L’Université de Liège est une université de Belgique située à Liège. C’est une université publique et pluraliste. Elle comportait 8 facultés. Celles-ci ont été redistribuées, au 1 janvier 2005, suite à la fusion avec HEC (Hautes Études Commerciales de Liège), en 9 facultés (par ordre alphabétique : Droit, Médecine, Médecine Vétérinaire, Philosophie et Lettres, Psychologie et Sciences de l’Éducation, Sciences, Sciences appliquées, Architecture et Sciences agronomiques), un Institut (Institut des Sciences Humaines et Sociales) et deux Écoles (HEC-Ecole de Gestion de l'ULg et l'École de Criminologie Jean Constant), 45 départements, 200 formations complémentaires et de troisième cycle. Elle est située principalement au Sart-Tilman ainsi que sur la place du 20-Août.
Historique de l’Université de Liège
Quelques dates
XV siècle : Premiers grades acquis par d’illustres étudiants (Pétrarque...). Liège est la « Nouvelle Athènes »
1582 : Inauguration du « Collège en Isle » sur l’actuelle place du 20-Août auquel succéderont le 'Grand Collège' et l’Académie
1817 : Fondation officielle de l’Université de Liège par Guillaume Ier des Pays-Bas
1837 : Fondation de l’École des Mines de Liège
1883 : Début de l’essaimage de l’Université
1955 : Création de l’Université de Lubumbashi (Élizabethville à l’époque) par l’Université de Liège
1967 : Début du transfert de l’Université vers le Sart-Tilman;
1989 : L'Ulg devient une université de la Communauté française de Belgique;
2005 : HEC Liège (Ecole des Hautes Études Commerciales) et la faculté d'économie de l'Université de Liège fusionnent pour donner naissance à la business school "HEC-Ecole de gestion de l'Université de Liège";
2009 : La faculté universitaire des sciences agronomiques de Gembloux (FUSAGx) est intégrée à l'université de Liège et rebaptisée à l'occasion "Gembloux Agro-Bio Tech".
2010 : Par la fusion du département d'architecture de la faculté de sciences appliquées avec les instituts supérieurs d'architecture de St-Luc Liège et Lambert Lombard, une nouvelle faculté voit le jour: la faculté d'architecture et d'urbanisme (art de bâtir, génie urbanistique, ingénierie architecturale et environnementale).
Historique
La fondation de l’Université de Liège en 1817, à l’initiative du roi Guillaume I des Pays-Bas, est l’aboutissement d’une longue tradition intellectuelle qui remonte aux origines de la Principauté. À partir du XI siècle, sous l’impulsion des princes-évêques, les écoles liégeoises constituent, en effet, un pôle d’attraction pour les étudiants et les chercheurs qui viennent y conquérir leurs premiers grades ou, comme Pétrarque, exploiter les richesses des bibliothèques.
Si la réputation des écoles médiévales valut à Liège le nom de nouvelle Athènes, que dire de celle du Collège qui s’ouvrit en 1496, à l’emplacement même de l’actuel bâtiment central de l’Université, place du 20-Août ? Les Frères de la vie commune y furent les promoteurs d’un enseignement rénové : celui des humanités et les professeurs de milliers d’étudiants liégeois et même étrangers, comme le futur pédagogue Jean Sturm, qui fit souffler l’esprit du Collège liégeois à Strasbourg et, de là, dans un grand nombre de gymnases réformés.
À la fin du XVI siècle, les jésuites remplaceront les frères dans leur propre maison. Celle-ci abritera le Collège en Île qui, après la suppression de la Compagnie de Jésus, est confié au clergé séculier par le prince-évêque François-Charles de Velbrück (prélat éclairé qui réorganisa en Académie anglaise le Collège des jésuites anglais, installé à Liège depuis 1614, et suscita tout un enseignement technique de haut niveau par la création de plusieurs écoles).
Le décret de Napoléon I du 17 mars 1808, portant sur l’organisation d’une Université impériale et désignant Liège comme siège d’une Académie comportant notamment une Faculté des Lettres et une Faculté des Sciences, est la première charte universitaire liégeoise. Ni les écoles médiévales, pourtant si renommées, ni le Collège des bords de Meuse, bien qu’il dispensât deux cours supérieurs, ni les Écoles ouvertes sous Velbruck, ni même l’Académie anglaise, en dépit de son nom, ne peuvent être considérés comme des établissements universitaires. Liège doit son université au seul souverain des Pays-Bas dont elle dépendit jamais : Guillaume I sut se souvenir du passé prestigieux d’enseignement et de culture de la Cité ardente, quand il décida d’implanter une université d’État en terre wallonne.
Faculté de Philosophie et Lettres, Place du XX août
Près de 200 ans après, même si elle s’est installée pour partie au Sart-Tilman, l’Université de Liège, qui dépend maintenant de la Communauté française de Belgique, est toujours à la même place, au bord de la Meuse, au centre de ce qu’on appela longtemps l’Île, Quartier latin de Liège depuis l’époque moderne.
L’Université de Liège n’a pas un long passé, mais elle a déjà une histoire et surtout de profondes racines. Sa vocation pluraliste, son ouverture sur les réalités politiques, sociales et industrielles d’aujourd’hui et de demain, sa participation active à des programmes internationaux et européens de recherche fondamentale ou appliquée, sa présence dans toutes les actions communautaires en matière de mobilité des étudiants sont autant d’atouts pour l'Université.
L’Université de Liège a honoré plusieurs personnalités importantes comme Yasser Arafat, Jean-Claude Trichet, Umberto Eco, Tzvetan Todorov, Salman Rushdie ou Ingrid Betancourt, en leur octroyant le titre de Docteur honoris causa.
L’actuel recteur de l’Université est le Professeur Bernard Rentier.
Patrimoine architectural
Le développement de l'université s'effectue en plusieurs phases.
Phase initiale
Ancien Collège en Isle des Jésuites, place du XX Août
Fin du XIX siècle
En 1879, le ministre Walthère Frère-Orban, alors à la tête du gouvernement, fait voter un important crédit pour doter les deux universités d'état, Liège et Gand de moyens 'dignes de leur haute mission'. C'est sous le Rectorat de Louis Trasenster que l'université connaît cette belle expansion. Huit nouveaux instituts sont créés, ce sont les Instituts Trasenster. Plusieurs (?tous) ont été dessinés par l'architecte liégeois, Lambert Noppius.
Val-Benoît, 1930-1937 sous l'impulsion de Marcel Dehalu, on construit cinq ensembles de bâtiments sur le site de l'ancienne abbaye du Val-Benoît pour héberger les sciences appliquées
1990 : Willem Frederik Hermans, écrivain hollandais.
1991 : Princesse Chulabhorn de Thaïlande.
1992 : à l'occasion du 175e anniversaire de l'ULg : François Mitterrand, Jean Gandois, Gaston Thorn, Amnesty International, Médecins sans frontières, World Wide Fund for Nature, Paul Watzlawick.
1996 : Rolf M. Zinkernagel.
1997 : Emil Constantinescu.
1998 : Nelson Mandela, Yasser Arafat, Shimon Peres.
1999 : Helmut Kohl, Salman Rushdie.
2000 : Ahmed H. Zewail, Claude Cohen-Tannoudji, Kenzaburô Ôe, James A. Mirrlees et Stanley B. Prusiner.