise en site propre en 1998 avec des couloirs bus latéraux et envisage de l'équiper de trolleybus bi-articulés. En Île-de-France, le plan de déplacement urbain a lancé le projet Mobilien qui a pour ambition de mettre en place un réseau structurant de près de 150 lignes.
Le CERTU a d'ailleurs profité de l'engouement français pour le BHNS pour publier en 2006 un ouvrage sur la question recensant ses principales caractéristiques décrites ci-après. Les nouveaux Bus à Haut Niveau de Service (BHNS), se rapprochent désormais plus des BRT (cf. articles) que des anciens couloirs bus utilisés par une multitude de lignes.
En effet Bus Rapid Transit (BRT) est désormais un terme donné à une multitude de systèmes de transport en commun qui doivent au moins regrouper les caractéristique suivantes :
- 70 % de l'infrastructure en site propre ;
- une à quatre lignes dédiées maximum sauf cas particulier (TransMilenio difficilement transposable en Europe compte tenu des gabarits nécessaires) ;
- des stations aménagées avec caisses automatiques incorporées ;
- des véhicules spécifiques guidés ou non ;
- une image différente du reste du système classique de transport bien qu'intégrée avec celui-ci.
L'objectif est, pour beaucoup de villes (Saint-Denis - Réunion - Saint-Denis par exemple), de tendre progressivement à ce mode de transport par des améliorations progressives des infrastructures :
- 70 % de l'infrastructure en site propre ;
- des fréquences et des horaires similaires à ceux d'un tramway (Curitiba) voire d'un métro (le TransMilenio à Bogota) ;
- des autobus à plancher bas dotés de portes à ouverture inversée (si quai central) voire des deux côtés ;
- de la vente de titre de transport en station, soit par distributeur automatique, soit par du personnel comme à Bogota.
Chaque BHNS varie d'une ville à l'autre mais beaucoup d'entre-eux partagent des critères similaires.