Province de Salta

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Introduction

Province de Salta
CapitaleSalta
Superficie155.488 km² km
Population1.079.051 (2001)
Densité6,9/km
GouverneurJuan Carlos Romero
gentiléSalteño/a
Provincia de Salta (Argentina).png

La province de Salta est une subdivision de l'Argentine, située à l'extrême nord-ouest du pays. Elle est limitée au nord par la province de Jujuy et par la Bolivie, à l'est par le Paraguay, Formosa et la province du Chaco, au sud par les provinces de Santiago del Estero, de Tucumán et de Catamarca, enfin à l'ouest par le Chili.

Description générale

Sa population était de 1 079 051 habitants (en 2001). Sa capitale Salta avait 462 051 habitants la même année.

Histoire

Période précolombienne

Les découvertes archéologiques faites en province de Salta et dans les provinces voisines portent à croire que l'être humain commença à peupler la région il y a quelques dix mille ans, grâce à des migrations successives provenant du nord. Vers le XVe siècle, peu avant l'arrivée des espagnols, le territoire était habité par les Omaguacas et les Diaguitas, dont les principales partialités (ou tribus) étaient les Pulars, les Guachipas, les Hualfins,les Amaichas, les Quilmes, les Yavis, les Churumatas, les Tomatas et les Tolombons. Comme ils avaient la même langue en commun, le kakán ou kakan, on les regroupa tous sous le nom de Diaguitas ou Calchaquís, bien qu'eux-mêmes se dénommaient Paziocas ou Pacciocas.

Dans la région de la puna habitaient les Lickan-antay de langue cunza, mieux connus sous le nom de Atacamas, principalement ceux du groupe Lipe-Chicha, de culture très semblable à celle des Diaguitas-Paziocas. Ce fut entre les XII et XV siècles que se développa la seigneurie de Tastil fondée par les Atacamas.

Vers 1470-80 toutes ces ethnies et tribus ou partialités furent conquises et soumises par les Quechuas de l'Empire Inca venus du Pérou, qui installèrent leur principal centre de domination dans la cité de Sikuani (approximativement l'actuelle Chicoana).

Dans le Chaco salteño, cependant, habitaient et habitent encore les Wichís (appelés péjorativement "Matacos" à partir de la invasion quechua), les Chanés, les Chorotís, les Chiriguanos et les Tobas ou Qom'lek, ainsi que des groupes de Vilelas. Les Quechuas diffusèrent la dénomination de "cunco" (sauvages) et de "chavanco" pour l'ensemble des ethnies de la région chaquéenne.

Époque coloniale espagnole

Le premier espagnol à pénétrer dans la région fut Diego de Almagro, en 1535. Le suivit bientôt Diego de Rojas, qui passa par le sud de la province. Hernando de Lerma, exécutant les ordres du vice-roi du Pérou Francisco de Toledo, établit la première localité permanente qu'il appela San Felipe de Lerma, dans la vallée de Salta, le 16 avril 1582. Selon la tradition, Lerma se rendit odieux auprès des habitants, raison pour laquelle suite à son décès, on débaptisa la ville que l'on appela désormais Salta.

La région fit partie de la vice-royauté du Pérou jusqu'en 1772, année où la couronne espagnole créa la vice-royauté du Río de la Plata. En 1782 fut créée l' Intendencia de Salta del Tucumán, dont la capitale était la ville de Salta.

En 1794 on fonda la ville stratégique de San Ramón de la Nueva Orán, lien direct entre les villes de Tarija et de Salta.

En 1807 par Ordre Royal (Real Orden), la région de Tarija fut incorporée à l' Intendencia de Salta del Tucumán.

Indépendance et guerres civiles (1810-1853)

En juin 1810, le cabildo de Salta se rallia à la Révolution de Mai, et forma en 1811 le premier contingent de l'Armée du Nord.

Durant la guerre d'Indépendance argentine, la ville de Salta fut envahie plusieurs fois par les royalistes : du 29 janvier au 10 mars 1812, puis du 15 avril au 4 mai 1817, par José de La Serna, du 31 mai à la fin du mois de juin 1820, par Juan Ramírez Orozco, et du 7 juin au 14 juillet 1821 par Pedro Antonio de Olañeta . Durant ces occupations, le caudillo Martín Miguel de Güemes organisa la résistance et les offensives des patriotes, et initia une redoutable guerre de guérilla appelée populairement Guerra Gaucha (du mot gaucho), jusqu'à son assassinat en 1821.

Avec la bataille de Salta (20 février 1813), Manuel Belgrano parvint à libérer presque totalement le nord-ouest du pays, bien que des attaques royalistes sporadiques continuèrent depuis le Haut-Pérou jusqu'en 1826.

Une fois consolidée l'indépendance, Salta s'enlisa, à l'instar du reste du pays dans un tourbillon de luttes entre Unitaires et Fédéralistes. La province fut gouvernée alternativement par les deux partis.

Formation du territoire actuel de la province de Salta (1814-1943)

Carte de l'Argentine, datant du début du XIXe siècle, où l'on voit Salta et Jujuy formant une seule province. La scission eut lieu en novembre 1834

Très peu de temps après la Révolution de Mai, dès 1814, l'ancienne Intendance de Salta del Tucumán commença à se désintégrer, et un long processus commença durant lequel le territoire de la province acquit ses contours actuels, suite à des conflits avec les provinces voisines, à des conflits entre l'Argentine et les pays voisins, et à des guerres avec les tribus amérindiennes du Chaco. Ce n'est qu'en 1943 que la province acquit ses frontières actuelles.

Par décret du 8 octobre 1814, le Directeur Suprême Gervasio Posadas divisa l'Intendance de Salta del Tucumán en deux :

  • La Province de Salta, au nord, comprenait l'actuelle province de Salta, plus le département de Tarija avec la région des Chichas et des Lípes (actuellement rattachés au département de Potosi en Bolivie), la province de Jujuy et le littoral de la région d'Antofagasta-Atacama (actuellement territoire chilien).
  • La « Gobernación Intendencia del Tucumán », au sud (actuelles provinces de Tucumán, de Catamarca et de Santiago del Estero)

Le 26 août 1826 un coup d'État sépara le département de Tarija non seulement du Salta mais aussi de la nation argentine, l'annexant à la Bolivie. La guerre argentino-brésilienne qui faisait rage à ce moment facilita le coup de force, de même que les luttes civiles en Argentine et aussi les tentatives mal supportées de certains dirigeants salteños visant à maintenir Tarija comme dépendant de Salta. Le Congrès national, par la loi du 30 novembre 1826, éleva Tarija au statut de province, mais celle-ci n'appartenait déjà plus au territoire argentin.

Le 22 novembre 1834, la province de Jujuy se sépara de Salta et devint une nouvelle province argentine. Mais la région d'Orán, au nord-est de Jujuy, (actuels départements d'Orán, de Santa Victoria, d'Iruya, de Rivadavia et de San Martín) décida de rester unie à Salta, encore qu'ultérieurement (en 1881) il y ait eu une tentative de la séparer et de la transformer en une nouvelle province argentine, avec San Ramón de la Nueva Orán comme capitale. Cette tentative échoua. L'union d'Orán avec Salta explique la curieuse forme de fer à cheval que la province affiche aujourd'hui.

En 1879 l'armée argentine se lança dans la conquête du Chaco, afin de soumettre les tribus indigènes de la région. Il en résulta que le Chaco central et le Chaco austral se retrouvèrent dans l'orbite de l'État national. Durant l'offensive, des milliers d'amérindiens périrent et les survivants se virent dépossédés de leurs terres qui furent octroyées à des colons. Cette iniquité est à l'origine de conflits entre créoles et aborigènes dans le Chaco salteño. Ultérieurement, par loi N° 1.532 de l'Organisation des Territoires Narionaux (16 octobre 1884), l'État national établit les limites entre Salta et les territoires nationaux du Chaco et de Formosa. La province s'agrandit ainsi vers l'est.

Carte de la première moitié du XXe siècle où l'on peut voir le Territoire national des Andes

Par le traité du 10 mai 1889 avec la Bolivie, l'Argentine renonçait à ses revendications sur Tarija. En compensation, la Bolivie cédait la Puna d'Atacama — territoire qui d'ailleurs avait déjà été incorporé à Salta en 1818 par Martín Miguel de Güemes —, mais qui se trouvait au pouvoir du Chili suite à la Guerre du Pacifique (1879-1880). Cette manœuvre bolivienne cédait à l'Argentine un territoire qui avait fait partie de la vice-royauté du Río de la Plata, mais qui appartenait de facto au Chili, cherchant ainsi à provoquer une guerre entre le Chili et l'Argentine. Comme le Chili refusait de livrer les territoires cédés à l'Argentine par la Bolivie, on décida de soumettre la question à l'arbitrage de l'américain William Buchanan, qui en 1899 octroya à l'Argentine 75% du territoire contesté et le reste au Chili.

Par la loi N° 3.906 (du 9 janvier 1900) le territoire national des Andes fut créé. Par décret du 12 mai 1900, le Pouvoir Exécutif national argentin divisa le dit Territoire des Andes en trois départements administratifs: Susques (au nord), qui jouxtait la province de Jujuy, Pastos Grandes (au centre), voisin de la province de Salta, et Antofagasta de la Sierra (au sud), limitrophe de la province de Catamarca.

En 1902, la province de Salta céda le département de San Antonio de los Cobres (approximativement 5.500 km²) par la loi N° 4.059, afin que cette ville devienne la capitale du territoire, formant ainsi un quatrième département dans le territoire des Andes.

En 1925, l'Argentine céda la souveraineté de la ville de Yacuíba à la Bolivie, bien que cette dernière se situe au sud du parallèle censé déterminer la frontière dans ce secteur. La raison de cette nouvelle péripétie était que la Bolivie avait besoin d'avoir et de conserver une population dans la région du Chaco.

En 1943, le gouvernement argentin décida de dissoudre le territoire national des Andes. Les départements de San Antonio de Los Cobres et de Pastos Grandes furent fusionnés et réintégrés au sein de la province de Salta, constituant l'actuel département de Los Andes. (Susques fut intégré à la province de Jujuy et Antofagasta de la Sierra à la province de Catamarca).

Zones géographiques

Le Llullaillaco, plus haut sommet de la province de Salta, est aussi le troisième plus haut volcan actif de la terre, après l'Ojos del Salado et le Monte Pissis, tous deux situés en Argentine également.

Vallées Calchaquíes, aux environs de Cafayate

On distingue cinq zones fondamentales:

  • A l'ouest, la cordillère occidentale, qui fait frontière avec le Chili et qui comprend de très hauts sommets parmi les plus élevés du continent. Le Llullaillaco est le plus élevé d'entre eux avec ses 6.739 m. Notons encore à la frontière chilienne le volcan Socompa (6031 m), qui domine le col Paso Socompa ainsi que la route et la voie ferrée qui l'emprunte, l'Aracar (6095 m), l'Arizaro (5774 m) et le volcan Azufre (5706 m).
  • Un peu plus à l'est, la région de la Puna. Elle est caractérisée par son altitude élevée pour un plateau (3500 m), son climat sec, aride et froid et sa très faible population. Il y a des salines et des salars (entre autres les salars d'Arizaro et de Pocitos). La ville principale est San Antonio de los Cobres.
  • La Cordillère Orientale (au centre-ouest). Elle présente deux parties:
  • le cordon occidental: le plus élevé formé de divers massifs dont le Nevado de Acay, le Cachi et le Chañi qui domine San Salvador de Jujuy avec ses 5.896 m.
  • le cordon oriental: moins élevé et dépourvu de cimes enneigées. Au sein de cette région se trouvent des vallées et des canyons ou quebradas, comme la quebrada del Toro, les Vallées Calchaquies (dont celle du río Calchaquí) et celle de Lerma, la plus densément peuplée où est construite la capitale.
  • Les Sierras Subandines (au centre-est), présentent un paysage humide et boisé; le climat y est subtropical.
  • Enfin la plaine du Chaco à l'est a un relief bas et plat. Cette zone qu'on appelle "Chaco salteño", a un climat subtropical à saison sèche, son biome est boisé, et la densité de population est faible.

Villes principales

  • Salta (Gran Salta : 468.583 habitants)
  • San Ramón de la Nueva Orán (66.915)
  • Tartagal (56.308)
  • General Güemes (27.917) : Son futur est garanti par sa situation géographique privilégiée, à l'intersection des routes nationales RN 9 et RN 34.
  • San José de Metán (27.456) : Située dans une zone dédiée avant tout à la production et à l'exportation d'oléagineux et de pois.
  • Rosario de la Frontera (24.819)
  • Embarcación (23.964)
  • Pichanal (18.773),
  • Rosario de Lerma (17.871)
  • Profesor Salvador Mazza (16.068)
  • Colonia Santa Rosa (13.399)
  • Joaquín Víctor González (13.376)
  • General Mosconi (13.118)
  • Cafayate (11.785)

Subdivisions

La province est subdivisée en 23 départements.

DépartementSuperficie

en km
Population

en 2001
Chef-lieuCarte des départements
Departamento Anta (Salta - Argentina).pngAnta21.94549.841Joaquín Víctor

González
Division administrative de la province de Salta et sa capitale
Departamento Cachi (Salta - Argentina).pngCachi2.9257.280Cachi
Departamento Cafayate (Salta - Argentina).pngCafayate1.57011.785Cafayate
Departamento Capital (Salta - Argentina).pngCapital1.722472.971Salta
Departamento Cerrillos (Salta - Argentina).pngCerrillos64026.320Cerrillos
Departamento Chicoana (Salta - Argentina).pngChicoana91018.248Chicoana
Departamento General Güemes (Salta - Argentina).pngGeneral Güemes2.36542.255General Güemes
Departamento General José de San Martín (Salta - Argentina).pngGeneral José

de San Martín
16.257139.204Tartagal
Departamento Guachipas (Salta - Argentina).pngGuachipas2.7853.211Guachipas
Departamento Iruya (Salta - Argentina).pngIruya3.5156.368Iruya
Departamento La Caldera (Salta - Argentina).pngLa Caldera8675.711La Caldera
Departamento La Candelaria (Salta - Argentina).pngLa Candelaria1.5255.286La Candelaria
Departamento La Poma (Salta - Argentina).pngLa Poma4.4471.735La Poma
Departamento La Viña (Salta - Argentina).pngLa Viña2.1527.152La Viña
Departamento Los Andes (Salta - Argentina).pngLos Andes25.6365.630San Antonio

de los Cobres
Departamento Metán (Salta - Argentina).pngMetán5.23539.006San José de Metán
Departamento Molinos (Salta - Argentina).pngMolinos3.6005.565Molinos
Departamento Orán (Salta - Argentina).pngOrán11.892124.029San Ramón de

la Nueva Orán
Departamento Rivadavia (Salta - Argentina).pngRivadavia25.95127.370Rivadavia
Departamento Rosario de la Frontera (Salta - Argentina).pngRosario

de la Frontera
5.40228.013Rosario de la Frontera
Departamento Rosario de Lerma (Salta - Argentina).pngRosario de Lerma5.11033.741Rosario de Lerma
Departamento San Carlos (Salta - Argentina).pngSan Carlos5.1257.208San Carlos
Departamento Santa Victoria (Salta - Argentina).pngSanta Victoria3.91211.122Santa Victoria

Démographie

Depuis 1895, la population de la province a évolué comme suit :

18951914194719601970198019912001
Salta118.015142.156290.826412.854509.803662.870866.1531.079.051
Total Argentine4.044.9117.903.66215.893.81120.013.79323.364.43127.949.48032.615.52836.260.130

D'après l'INDEC (Institut argentin des statistiques et des recensements), en 2003, la population était estimée à 1.191.748 habitants .

En 1895, il n'y avait que 118.015 habitants qui peuplaient le territoire de la province, d'une superficie un peu plus vaste que la moitié de celle de l'Italie. La croissance démographique a été cependant nettement plus faible que celle de l'ensemble de l'Argentine jusqu'aux années 1950.
Plus récemment, on remarque que la population de la province a plus que doublé entre 1970 et 2001, et affiche de ce fait un rythme d'accroissement supérieur à la moyenne du pays. Cette croissance forte est liée certainement à la fécondité élevée de ses habitants, mais aussi à une certaine immigration. La vigueur de la natalité observée ces dernières années dans la province (25.598 naissances en 2000, et 27.307 en 2004, soit un taux de 23,9 pour mille) laisse entrevoir la poursuite d'une croissance démographique importante dans les prochaines décennies.
Les projections de population effectuées par l'INDEC (Institut argentin des Statistiques et des Cens) prévoient une population se montant à 1 245 000 habitants en 2009 et déjà 1 379 000 en 2015, soit un accroissement de plus de 22 000 personnes annuellement. De toutes les provinces argentines, celles qui progressent le plus en valeur absolue sont celles de Buenos Aires, de Córdoba, puis de Salta suivie de Santa Fe. Mais en valeur relative (pourcentage par rapport à la population totale), Salta l'emporte largement sur les trois autres .

Religions

La majorité de la population (aux environs de 91%) adhère à l'Église catholique apostolique romaine. Cependant tandis que les classes aisée et moyenne professent le catholicisme formel, les pauvres et les habitants des zones rurales professent un catholicisme syncrétique, sorte d'hybride avec les vieilles croyances ancestrales indigènes. Ainsi, dans la partie occidentale de la province, sur les hauts plateaux andins, le culte de la Pachamama (Terre-Mère) persiste, et il est loin d'être inhabituel de voir, dans le salon de certaines maisons, la figure d'une divinité païenne.

Les immigrants syriens et libanais arrivés dans la province au début du XX siècle introduisirent le Catholicisme orthodoxe de rite antioquien, qui compte un nombre non négligeable d'adeptes dans les villes de Salta, Tartagal et autres localités importantes.

Les protestants, sous leurs différentes expressions ou confessions, ont aussi une place assez importante. Il faut citer l'Église anglicane, les Méthodistes, les Témoins de Jehovah, les Mormons, les Luthériens, etc.

La communauté juive salteña est bien organisée et compte un rabbin pour accomplir ses offices religieux.

Il existe également des petits groupes de Musulmans (parmi les immigrants originaires du Moyen Orient récemment arrivés), de Bouddhistes (immigrants d'origine chinoise et coréenne), et dans le département de Rosario de la Frontera, où sont installés de nombreux immigrants venus de l'Inde, il y a enfin une petite communauté de Sikhs.

Le couvent de San Francisco à Salta.

Intérieur de l'église de Cachi. Le toit, l'autel et les confessionnaux ont été construits en bois de cactus candélabre.

Église San Jorge (Église orthodoxe d'Antioche) à Salta.

Économie

Les activités économiques de la province représentent, ensemble, approximativement 1% du PIB de l' Argentine. La base de l'économie repose sur les cultures industrielles comme le tabac, la canne à sucre, les agrumes (pamplemousses), les haricots, la vigne et le coton. A souligner l'excellence de certains vins argentins produits notamment dans la région de Cafayate. L'élevage est représenté par les troupeaux de bovins, et un peu de bétail chevalin, mais en proportion fort réduite.

Les mines et la production d'hydrocarbures ont une grande importance, surtout dans le nord de la province. Dans la région de la Puna, il y a de riches gisements de différents minéraux encore inexploités.

Dans les villes, surtout la capitale provinciale, la majorité de la population relève du secteur des services : commerce, éducation, banques et activités financières, transport, santé, etc. Un des principaux problèmes du Salta est l' "économie informelle" ou le travail au noir. Dans les zones rurales, bien des habitants travaillent dans des entreprises ou exploitations agricoles non enregistrées. Dans la capitale Salta on peut voir des milliers de "vendeurs ambulants".

Le PIB par habitant à Salta est de 9000 dollars environ, alors que la moyenne argentine est de 14 280 dollars (PPA 2005, Source : PNUD)

La province de Salta et l'Axe du Capricorne

Ces dernières années les pays d'Amérique du Sud ont de grands projets de travaux d'infrastructure routière et de communication à réaliser ou déjà réalisés, devant permettre de se relier entre eux, et de stimuler ainsi leurs économies, mais aussi de relier les deux grandes rives atlantique et pacifique pour stimuler et faciliter le commerce international (vers l'Asie surtout).

Parmi ces projets, celui dénommé "Axe du Capricorne" (Eje de Capricornio) défini par l'IIRSA, doit permettre de relier le sud industrialisé du Brésil avec les ports du nord chilien d'Antofagasta et de Mejillones, en traversant les Andes au niveau des provinces argentines de Salta et de Jujuy. De gros investissements sont prévus en Argentine dans ces deux provinces, et également dans celles du Chaco et de Formosa vers le Paraguay et le Brésil.

En ce qui concerne la province de Salta, une série d'importants travaux d'infrastructure routière et ferroviaire sont prévus ou déjà en cours :

  • Construction d'un pont binational (Argentine-Bolivie) entre les villes de Salvador Mazza et Yacuiba, avec construction d'un poste frontière moderne.
  • Réhabilitation du rameau C-15 du chemin de fer General Manuel Belgrano entre Ciudad Perico et Salvador Mazza (gare frontière "Pocitos").
  • Réhabilitation du rameau C-14 du chemin de fer General Manuel Belgrano entre Salta et le col Paso Socompa à la frontière chilienne en direction du port d'Antofagasta (train des nuages).
  • Réhabilitation de la branche ferroviaire C-18 entre Joaquín Víctor González et Pichanal.
  • Réhabilitation des branches ferroviaires C-3 et C-12 (qui ensemble forment la voie Resistencia-San José de Metán et relient ainsi le río Paraná à la province de Salta.
  • Modernisation de la branche C-25 du chemin de fer General Manuel Belgrano entre Embarcación et Formosa reliant le territoire de la province avec la frontière du Paraguay.
  • Duplication et réhabilitation de la route nationale 50, section Pichanal-Nueva Orán.
  • Revêtement en dur de la route Tartagal-Misión La Paz-Pozo Hondo (frontière paraguayenne), avec poste frontière moderne à Pozo Hondo. Avec prolongation de cette réhabilitation sur toute la portion inachevée de la route nationale 86 (entre Villa Gral. Güemes et Pozo Hondo sur le territoire de la province de Formosa). De ce fait une liaison routière moderne complète existera entre Clorinda-Asunción à l'est et Tartagal-Salta à l'ouest.

En outre la construction d'une puissante interconnexion électrique est prévue entre les provinces du nord-ouest et du nord-est argentins, sous forme d'une ligne à haute tension San Miguel de Tucumán-Salta-Resistencia.

Source : Site de l'IIRSA .

Tourisme

Vue de la ville d'Iruya, au nord de la Province.

Le Tren a las Nubes ou Train des nuages relie Salta à la frontière chilienne par le Paso Socompa. Il monte jusqu'à plus de 4.000 mètres d'altitude.

Cabildo colonial dans la ville de Salta.

La province de Salta possède des attractions multiples et variées, de quoi satisfaire des goûts très différents. Les patrimoines naturel, culturel et historique sont très riches.

La ville de Salta La Linda ("La belle") est à la fois une importante destination touristique et une excellente base pour explorer la région. La ville possède une série d'attractions; parmi elles citons ses maisons coloniales espagnoles et la cathédrale, ainsi que le musée archéologique dit Museo de Arqueología de Alta Montaña de Salta qui possède notamment trois momies gelées de l'empire Inca. Elles furent découvertes au sommet de 6.700 mètres du volcan Llullaillaco.

Depuis Salta, on peut effectuer un très intéressant voyage à travers les Andes, grâce au Tren a las Nubes ou Train des nuages qui fait partie du "chemin de fer General Manuel Belgrano" et qui enjambe cañons et ravins avant d'arriver à la ville de San Antonio de los Cobres, à 3.775 mètres d'altitude.

Les vallées Calchaquies et leurs superbes roches rouges, avec la ville du vin, Cafayate constituent le second point d'attraction de la province. Certains touristes sont attirés par la visite des montagnes. La pittoresque petite cité de Cachi et les villages environnants comme Payogasta constituent dès lors des destinations de choix.

À travers la province, on peut pratiquer de nombreux sports, comme le trekking et le rafting, l'alpinisme et le saut à l'élastique.

Enfin, il y a trois parcs nationaux dans le Salta: le Parc national El Rey dans les yungas, le Parc national Baritú et le Parc national Los Cardones.