Généraliste opportuniste. Quasi-omnivore à tendance frugivore. Quelque 96 espèces de plantes figurent à son menu dans le PN de la Manu (sud du Pérou) : ses fruits favoris sont les figues et les graines des palmiers shapaja (Scheelea weberbaueri) consommées à longueur d’année. Durant la saison sèche en avril-juin, il se rabat sur les noix de palme du huicungo (Astrocaryum murumuru) et de mai à juillet il brise les noix de palme du pona (Iriartea ventricosa). Il consomme aussi le nectar des lianes combrétums (Combretum assimile) et d’arbre-corail (Erythrina ulei) en juillet-août puis du sapote (Quararibea cordata) en août-septembre. Ici, les arthropodes constituent 17% de son apport protéinique.
Dans le PN de Pacaya-Samiria (nord du Pérou), il consomme surtout les noix des palmiers aguaje (Mauritia flexuosa) - à longueur d’année - et shapaja (Scheelea cephalotes), en moindre quantité les noix du palmier chambira (Astrocaryum chambira), du palmier huicungo (Astrocaryum murumuru), du palmier cavaja (Mauritiella peruviana) et du palmier à échasses (Socratea exorrhiza), les fruits durs de l’ayahuma (Couroupita subsessilis), d’un machimango (Eschweilera sp.), du sachamangua (Grias peruviana) et d’un membrillo (Gustavia sp.), les fruits du mombin (Spondias mombin), du marirana (Coupea subcordata), d’un copalier (Copaifera sp.), d’un laurier (Ocotea sp.), de trois espèces d’inga (Inga spp.), d’un gnetum (Gnetum sp.), du charichuelo (Rheedia acuminata), d’un abuta (Abuta sp.), d’un matapalo (Coussapoa sp.), de trois espèces de figuier (Ficus spp.), d’une myrtacée (Calycorectes sp.), d’une passiflore (Passiflora sp.), du sapotillier (Manilkara zapota) et d’un poutérier (Pouteria sp.).
Au Brésil, il contribue de façon significative à la dispersion des graines du jatobá (Hymenaea courbaril) dont il éclate la gousse pour en consommer la pulpe sèche et celles du palmier patauá (Oenocarpus bataua).
Au sud de la Colombie, il a une préférence pour les gousses d’ingá (Inga sp.), les noix du palmier Attalea regia, les fruits de l’ukúyu (Macoubea witotorum) et ceux du guacure (Poraqueiba sericea) - il grappille ces derniers par dizaines sans vraiment les manger.
En Amazonie centrale, selon Marc van Roosmalen, les fruits du châtaignier du singe (Cariniana micrantha) constituent une ressource clé à la fin de la saison sèche, dont il casse la coque très dure en la frappant contre une branche plate.