Le diagnostic et le traitement des maladies les plus anciennes du domaine vétérinaire sont connus depuis longtemps. Ceux des maladies plus émergentes, comme par exemple les ehrlichioses en pays tempérés, restent plus difficiles.
En matière de maladies humaines liées aux germes transmis par les tiques, si des maladies comme l'encéphalite à tiques (dans la partie tempérée eurasiatique), ou les fièvres boutonneuses du grand bassin méditerranéen, ou encore la fièvre pourprée des Montagnes Rocheuses, ont un diagnostic et un traitement établis, pour nombre de maladies plus récentes les données sont beaucoup moins disponibles.
En zone tempérée, les maladies émergentes sont essentiellement dues à des bactéries (Pérez-Eid, 2004) : 6 rickettsioses, 1 ehrlichiose, 1 anaplasmose, 1 spirochétose (borréliose de Lyme).
Le diagnostic biologique courant des rickettsioses humaines est actuellement essentiellement sérologique, la méthode la plus recommandée étant la micro-immunofluorescence (les anticorps sont détectables 1 à 2 semaines après le début de la maladie).
En raison d'une fréquence peu élevée des cas d'ehrlichiose et anaplasmose humaines en France, le diagnostic n'est effectué que par le Centre national de référence des rickettsies.
Dans le cas de la borréliose de Lyme, le diagnostic doit être surtout clinique, guidé par un interrogatoire où doit entrer la notion d'exposition aux tiques, les tests biologiques sérologiques, essentiellement les tests ELISA, ne devant venir qu'en appui du diagnostic clinique la sensibilité et la spécificité des kits commercialisés variant beaucoup (l'immunofluorescence indirecte pose de nombreux problèmes de reproductibilité et de choix de critères de positivité).
La reconnaissance des symptômes de la Lyme, qui peuvent apparaître parfois des mois après une piqûre de tique, reste difficile en l'absence du signe pathognomique de la maladie, qui est l'érythème de plus de 5 cm, essentiellement autour du point de piqûre (lequel manquerait dans 1/3 des cas, ou serait passé inaperçu du malade). Les médecins peuvent toujours s'informer auprès du centre de référence des borrélies, à l'Institut Pasteur à Paris pour la France.
Le diagnostic posé, un traitement adapté doit être prescrit, le traitement antibiotique est bien établi dans le cas de la maladie de Lyme, très efficient au début de la maladie, mais de moins en moins avec le temps.