L'avion était presque à court de kérosène quand il s'approcha de l'archipel, mais les pirates continuaient d'ignorer les avertissements du commandant de bord. Sans autres options, celui-ci commença à faire des cercles au-dessus de la zone, espérant poser son avion sur le principal aéroport des Comores. Quand l'avion arriva à court de carburant, les 2 moteurs s'arrêtèrent. L'équipage utilisa alors une ram air turbine, un système de secours composé d'une hélice rétractable couplé à un générateur, pour maintenir les fonctions vitales de l'avion mais, même avec cette turbine de secours, certains systèmes hydrauliques comme les volets sont inopérants. Cela forçait le pilote à atterrir à plus de 175 nœuds soit environ 320 km/h.
Le pilote essaya de faire un atterrissage d'urgence sur l'aéroport international Prince Said Ibrahim, en Grande Comore, mais une bagarre éclata avec les pirates à la dernière minute provoquant la perte du point visuel de référence par le pilote, l'empêchant de localiser l'aéroport. Alors que la bagarre continuait avec les pirates, il tenta alors un amerrissage dans des eaux peu profondes, à 500 mètres de la plage face au Galawa Beach Hotel près de Mitsamiouli, au nord de l'ile de Grande Comore. Le moteur gauche et le bout de l'aile heurtèrent l'eau en premier, entrainant le retournement et la cassure de l'avion. Des habitants de l'île et des touristes dont un groupe de plongeurs en tuba et des médecins français en vacances sur place portèrent de suite secours aux survivants.
123 des 175 passagers et de l'équipage furent tués, comme les 3 pirates. Le commandant de bord, Leul Abate et son co-pilote, Yonas Mekuria furent parmi les survivants. Mohamed Amin, un célèbre photo-reporter fut parmi les victimes.