Mons (Var)

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Introduction

Mons (Mouns en provençal selon la norme mistralienne) est une commune française, située dans le département du Var et la région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Géographie

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Village perché, construit sur un énorme rocher, village fortifié, village de caractère et de caractères (de montagnards vivant en autarcie), le village de Mons offre un panorama grandiose sur la Mer Méditerranée, les Iles de Lérins, les Maures et par temps clair, on peut apercevoir la Corse.

C'est un village tranquille et accueillant avec ses rues pittoresques, ses maisons robustes bâties en pierres du pays. De la place Saint-Sébastien s'offre un panorama exceptionnel quel que soir le temps et, une table d'orientation vous aidera à rectifier vos connaissances géographiques locales.

Le territoire d'une superficie de 7 663 ha s'étage du confluent de la Siagne et de la Siagnole à 241 m jusqu'au plus haut sommet du Var, la Montagne de Lachens à 1 715 m. Le village est à 814 mètres d'altitude. Il se trouve à la limite supérieure de culture des oliviers sur la moindre terrasse retenue par des restanques ou faïsses, en pleine région de truffes et de miel.

Les gorges de la Siagnole avec ses moulins, ses grottes, sont magnifiques, chargées d'histoire, et propices à la randonnée, les baignades en eau fraîche, la pêche ou au Canyoning.

Histoire

  • Les hommes y sont présents depuis la préhistoire, comme en témoignent de nombreux dolmens ou autres formes de tombes .

  • La première implantation connue s'appelait Avaye.

  • Vers le milieu du Ier siècle après JC, les Romains construisent un aqueduc de 41.567 m qui permet de conduire l'eau des sources de la Siagnole à Fréjus. Il est toujours en fonction dansson trajet sur la commune de Mons.

  • La première mention de Mons est retrouvée dans le Cartulaire de Lerins, qui mentionne un 'Fulco de Mons' (1026-1066) qui paye l'albergue et la cavalcade (1249-1252)

  • A la suite de plusieurs épidémies, surtout de peste, de catastrophes naturelles (hiver rigoureux), la population est décimée et , à plusieurs reprises, il faut faire appel à des étrangers de l'arrière pays génois les « Figouns », qui conservent leur dialecte le figoun. Ainsi au milieu du XVe siècle, Antoine de Villeneuve doit à nouveau inviter une quarantaine de familles à venir à Mons. Escragnolles fait de même.

  • 1227 : tremblement de terre de Provence

  • 1260 : premier acte d'habitation,

  • 1348 : épidémie de peste : Avaye-Villevieille abandonné,

  • 1364 : famine,

  • 1391 : sac de Callian par Raymond de Turenne (une des causes possibles du dépeuplement de Mons)

  • 1392-4: épidémie de peste,

  • 1448 : tremblement de terre nord-méditerranéen,

  • 1468 : acte d'habitation ou transaction entre Antoine de Villeneuve et ses villageois, leur accordant des droits nouveaux.

  • 1481 : la Provence est rattachée à la France,

  • 1532 : arrêté municipal interdisant aux hommes et aux femmes de s'embrasser en balant (dansant) !

  • 1572 : Massacre de la Saint-Barthélemy : le comte de Carcès refuse de l'exécuter, Mons se range derrière lui (carcistes) et les Razats (rasés) derrière les Arcs, d'où la suite :

  • en 1590 , le 15 Novembre, le Duc Charles-Emmanuel Ier de Savoie, bon catholique, briguant la Provence, poussé par vengeance par Henri de Villeneuve, dit le Cruel, réussit l'exploit de faire monter ses canons jusqu'à Mons, commence le siège du village fortifié, au 5ème jour plusieurs, les femmes le défendent en envoyant des ruches (bruscs) sur les assiégeants et, faute de terre, réparent les brèches avec des matelas de feuilles et de foin. Au 11ème jour les Savoyards pénètrent dans la cité ...une vingtaine d'assiégés furent pendus, et Mons condamné à une amende de 20.000 écus .

  • 1613 : neige abondante,

  • 1629 : peste,

  • 1644 : tremblement de terre Nice-Marseille,

  • 1685 : arrêté municipal interdisant l'achat d'olives (pour éviter les vols sur l'arbre).

  • 1709 : hiver redoutable : les oliviers meurent,

  • 1720 : peste de Marseille,

  • 1744 : maladie du clou (chèvres),

  • 1753 : (sècheresse) arrêté municipal interdisant de prendre de l'eau pour laver, pour bâtir ou fabriquer des chapeaux !

  • 1755 : froid intense,

  • 1762 : grêle dévastatrice,

  • 1767 : affermage des moulins communaux, épidémie de tuberculose,

  • 1770 : plantation d'ormes sur la place saint-Sébastien (voir Sébastien (saint)).

  • 1788 : hiver rigoureux : les oliviers gèlent,

  • 1813 : le préfet visite la grotte de la Combrière.

  • 1835 : séparation Tanneron-Callian

  • 1843 : la commune achète du poison contre les loups.

  • 1855 : chômage important,

  • 1860 : création du département des Alpes-Maritimes avec remodelage du département du Var,

  • 1954 : hiver rigoureux.

  • La réputation de travailleurs de ses habitants leur avait valu en 1835 le surnom de Chinois de la Provence .

  • En 1970, la création du camp de Canjuers ampute la cité de Mons des territoires de Saint-Marcellin (le blé de Saint-Marcellin était renommé), du Villars et d'une partie des monts du Malay.

Le Figoun et les Figouns

Les Figouns de Mons furent accueillis (contre franchises à payer en retour) en deux périodes  : 1260 et 1468 : ils provenaient principalement de la région de Vintimille (Vallée de la Nervia, de Pigna). En bons maçons, ils participèrent largement à l'édification de la ville et de ses remparts. C'est à leur époque que l'olivier fur introduit dans la région. Ils sont souvent liés à la culture, au commerce et à la préparation des figues (frigoule ou frigoure), d'où leur appellation.

Le Figoun est un mélange non structuré de ligure, de gènois, et de provençal, comme on en retrouve en Corse, ou à Escragnolles, Monaco, Mouans-Sartoux, Biot et même Gibraltar. Les patronymes Bosio, Brosco, Bruzon, Canille, Chappory, Chiappe, Chichon, Durante, Galliano, Machiavello, Massa, Monteverde, Olivero, Parody, Passano, Pisarello, Poggio, Porro, Restano, Risso, Sanguinetti, Traverso, y sont très répandus. Certains monsois s'en servent encore quand ils ne veulent pas être compris par les estrangers !

L'abbé Jean-Pierre Papon (1780) rapporte un des premiers témoignages de ce dialecte : "on croit que c'est l'idiôme des Sarrasins:on se trompe, c'est l'ancien oasis de Gênes". Il fut utilisé jusqu'à la fin du XIX et a laissé très peu de traces écrites.

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En 2007, dans les archives du château de Beauregard, on retrouve une dizaine des feuillets manuscrits anciens, mais impossibles à dater, portant traduction de ce qui semble être des termes de figoun.

Traditions

  • Sainte-Maxime est la 'sainte patronne' de Mons,

  • Février, 1er week-end : Sainte Agathe, fête des femmes,

  • juin : messe à la chapelle de Saint Marcellin (camp de Canjuers),

  • Juin,15 : fête du Patrimoine,

  • Juin, 29 : Chapelle Saint Pierre à Riens = petit roumavagi (pour voyage à Rome)

  • Août, 15 : fête patronale de Notre-Dame.

Résistance

  • les maquis du Malaye : Maquis Vallier, FTP, section Atterrissages-Parachutages S.A.P.) du camp Lafayette...

Blasonnement

Blason ville fr Mons (83).svgLes armoiries de Mons se blasonnent ainsi :

De gueules au monton d'argent paissant sur une terrasse de sinople, au chef cousu d'azur chargé de trois étoiles d'or.

Administration

Maires de Mons

  • 1789-1791 : Augier Jean-Honoré
  • 1791-1791 : Sardou Claude
  • 1791-1792 : Porre Joseph, Marcellin
  • 1792-1795 : Morlan Honoré
  • 1795-1797 : Castelly Pierre,Jean
  • 1797-1798 : Pelacy Pierre
  • 1798-1799 : Porre Joseph
  • 1799-1800 : Pélacy Jacques
  • 1800-1810 : Jourdan Antoine, André
  • 1810-1815 : De Villeneuve-Beauregard Jean-Baptiste
  • 1815-1815 : Porre Joseph
  • 1815-1820 : Pélacy Pierre
  • 1820-1821 : Bertou Jacques, Alexandre, Ignace
  • 1821-1826 : Porre Jean-Joseph
  • 1826-1831 : Jourdan Raymond
  • 1831-1838 : Porre Jean, André, Marcellin
  • 1838-1846 : Rossel Pierre-Joseph
  • 1846-1848 : Rossel Joseph
  • 1848-1849 : Gras Pierre, Joseph
  • 1849-1851 : Bertou Jean-Honoré
  • 1851-1860 : Rossel Joseph
  • 1860-1866 : Castelly Antoine
  • 1866-1871 : Paul Jean-Antoine
  • 1871-1878 : Jourdan Jean, André, Joseph
  • 1878-1884 : Mireur Antoine, Alban
  • 1884-1896 : Pélissier Pierre, Louis
  • 1896-1904 : Porre Antoine, Auguste
  • 1904-1908 : Porre Pierre
  • 1908-1910 : Jourdan Joseph
  • 1910-1928 : Jourdan Théophile
  • 1928-1929 : Carlevan Joseph
  • 1929-1936 : Bertou Pierre
  • 1936-1944 : Jourdan-Barry Raymond
  • 1944-1948 : Pélassy Louis
  • 1948-1953 : Porre Charles
  • 1953-1971 : Valente Alexandre
  • 1971-1977 : Audibert Ernest
  • 1977-1983 : Valente Alexandre
  • 1983-2000 : Rolland Alfred
  • 2001-2008 : Pélassy Roger
  • 2008-____ : Éliane Feraud

Démographie

Les habitants de Mons se nomment les Moussencs.

1698172817651806181718211836183818411846185118561861186618721876188118841886189118961898
8499489351021104110781120109910949471029102997597310051000829889866852769764
19001905191019131920193619461962196819751982199019992007
764773703731500450350204226239291459671863

Curés de Mons

  • 1673-1705 : Anglési Laugier
  • 1705-1713 : Jordany
  • 1705-1707 : Rossel
  • 1710-1713 : Jourdan
  • 1713-1736 : Raynaud
  • 1728-1734 : Pélassy
  • 1746-1782 : Jordany
  • 1750-1755 : Pélissier
  • 1782-1825 : Pélacy
  • 1838-1846 : Rebuffel François
  • 1868-1881 : Jean Rebuffel
  • 1884-1891 : Martel

Jumelages, parainages

  • Gurbesti, Roumanie, village adopté.
  • Mons parraine depuis 2001 le remorqueur côtier 'Buffle' de la Marine Nationale et ceci, afin de remémorer le temps où les Monsois entretenaient un feu en face de l 'Eglise Notre-Dame de la pitié afin de servir d'amer aux bateaux entrant dans le port de Saint-Raphaël de nuit ou par mauvais temps.

Patrimoine bâti

Préhistoire

Néolithique, Chalcolithique : Castrum, Dolmens, Habitats fortifiés, Tumulus, Tombes en Bloc, Grottes sépulchrales.

Les Habitats fortifiés

Habitat fortifié de pente du Villard (Canjuers).

Habitat fortifié de Roubiès.

Enclos d'Esclapon.

Dolmens (Chalcolithique) et autre tombes collectives

Toujours ouvertes vers le couchant, parfois à double chambre (cella), la première pour les dépouilles récentes, la seconde pour les 'réductions'. Les deux sont précédées d'une antichambre. Le nombre des dents retrouvées sur place permet d'évaluer le nombre de sépultures.

Dolmen de la Brainée.

Dolmen de la Colle.

Dolmen de la Colle Roussel.

Dolmen des Collets.

Dolmen de Peygros.

Dolmen de Riens ou de Saint-Pirrre.

Dolmen de Saint-Marcellin (Canjuers.

Dolmen de Saint-Jean de Barrosse.

Tholos des Pounches.

Tumulus de Saint-Marcellin (Canjuers).

Tombe en blocs de Peygros.

Époque romaine et gauloise : Abreuvoir ou ?? (Campestres).

L'âge Celbano

Mons fait partie de cette circonscription dépendant de l'Abbaye de Saint-Victor de Marseille.

Aqueduc romain de Mons à Fréjus

L'aqueduc romain de Mons à Fréjus : les sources vauclusiennes du Neissoun et sa partie initiale : site classé Monument historique (France)

À gauche : la grotte dite du Neissoun, au centre : les différentes résurgences vauclusiennes, à droite : la capture moderne dite cage aux lions.

Exutoire de la grotte du Neissoun.

Intérieur de la grotte du Neissoun.

Intérieur de la grotte du Neissoun.

Capture moderne dite la 'Cage aux lions'.

Intérieur.

Barrage romain ré-utilisé, puits radier submersible.

Intérieur de l'aqudeduc romain avec ses parois concrétionnées.

Le canal moderne des 'sources nouvelles'.

Abouchement de la source Laugier.

L'aqueduc romain à la Roche-Taillée ou Roquetaillade, site classé Monument historique (France)

Site de la Roche-Taillée à Mons dominant le cours de la Siagnole franchi par l'aqueduc romain (I.M.H.)et le canal moderne dit Jourdan

Le premier état de la Roche-Taillée (effondré)

Intérieur de l'aqueduc très peu concretionné car peu utilisé

Roche Taillée : effondrement : segment aval

Roche Taillée, 2ème état (encore en service)

Roche-Taillée : Séparation des deux états.

Roche-Taillée : Cicatrices de taille de la pierre à l' escoube (polka).

L'aqueduc romain de Mons à Fréjus dans le domaine de San-Peyre

Intérieur de l'aqueduc à l'approche d'un regard (puteus luminae).

Regard (puteus luminae).

réfection récente d'une voûte effondrée.

Transition vers le Moyen-Age

les Castrum

Castrum de Villevieille-Esclapon.

Castrum de Villevieille-Esclapon.

le castrum de Saint-Laurent, symétrique de Villevieille.

Post-Médiéval

Architecture religieuse

Église Paroissiale Notre-Dame(XIIIe roman haut provençal)et son triptyque monumental.

Chapelle Saint-Sébastien, fin XVIe (ou des Pénitents), actuellement la Mairie !

Messe annuelle à la chapelle de Saint-Marcellin (romane, avec abside en cul de four) (Canjuers).

Chapelle Notre-Dame de la Pitié, début XVIIe, rétable ne bois doré.

Chapelle de Saint-Pierre à de Riens.

Oratoire de Saint-Pierre ou de Riens.

Chapelle Saint-Roch.

Chapelle de San-Peyre (la ferme du château de Beauregard = privé).

Chapelle rustique de Sainte-Roseline, caveau des Villeneuve-Beauregard = privé.

Châteaux

Le château primitif du XIII

Porte avec pierres taillées d'emprunt.

Porte avec pierres taillées d'emprunt.

Porte avec pierres taillées d'emprunt.

Porte élargie pour laisser passer les mulets ou les anes avec leur bât

Portes basses.

Fenêtre avec pierres taillées d'emprunt.

Fenêtre avec pierres taillées d'emprunt.

Fenêtre avec pierres taillées d'emprunt.

Les autres châteaux

Château de Beauregard.

Château de Bourrigaille (XIXe).]

Château Moderne.

Château de Saint-Marcellin (Canjuers).

thumb|center| Château d'Esclapon-bas.

Château de la Lubi.

Il existe en rive droite de la Siagne, entre la Siagne de la Pare et le Miron, en face du bois des Malines, un lieu dit 'château de l'enfer' où on retrouve quelques pierres perchées en haut d'un piton rocheux. On ne dispose cependant d'aucune information à son sujet.

Infrastructures

Aqueduc de Riens ou de Saint-Pierre (XVI)

Aqueduc de Riens.

Aqueduc de Riens.

Aqueduc de Riens sous la neige.

Aqueduc des Ferrages (XVI)

Aqueduc des Ferrages.

Aqueduc des Ferrages.

Bassin satellite de l'aqueduc des Ferrages.

Aqueduc de Beauregard (XVI)

Aqueduc du château de Beauregard.

Aqueduc du château de Beauregard.

Aqueduc du château de Beauregard : conduit moderne intérieur

Petit aqueduc du château de la Lubi (XVI)

Aqueduc du château de la Lubi : canal d'alimentation.

Aqueduc du château de la Lubi : regard de visite.

Aqueduc du château de la Lubi : bassin couvert de réception.

Passé récent

Infrastructures

Sources, fontaines et lavoirs

Fontaine de la Place du Centre.

Fontaine Dei pu luenchco Fouan (XVIIIe).

Fontaine place Saint-Sébastien (XVIIIe).

Fontaine initiale du château.

Fontaine dite du château.

La plu louan Fouan (Fontaine des Ferrages).

Fontane-Lavoir des Ferrages, réservée aux malages.

Fontaine-lavoir des Gombauds.

Source de Saint-Jean-de-Barrosse : la dernière à couler.

Lavoir de Saint-Jean-de-Barrosse.

Lavoir de Valbouissole.

Fontaine du château de Bourrigaille.

Fontaine de la ferme du Villard (Canjuers.

Source de Saint-Marcellin (Canjuers).

les Ponts

Culée du pont-aqueduc romain, sur la Siagnole, aux souces du Neissoun.

Pont dit de Mons sur la Siagne, ancien chemin de Saint-Cézaire à Mons.

Pont à double tablier des Moulins sur la Siagnole : 1er = 1655, 2e = 1856.

Pont de l'Oulo, sur le Fil.

Pont suspendu de St-Pierre de Frigole juste avant le moulin à plâtre de Fayence.

Pont de Mabille, sur le Fil.

La pierre sèche  : Cabanes (Bories), Cabanons, Apiés, Puits couverts,

Cabane et enclos de Valbouissole.

Cabane des Hautes-Campestres, avec une date gravée : 1893.

Magnifique cabane à l'est de Mons.

Haut-Mons : Enclos carré (9 x 9m) , avec cabane et apié (6 loges).

Cabane-abri dans le coin sud-est de l'enclos.

Apiè à 6 loges dans le mur est de l'enclos contigu avec la cabane.

thumb|center| Cabane des Ferrages.

Cabane de la Bliauge, la plus haute du Var : 1228 m.

Cabane des Louquiers, 1092 m.

Cabane engloutie par la végétation (2).

Haut-Mons :Porte de la cabane isolée (3).

Grande cabane écroulée (Hauts de Mons).

Agachon (affût) des Blaquières.

Haut-Mons : Petit cabanon en forme de cabane.

Haut-Mons : Grande cabane ressemblant à un cabanon.

Puits de Frigoure, dit 'romain'.

Puits de Frigoure.

Puits de Frigoure.

Puits couvert des Plaines.

Puits couvert des Campestres.

Recavade des Louquiers (restanque-barrage).

Puits couvert, en pierre sèche sur une faille humide, et restes de poteries anciennes.

Petit puits couvert.

Aven sous restanque aménagé en aiguier-citerne.

Four à chaux proche de l'aqueduc romain.

Four à chaux proche de l'aqueduc romain.

Cabane de charbonnier sur le fil.

Cabanon et sa citerne accolélée (Les Graïs).

Bergerie des Blaquières.

Bergerie de Bliauge.

Graïssier (séchoir à figues).

Lèque ou piège à lapin amenagé dans une restanque.

Pierre centrale d'aire de battage.

Trou au bas d'une berge (restanque), caché par du lierre

Même trou debouchant sur une salle naturelle où 10 hommes (ou 1000 bouteilles) peuvent tenir debout.

Sortie de la cave naturelle, vraisemblablement habitée, et pas uniquement par des animaux...

Les Tours-Pigeonnier

Tour-Pigeonnier de San-Peyre.

Tour-Pigeonnier de Bourigaille.

Pigeonnier du château d'Esclapon-bas.

Moulins, usines et barrages

ancien moulin communal de Mons (Blé, olives, foulon)

ancien moulin communal de Mons (Blé, olives, foulon)

moulin communal à blé : mécanisme de transmission avec dents en bois

Moulin à huile.

Moulin à farine.

Barrage de capture sur la Siagnole, en période sèche.

Barrage de capture sur la Siagnole, après la pluie.

ancien moulin à cuillère sur le Fil (Esclapon).

ancien barrage effondré, sur le Fil (Esclapon).

Époque Moderne

La conduite moderne de doublement de l'aqueduc romain dite canal Jourdan (1894)

le canal Jourdan dans la paroi de la Roche-Taillée.

le canal engravé dans la roche

canal Jourdan : travaux à la Gigeade (zone très instable).

Tunnel du canal Jourdan à San-Peyre : porte d'accès

Tunnel du canal Jourdan à San-Peyre.

Tunnel du canal Jourdan : graphiti d'un ouvrier d'entretien.

Tunnel du canal Jourdan : regard.

Tunnel du canal Jourdan : refuge-repos.

Tunnel du canal Jourdan : sortie.

Patrimoine naturel

Grottes et Canyons

Grottes, avens, réseaux, avens failles, résurgences (près de 150)

Ajustadous, Canebières, Combriere, Esclapon, Peintures, Pestiférés, Peygros, Tranchée ...

Grotte de la Combrière (Pèlerinages)

Grotte des Peintures

Grotte des Pestiférés

Grotte d' Esclapon

Grotte des Canebières

Grotte de Baume Caude

C'est dans la grotte des Mouches, sur le fil que s'étaient réfugié les déserteurs de la guerre de 1914-1918.

Pertes et résurgences

Elles sont trop nombreuses pour être toutes énumérées

  • en ville : perte du Vallon rouge dans le premier virage vers le col de Val Ferrière,
  • sur le fil :
  • il existe au moins trois sources notables en amont du Neissoun, mais insuffisantes pour approvisionner l'aqueduc.
  • lieu-dit 'les pertes du fil' au nord du village au niveau de la Tuilerie,signalé sur la carte IGN,
  • il est fréquent que le Fil coule au-dessous du pont des Veynes, mais reste sec au niveau du Neissoun,
  • les chasseurs parlent d'une perte qui nécessite un débit suffisant, sans doute pour amorcer un siphon.
  • sur la Siagnole :
  • la Siagnole disparait par endroits pour réapparaître plusieurs centaines de mètres plus loin, une centaine de mètres en amont du confluent avec la Siagne.
  • Les résurgences sont très nombreuses, parfois volumineuses (trou du Boeuf) : on les reconnaît à la différence de température de l'eau.

Faune, Flore, Chasse, Pêche, Protection de la Nature, Natura 2000

La démarche Natura 2000

  • Suite au constat inquiétant d’une biodiversité en régression voire en disparition au niveau planétaire, l’Union Européenne a décidé d’enrayer le processus. La démarche Natura 2000 consiste à favoriser, sur les sites éligibles, le maintien de la biodiversité tout en tenant compte des exigences socio-économiques dans une logique de développement durable.

Ainsi, l’Union Européenne a été amenée à adopter deux directives : l’une en avril 1979 concerne les oiseaux, l’autre en mai 1992 concerne certains habitats naturels, pour donner aux États membres un cadre commun d’intervention en faveur de la préservation des milieux naturels et des espèces.

  • La directive Habitats du 21 mai 1992, dite directive 92/43/C.E.E. dont relève le site FR 9301574 " Gorges de Siagne ", prévoit la conservation des habitats de la faune et de la flore sauvages. Elle est inspirée de la Convention de Berne de 1989 relative à la conservation de la vie sauvage et des milieux naturels en Europe. En application, elle prévoit la création d’un réseau écologique européen de Zones Spéciales de Conservation (ZSC).
  • Cette directive s'appuie sur 6 annexes et particulièrement sur l'annexe II "espèces faisant l'objet de mesures de conservation" et l'annexe IV "espèces faisant l'objet de mesures de protection strictes".
  • La France recèle de nombreux milieux naturels et espèces qui relèvent de cette directive et qui ont fait l’objet d’un recensement mené sous l’égide du Museum National d’Histoire Naturelle. A partir de ce recensement, la directive a conduit à la création d’un réseau Natura 2000 en 2006 qui reprend les objectifs fixés par la Convention sur la diversité biologique adoptée lors du « Sommet de la Terre » à Rio de Janeiro en 1992 et ratifiée par la France en 1996.
  • Natura 2000 a pour objectif de maintenir la diversité biologique, tout en respectant les activités humaines. Concrètement, la démarche Natura 2000 ne consiste pas à créer des sanctuaires de nature mais à assurer la conservation ou le rétablissement d’espèces et d’espaces naturels reconnus d’intérêt communautaire par la mise en œuvre d’un développement durable conciliant exigences écologiques et exigences économiques, culturelles et sociales. Aussi, la directive habitats se veut être une directive de gestion à partir d’une approche contractuelle privilégiant la concertation avec tous les interlocuteurs concernés.

Le site FR 93 01574-2005 "Gorges de Siagne"

S’étend des sources du fleuve à Escragnolles à Auribeau-sur-Siagne sur une superficie d’environ 5300 ha. Au titre de la directive européenne 92/43/C.E.E. dite « Habitats », ce site a été retenu notamment en raison de son complexe de gorges parfois très profondes constituant une zone d’accueil pour de nombreuses espèces. La combinaison de facteurs climatiques et géologiques a permis à la Haute Siagne de conserver son caractère sauvage. Située à un carrefour associant climats montagnard et méditerranéen et substrats calcaire et cristallin, elle se caractérise par une grande diversité biologique pour la région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

On distingue six grands types de milieux naturels sur le territoire de la Haute Siagne :

  • Les milieux souterrains (grottes et cavités)
  • Les milieux saxicoles (falaises et éboulis)
  • Les milieux aquatiques (Siagne, Siagnole, Siagne de la Pare, et leurs sources)
  • Les milieux humides (fonds de vallées et les gorges)
  • Les milieux forestiers fermés (chênaie pubescente, chênaie verte, châtaigneraie, hêtraie, charmaie, suberaie, mimosa, landes, maquis et garrigues)
  • Les milieux ouverts (oliveraies, zones de cultures, pelouses, formations arbustives)

Ce site abrite 23 habitats d’intérêt communautaire dont 7 d’intérêt prioritaire avec plus de 80 espèces de la faune protégées (hors oiseaux), une cinquantaine d’oiseaux protégés et 24 espèces végétales protégées.

Le S.I.I.V.U. (Syndycat Interdépartemental, Intercommunal à Vocation Unique) de la Haute Siagne a été désigné successivement opérateur du site pour élaborer et faire valider le DOCOB, puis animateur pour la gestion du site tant de l’hydrosystème que des milieux terrestres. Il a des comptes à rendre à l’Etat quant au travail effectué et aux résultats obtenus.

Les restanques ou faïsses

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l' olivier

Le Chêne

Le plus gros chêne de Mons et région.

Le plus gros chêne de Mons et région.

Le plus gros chêne de Mons et région.

Quant au plus gros chêne vert de Mons, il se trouve aux Hauts-Campestres

les Figues

Le chanvre cultivé à Mons

Les fleurs à parfum

Truffes (rabasses)

  • Truffe : la référence = tuber melanosporun (ou truffe noire, en hiver) à ne pas confondre avec tuber brumale (truffe musquée), puis la maienco (grise, au printemps), et aestiven (truffe d'été ou de la Saint-Jean, claire) sont souvent remarquables. Tuber magnatum (truffe blanche d'Alba) est très rare dans nos contrées.
  • Pour trouver les truffes, soit on repère à vue une gerçure (craqueleure de la terre), soit la 'mouche à trufes' (suillia fuscicornis) sur un brûlé (ou cramadis), sous une garouille (bouquet de jeunes chênes), soit on utilise un animal (chien, porc) dit trouveur : le ramasseur (caveur) fouille alors la terre avec son piochon (ou fessou, covadou, fouji) en respectant le mycellium (racines) , brosse la peau (ou péridium), la tranche (canife) pour examiner la chair (glébe), avant de la mettre dans sa 'saquette' en toile.

Attention : brûlé ne signifie pas necessiarement truffière, et il existe des truffières sans brûlé. Ce brulé résulterait d'une action antimitotique et 'coumarine-like' du mycellium, mobilisant les ions K- et Ca++. Par ailleurs les murs en pierre sèche, en réverbérant le soleil ont une action adjuvante par leur effet 'four solaire'. Petit détail : les lapins adorent les truffières, pardon , les truffes!

  • avant la création du camp , l' O.N.F amodiait 400 ha de bois pour sa recherche dans la partie ouest du camp (Vérignon) pour 30.000 F

Cueillette de la truffe

Cueillette de la truffe

Cueillette de la truffe

Truffe (maïenco) au pied d'un muret.

La mouche à truffes : Suillia fuscicornis.

Truffière trahie par son périmètre de 'brûlé'.

Marché aux truffes d'Aups : le premier jeudi de décembre.

195519561957195819591960196119621963
30 F30 F50 F32 F40 F50 F110 F200 F100 F
195519561957195819591960196119621963
28 F23 F63 F40 F45 F50 F80 F150 F110 F
  • En Périgord, en 1982, la truffe se vandait 5 francs le kilo, soit 25 euros actuels.
  • actuellement, et pour la même somme, vous ne pouvez acheter une demi truffe (et petite, en plus!).

Le miel (Apiés, bruscs)

Enclos n°1, avec 6 alvéoles à niches (bruscs)+ 1 abri.

Schéma de l'enclos

Enclos n°2 avec 8 alvéoles à ruches (bruscs)

Mur-apié des Louquiers, avec loges pour les bruscs.

Brusc = ancienne ruche en liège.

Enclos et apié de Bliauge.

Autres

Cabanon de chasseurs

Ancien piège à loups : Le Loup dans l'histoire de Mons

Pipistrelle cavernicole : Les Chiroptères Très nombreux de fait de l'abondance des grottes, des clochers, mais aussi de l'aqueduc romain... Font l'objet d'une protection négociée avec Natura 2000 certaines grottes particulièrement actives en période de reproduction (mois de mai) sont dorénavant interdites d'accès aux spéléos.

Patrimoine intellectuel et humain

Musées

Musée de la Maison Monsoise

Musée 'Marine et Montagne' : le maître et son buste en allumettes

Maquettes de navires anciens en allumettes

Bugadier ou pot à lessive

Patchwork monsois

Lanterne : ancien lustre des cercles d'hommes

Personnalités liées à la commune

Il est tout à fait impossible de citer tous les membres illustres de la famille de Villeneuve (une des plus grande de France : près de 1400 membres authentifiés regroupée en 'branches' avant 1900, avec des descendants survivant de nos jours : Ampus, Arcs, Bargemon, Barrême, Bouliers, Beauregard, La Berlière, Bourgogne, Callian, Cananilles, Carros, Clemensane, Clumanc, Esclapon, Espinouse, Flayosc, Granges, Grasse, Gréolières, Hollande, Lascaris, Mons, Montignan, Monvoisin, Oppio, Ramatuelle, Revest, Roque, Russie, Saint-Cézaire, Séranon, Source, Tartonne, Trans, Thorenc, Tourrettes-lès-Fayence, Tourrettes-lès-Vence, Vauclause, Villevieille, et qui a fourni au cours des siècles : ceux de Mons avaient pour fiefs : Avaye, Beauregard, Cananilles, Esclapon, Gaut(d), Pibresson, Saint-Jean, Saint-Marcellin, Saint-Pierre, Tansonive...

  • de la grande famille sont issus :
  • des croisés : Pons de Villeneuve, Arnaud de Villeneuve
  • une sainte : Sainte Roseline (Abbaye, Les Arcs, chapelle au château de Beauregard ...)
  • un excommunié : Pierre Romieu de Villeneuve, en 1291,
  • des hommes et des femmes d'église : prêtres, abbés, chanoines, prieurs, évêques, mères supérieures ...
  • des membres et dignitaires de la plupart des grands Ordres : Malte, Hospitaliers, ...
  • des hommes de guerre : Pierre Charles, Jean-Baptiste, Silvestre de Villeneuve-Esclapon, contre-amiral à la bataille de Trafalgar,
  • des hommes politiques (maires, préfets, conseillers),
  • des hommes de lettres (archéologues, historiens),
  • malheureusement des victimes de la Révolution,
  • le fief de Beauregard est actuellement tenu par les De Clarens.

Il est à noter que les Villeneuve sont surtout sur Trans, et dans la région sur Tourrettes. Mons n'a que la branche des Villeneuve de Beauregard et la branche des Villeneuve de Mons et du Gaut. Autres personnalités liées à la commune :

  • Pierre Porre maire de 1904 à 1908 et conseiller général jusqu'à sa mort en 1919
  • Théophile Jourdan, mairie de Mons et conseiller général
  • Alfred Rolland (1922- 2003 ) maire de Mons et conseiller général.(modif MG)
  • Jean Vadon, entomologiste, 1904 - 1970

etc. Il faut ajouter depuis quelques années, les résidents occasionnels du Domaine de la Gray, de multiples nationalités, aux activités professionnelles évoluées, médecins, professeurs, pilotes qui se sont passionnés pour Mons, au point de participer à la vie touristique du village.

Curiosités

Champignon ou table calcaire : naturel ou construit ? (Blaquières)

Seins de Sainte-Agathe, dans les remparts de la ville.

Pain pour les festivités de la Sainte-Agathe.

Crocs de boucherie forraine (Calado Dou Maselié).

Antique échelle d'apiculteur, en paroi de falaise(Frigoure).

Pipistrelle au plafond d'une grotte.