Ce dossier nous est proposé par Bongo1981, que vous pouvez retrouver sur le forum Techno-Science.net. Il présente les bases et les principes de la Relativité.
La courbure de l'espace temps - Illustration Wikipedia sous Licence GNU 1.2
Mais au fait ? Que veulent dire tous ces termes ? Pourquoi Einstein est-il considéré comme l'un des plus grands physiciens de tous les temps ? Nous allons tenter dans ce dossier de présenter le principe de relativité, ses conséquences profondes sur les théories de la physique classique, les limites de la physique classique, et les observations qui ont conduit Einstein, guidé par son sens physique, son intuition déconcertante, à bouleverser nos concepts de l'espace et du temps pour révolutionner toute la physique bien établie de la fin du XIX ème siècle, qui sont la cinématique, la dynamique, ainsi que la théorie de la gravitation de Newton, si solidement confirmées par l'expérience, et si profondément ancrées dans nos intuitions de tous les jours.
Certaines parties seront assez techniques, mais rassurez-vous, aucune connaissance préalable n'est requise, et les conclusions sont toujours rappelées pour interpréter les équations.
Relativité Galiléenne
Galiléo Galiléi 1564-1642
Dans cette partie nous allons appréhender le principe de relativité par des exemples de la vie courante. Le principe de relativité a été formalisé par Galilée en 1632 (ou Galiléo Galiléi 1564 - 1642), physicien italien. C'est seulement à partir de ce moment, que la physique s'est séparée de la philosophie, et est devenue une discipline, à part entière, à caractère expérimental, comme nous la connaissons aujourd'hui.
Principe
Le principe de relativité affirme que les lois de la physique restent identiques dans tout référentiel galiléen.
Tout d'abord qu'est-ce qu'un référentiel ? C'est une référence (souvent attachée à un corps, imaginaire ou existant) par rapport à laquelle l'on décrit un phénomène. En effet, pour observer un phénomène, il faut un observateur, qui est lui-même attaché à un référentiel. Par exemple nous pouvons observer le mouvement de la valve d'une bicylette :
par rapport à la terre ferme, la trajectoire est courbe (des sortes de grands arcs de cercle qui ne reviennent pas en arrière, que les mathématiciens appellent cycloïdes)
Référentiel Galiléen
Un référentiel galiléen est un référentiel où lorsqu'aucune force n'est appliquée à un mobile, celui-ci est soit au repos soit en translation rectiligne uniforme, ce qui veut dire que le mobile se déplace en ligne droite à vitesse constante.
Qui a déjà voyagé en train, et s'est déjà demandé, lorsque le train arrive en gare, ou part de la gare, et croise un autre train, à vitesse constante, dans la nuit, sans référence extérieure, si c'était son propre train qui était au repos, ou bien l'autre train ?
Puisque le train voyage en ligne droite, et à vitesse constante, nous ne ressentons rien, seulement notre corps appuyé vers le bas contre le siège.
Il est naturellement plus facile de marcher dans le train, lorsque celui-ci est en ligne droite, à vitesse constante, à 450 km/h par rapport au sol, que lorsque le train effectue un virage, ou effectue un freinage appuyé.
Ceci veut dire qu'il est impossible de savoir si l'on est en mouvement ou non par n'importe quelle expérience physique. En d'autres termes, il n'y a pas d'état de repos absolu.
Mécanique classique
Nous constatons tous les jours que la nature respecte le principe de relativité, c'est pourquoi les lois écrites par les physiciens doivent respecter ce principe. Cela se traduit mathématiquement par certaines contraintes.
Par exemple lorsque l'on observe un phénomène physique dans le référentiel R, par exemple les paramètres telles que la masse m, l'accélération a, et la force F, nous savons depuis Newton que cette relation est vérifiée :
F = m a
Dans le référentiel R' nous observerons les mêmes paramètres, avec des valeurs primées : m', a', et F'. Dans le référentiel R' nous devons avoir :
F' = m' a'
Référentiels en translation rectiligne uniforme
Le principe de relativité se traduit par des transformations mathématiques des coordonnées :
Ceci traduit deux référentiels en mouvement rectiligne uniforme (v est une constante) dans la direction Ox. Ces transformations permettent de connaître les coordonnées d'un mobile dans un référentiel R, connaissant ses coordonnées dans le référentiel R' par exemple.
Pour la formulation mathématique, nous savons que la masse reste invariante quand on change de référentiel : m=m', ainsi que la force F=F'. En dérivant 2 fois par rapport au temps l'expression de x', nous obtenons : d²x'/dt² = d²x/dt² (l'on obtient bien a'=a).
Problèmes
James Clerk Maxwell 1831 - 1879
Les équations de Maxwell, formulées en 1864, décrivent les lois de l'électromagnétisme. Ces lois prédisent l'existence d'ondes électromagnétiques voyageant à la vitesse c. Or nous voyons tout de suite le problème : les ondes électromagnétiques se propagent à la célérité c, mais par rapport à quoi donc ? Dans quel référentiel doit-on mesurer cette vitesse précise ? La théorie ne le précise pas.
Les physiciens ont supposé qu'il existait une substance remplissant tout l'espace : l'éther, ayant des propriétés étranges. Ils se sont proposés de mettre en évidence cette substance, en démontrant qu'il existe un vent d'éther, puisque la terre se déplace dans l'espace, et donc l'éther représenterait le repos absolu, contredisant le principe de relativité de Galilée.
Description de l'expérience de Michelson Morley
Expérience de Michelson Morley 1887
L'expérience de Michelson Morley exploite la nature ondulatoire de la lumière. En effet, celui-ci est formé de deux bras orthogonaux l'un par rapport à l'autre. Au milieu se situe une lame semi réfléchissante séparant un faisceau de lumière émis par la source, celui-ci se divise en deux, parcourant les deux bras deux fois (une fois en sens aller, se réfléchissant sur le miroir situé aux extrémités des deux bras et une fois en sens retour, puis les deux faisceaux se reconvergent à nouveau sur un écran). Nous pouvons régler la longueur des bras grâce à des vis micrométriques, permettant de former une figure d'interférence.
Nous pouvons régler la longueur des bras afin que le chemin optique soit strictement identique (qui est un tout petit peu différent de la longueur des bras), obtenant les teintes de Newton.
Nous voulons mettre en évidence le mouvement de la terre dans l'éther, c'est pourquoi l'interféromètre réglé convenablement 6 mois auparavant ne doit plus être réglé correctement 6 mois après puisque la terre a une vitesse différente (elle est de l'autre côté du soleil).
Résultat négatif de l'expérience
L'expérience de Michelson-Morley a démontré qu'il n'existait pas de vent d'éther, alors les physiciens ont échafaudé d'autres théories, comme quoi l'éther était partiellement entraîné par la terre, (mais vite contredite par l'aberration de la lumière), ou que dans le mouvement par rapport à l'éther, les longueurs et le temps étaient affectés... (contraction et dilatation de Lorentz).
L'arrivée d'un inconnu : Einstein
Albert Einstein 1879 - 1955
La solution fut apportée par un illustre inconnu, un ingénieur de 3ème catégorie du bureau des brevets de Berne : Albert Einstein. Selon ses professeurs (Hermann Minkowski par exemple, qui jouera un rôle important dans le formalisme de la relativité restreinte), c'était un chien fainéant, et il n'arriverait à rien dans la vie.
Relativité Restreinte
Conséquences sur la mécanique classique, et l'Espace-temps
Indépendance de la célérité de la lumière par rapport à n'importe quel référentiel
Selon Einstein, les équations de Maxwell ne précisent pas par rapport à quel référentiel les ondes électromagnétiques se propagent, tout simplement par ce qu'il n'y a pas besoin de le préciser, les ondes électromagnétiques se propagent à la célérité c par rapport à n'importe quel référentiel. Ceci est totalement contre intuitif, et stupéfiant.
En effet, dans la vie de tous les jours, lorsque quelqu'un marche à 5km/h sur un tapis roulant à 3km/h, et dans le même sens, tout le monde s'attend à le voir à 8km/h par rapport au sol. Donc pour la lumière, qui a une célérité dans le vide de 300 000 km/s, si celle-ci est transportée par un avion volant vers nous à 1km/s (ça fait tout de même un avion très rapide, de l'ordre de mach 3, le Blackbird SR-71 devrait faire l'affaire), nous nous attendrions à voir la lumière un peu plus rapide : 300 001 km/s (mais ce n'est pas le cas, la vitesse de la lumière reste la même).
Postulats de la Relativité Restreinte
Einstein sait que cela va à l'encontre de toute la mécanique classique, qui a connu énormément de succès expérimentaux depuis 300 ans, depuis les travaux de l'illustre Sir Isaac Newton. Par ailleurs avec cette assertion, Einstein sait qu'il bouleverse nos conceptions d'espace et de temps.
Selon Einstein, dans son article éblouissant de 1905, modestement intitulé "Sur l'électrodynamique des corps en mouvement", le principe de relativité restreinte est basé sur deux postulats :
les lois de la physique sont les mêmes dans tous les référentiels galiléens
la vitesse de la lumière est la même dans tous les référentiels.
Les transformations de Lorentz
Cela aboutit aux transformations de Lorentz, qui permettent de passer d'un référentiel galiléen à un autre, ces transformations remplacent les transformations de Galilée, valables à faible vitesse :
où :
Il s'agit donc maintenant de reformuler les équations de la mécanique classique pour respecter l'invariance relativiste.
Changement de référentiel vu comme une rotation de l'espace-temps
L'on peut voir les transformations de Lorentz comme une rotation dans l'espace-temps non euclidien (Minkowskien)
où :
Nous pouvons définir une autre grandeur : la rapidité phi reliée à la vitesse.
En d'autres termes, lorsque deux référentiels sont en translation rectiligne uniforme, ceux-ci voient des phénomènes tournés d'un certain angle dans l'espace-temps. Donc quand nous changeons de référentiel, c'est comme si nous tournions tout l'espace-temps d'un certain angle (ceci aura de l'importance plus tard, quand nous parlerons d'invariance de jauge globale, et locale).
Chaque grandeur en mécanique se voit attribuée une composante temporelle : quadrivitesse, quadrivecteur énergie-impulsion etc... Un quadrivecteur se transforme d'une manière particulière dans un changement de référentiel (il est tourné).
Il faut donc reformuler les lois de la mécanique classique en des lois faisant intervenir des quadrivecteurs, pour avoir des lois invariantes par transformation de Lorentz.
Quadrivecteur Vitesse
La vitesse est le quotient d'une coordonnée par le temps, qui n'est pas un quadrivecteur (lorsque l'on change de référentiel, celui-ci ne se change pas avec les transformations de Lorentz).
L'on peut définir une quantité qui a la dimension d'un temps :
On peut définir la quadrivitesse de la façon suivante :
ex : formulation tensorielle des équations de Maxwell.
A faible vitesse, nous devons nous assurer que les lois ainsi trouvées se réduisent en première approximation à l'analogue de la loi en mécanique classique.
Dilatation des durées, Contraction des longueurs, Paradoxes
Relativité de la simultanéité
Soit deux évènements simultanés dans R (x1,t) (x2,t), ces évènements correspondent aux évènements (x'1,t'1) (x'2,t'2) dans le référentiel R' . D'après les transformations de Lorentz l'on a :
Donc deux évènements simultanés dans R ne sont pas simultanés dans R'.
Dans un train, deux évènements peuvent être vus simultanés, alors qu'ils ne le sont pas vu du quai !
Imaginons qu'un train circule sur une voie, au milieu de ce train, il y a une lampe, à l'avant de la rame l'observateur Paul, et à l'arrière Pierre. Les deux conviennent d'actionner le bouton de la radio dès qu'ils voient le signal lumineux porté par l'ampoule. Le train arrive en gare sans ralentir, et l'ampoule s'allume, à ce moment, des signaux lumineux sont émis vers l'avant et vers l'arrière, et parcourt la même distance pour atteindre Pierre et Paul simultanément pour un observateur dans le train. Pierre et Paul actionne bien le signal de la radio simultanément.
Que voit-on sur le quai ? L'ampoule s'allume et émet de la lumière vers l'avant et vers l'arrière à la vitesse de la lumière. Comme l'avant fuit la lumière, et que l'arrière va à l'encontre du signal, l'observateur du quai voit la lumière arriver en premier à l'arrière de la rame, puis ensuite la lumière arrive à l'avant. Pour l'observateur resté à quai, Pierre actionne d'abord le signal, puis ensuite c'est le tour de Paul.
En relativité restreinte, il y a relativité de la simultanéité.
Contraction des longueurs
D'après les transformations de Lorentz, une règle de longueur L dans un référentiel n'aura pas la même longueur vu dans un référentiel en mouvement. En effet, il suffit de considérer l'évènement : (x1,t) (x2,t) dans R (x1 étant l'extrémité gauche de la règle et x2 l'extrémité droite par exemple). Dans R', étant donné que la simultanéité est relative, la longueur de la règle sera différente, elle sera plus courte.
A-t-on des observations physiques du phénomène de contraction relativiste des longueurs ?
Effectivement, tous les jours, notre atmosphère est bombardée par des rayons cosmiques, ceux-ci génèrent des particules instables : les muons, qui ont une durée de vie faible : 1e-6 seconde soit 1 millième de millème de seconde. S'ils voyageaient à la vitesse de la lumière, ils auraient le temps de parcourir 300 mètres, or, ils sont créés à 20 km d'altitude.
Comment se fait-il qu'ils arrivent jusqu'à la surface de la terre ? Dans le référentiel des muons, c'est très simple, étant donné que la terre voyage quasiment à la vitesse de la lumière par rapport à eux, notre atmosphère, qui a une épaisseur de 20 km, semble moins épaisse à cause de la contraction relativiste des longueurs. Pour eux, l'atmosphère a l'air de faire quelques mètres, ou quelques centimètres.
Dilatation des durées
Toujours d'après les transformations de Lorentz, les horloges ne battent pas à la même vitesse vu de deux référentiels en mouvement.
Revenons sur la même expérience : celle de la création des muons à haute altitude. Selon l'interprétation vue de la terre, les muons subissent une dilatation relativiste des durées, ils semblent vivre plus longtemps c'est pourquoi ils peuvent atteindre la surface de la terre.
Les deux explications sont correctes et équivalentes. Ce sont des descriptions quantitatives strictement équivalentes, mais de points de vu différents dans des référentiels différents.
Paradoxes
Puisque la relativité restreinte bouleverse nos conceptions familières de l'espace et du temps, des raisonnements pas assez rigoureux peuvent nous conduire à des situations bizarres, non familières, voire fausses.
C'est une expérience de pensée imaginée par Albert Einstein, et dont les calculs détaillés ont été faits par Paul Langevin (physicien français). Dans cette expérience, l'on prend deux jumeaux : Franck et Fred. Franck reste sur terre, tandis que Fred part pour une planète extra solaire située à 10 années lumière, dans une capsule spéciale, puis revient. Le voyage se fait le plus confortablement possible, avec une phase où le vaisseau acquiert sa vitesse nominale, puis reste à cette vitesse pendant la majeure partie du temps. A son retour, il s'est écoulé 21 ans, Franck a vieillit de 21 ans, mais pour Fred, il ne s'est écoulé qu'une année.
Ici la différence d'âge heurte le sens commun, mais en appliquant les calculs de relativité avec précaution nous tombons sur le même résultat.
La théorie de la relativité nous dit que les phénomènes sont identiques dans tous les référentiels, or, pour Fred, celui-ci est au repos, mais c'est Franck qui voyage, donc le temps doit s'écouler plus lentement dans le référentiel de Franck vu par Fred. Franck fait exactement le même raisonnement et en déduit la même chose. Comme d'après la relativité, tous les référentiels sont identiques, ils devraient avoir le même âge, or ce n'est pas du tout le cas, comment est-ce possible ?
Tout simplement parce que la relativité restreinte s'applique aux référentiels non accélérés, et que Fred, par le fait d'aller et revenir doit obligatoirement accélérer, c'est ce qui est à l'origine de la dissymétrie.
E=mc² est l'équation la plus célèbre du monde, mais quelle en est sa signification ? Et comment l'a-t-on établi ?
L'équation fait intervenir les termes E d'énergie (en Joule), et m de masse (en kg), multipliée par la vitesse de la lumière au carré (en m/s). Cela veut dire que la masse est proportionnelle à l'énergie, ce qui veut dire que l'un peut se convertir en l'autre et vice versa. En raison du facteur énorme que représente c² (environ 9e16 m²/s²), un kilogramme de matière renferme une quantité énorme d'énergie : près de 9 petajoules (PJ).
En relativité restreinte, la vitesse que l'on définit comme le rapport entre la distance et le temps n'est pas un quadrivecteur. Le quadrivecteur suivant permet d'avoir une vitesse relativiste :
De même que la quantité de mouvement classique, nous pouvons définir la quantité de mouvement relativiste (produit de la masse et de la quadrivitesse), obtenant le quadrivecteur énergie-impulsion.
A faible vitesse nous retrouvons bien la quantité de mouvement galiléenne. Quelle est la signification de la composante temporelle ? Faisons l'approximation des faibles vitesses et faisons un développement limité pour le facteur de Lorentz obtenant :
Multiplions la composante temporelle par c obtenant :
Nous reconnaissons l'énergie cinétique. Lorsque la vitesse est nulle, cette quantité n'est pas nulle, il existe donc une énergie de repos. Nous reconnaissons donc la célèbre équation de la relativité. La masse est proportionnelle à l'énergie.
Conséquences sur la physique nucléaire et la bombe
Vers la fin du XIXème siècle, à mesure que les instruments de mesure s'amélioraient en précision, l'on a constaté que le rapport des masses des éléments chimiques étaient dans un rapport entier (même pour le chlore par exemple, même si sa masse molaire est de 35.5 g/mole, il a été compris qu'il était constitué de deux isotopes 35 et 37 dans les proportions 3 et 1 expliquant cette masse molaire), enfin... presque, à 1% près.
Grâce à la théorie d'Einstein, l'on comprend maintenant où est passée cette masse manquante. C'est en fait l'énergie de liaison des nucléons.
Donc si l'on prend 1 kg d'hydrogène et que l'on arrive à fusionner celui-ci en hélium, environ 1% de la masse totale sera libérée en énergie, soit 10g multipliée par c² soit donc : 1e15 joules (contre 3e15 joules consommation annuelle de la France). 1 kg d'hydrogène peut subvenir aux besoins énergétique de la France pendant 4 mois (contre 90 millions de tonne de pétrole).
C'est une quantité d'énergie colossale contenue dans un noyau atomique, qui a eu la macabre application militaire gravée dans l'Histoire de l'Humanité.
Accélérateurs de particules
Les premiers accélérateurs de particules étaient linéaires, l'on accélérait une particule le long de celui-ci, plus il était long, et plus l'énergie atteinte était élevée, mais ceci n'est pas très rentable, puisque la particule ne passe qu'une seule fois dans celui-ci. C'est pourquoi a été inventé le cyclotron. C'est un accélérateur constitué de deux D, générant un champ magnétique permettant de dévier des particules chargées le long d'une trajectoire circulaire. Entre les deux D règne une différence de potentiel permettant d'accélérer la particule.
Schéma d'un cyclotron. Ernest O. Lawrence - Method and apparatus for the acceleration of ions.
Il faut donc faire osciller la tension alimentant les électro-aimants à une fréquence précise pour accélérer la particule (il y a deux cycles par tour). Or cette fréquence dépend de la masse de la particule, lorsque celle-ci approche de façon non négligeable la vitesse de la lumière, l'on remarque que la fréquence n'est plus adaptée, la particule a l'air de devenir plus lourde, cette augmentation de la masse en fonction de la vitesse est exactement décrite par la relativité restreinte.
Il y a donc dilatation de la masse, il faut donc adapter un cyclotron en synchro cyclotron, pour "synchroniser" la bonne fréquence en fonction de la vitesse de la particule pour compenser les effets relativistes (de la relativité restreinte).
La Relativité Générale
La Relativité Générale
La théorie de la gravitation de Newton, publiée en 1687 dans les "Principia Mathematica", a expliqué la chute des corps, le mouvement des planètes autour du soleil, le modèle Copernicien du système solaire, le mouvement des comètes, les lois empiriques de Képler. A mesure que les instruments d'observation s'affinaient, des décalages ont été observés, notamment l'avance de périhélie de la planète Mercure (43 secondes d'arc par siècle, même après avoir tenu compte de la perturbation des autres planètes).
Conscient des conséquences de la théorie de la relativité restreinte sur la mécanique classique, Einstein voulait s'attaquer à la théorie de la gravitation de Newton, qui n'arrivait pas à expliquer certaines anomalies (avance de périhélie de Mercure, des explications ont été avancées, notamment une ellipticité du soleil [que les érudits connaissent sous le terme J2, où une autre planète entre Mercure et le Soleil : Vulcain, perturbant son orbite]), puisque celle-ci contredisait de manière flagrante la relativité restreinte, comme quoi aucun signal ne peut se déplacer plus vite que la lumière, a fortiori, la détection d'un champ de gravitation est un signal, celui-ci ne peut pas se propager plus vite que la lumière.
Par ailleurs Einstein voulait étendre le principe de relativité à tous les types de mouvements, pas seulement rectiligne uniforme, mais également à tous les mouvements accélérés.
Le Principe d'équivalence
Aujourd'hui nous sommes tous familiers avec les ascenseurs, ou les expériences de micro-gravité dans des avions de ligne en chute libre. Nous savons que nous pouvons annuler les effets de la gravitation du moins localement. Au cinéma, dans les films de science-fiction, nous sommes également familiers avec l'absence de gravitation loin de toute planète, et que l'allumage des moteurs, provoquant un mouvement accéléré du vaisseau permet de simuler une certaine pesanteur.
Ceci est le principe d'équivalence, un mouvement accéléré peut être vu localement comme un champ de gravitation. Un observateur en chute libre, n'est plus soumis à la gravitation et les lois de la relativité restreinte s'appliquent.
On peut voir un mouvement accéléré comme une rotation dans l'espace-temps, dont l'angle dépend du point de l'espace.
Idée d'invariance de jauge locale
Nous avons vu dans la partie sur la relativité restreinte que deux observateurs en translation rectiligne uniforme ont leur repère d'espace-temps tourné d'un certain angle. En fait chaque point d'un repère est tourné du même angle phi par rapport à un autre repère. En d'autres termes dans une rotation globale de l'espace-temps, les lois de la physique sont invariantes. En termes plus techniques, nous disons que les lois de la physique doivent être invariantes par symétrie de jauge globale dans le groupe SO(3,1) (c'est un groupe de symétrie orthogonale, les matrices sont de dimension 4).
Pour un mouvement accéléré, nous voyons que la vitesse varie en fonction du point. En fait l'on peut considérer une rotation qui dépend du point de l'espace-temps. Einstein a postulé que les lois de la physique restent également invariantes par une rotation quelconque, l'on dit que les lois de la physique doivent être invariantes par une symétrie de jauge locale SO(3,1) (c'est une rotation quelconque dans l'espace-temps, angle qui dépend du point).
Fort de cette idée, Einstein a donc imaginé un rayon de lumière vu par un observateur en chute libre. En l'absence de champ de gravitation la lumière se déplace en ligne droite, alors dans un champ de gravitation la lumière doit voyager sur une trajectoire courbe. L'espace-temps doit être courbe !
Conséquence sur l'Espace-Temps
Pour développer la théorie, il faut donc utiliser les mathématiques des espaces courbes développées au XVIIIème siècle par des mathématiciens comme Carl Friedich Gauss(1777-1865), Nicolaï Lobatchevsky (1792-1856), Janos Bolyai (1802-1860), et Bernhard Riemann (1826-1866), formalismes très adaptés à la relativité générale.
Heureusement à l'école polytechnique fédérale de Zurich (EPFZ), Einstein a gardé contact avec un très bon ami : le mathématicien Marcel Grosmann, qui le formera à sa spécialité : les espaces de Riemann.
Annexe Mathématique
Espace-Temps de Minkowski
Nous pouvons écrire les équations de la relativité restreinte sous forme tensorielle.
L'espace-temps de Minkowski est, plat, dépourvu de matière. Dans cet espace non euclidien, nous pouvons écrire le produit scalaire de la façon décrite dans le section précédente, faisant intervenir le tenseur métrique suivant :
Métrique
Ce tenseur est la métrique d'un espace-temps plat. Il permet de mesurer des longueurs connaissant les composantes d'un vecteur ou quadrivecteur. Dans un espace-temps courbe, le tenseur métrique dépend de la position.
Dérivée covariante, et Coefficients de Christoffel
Les équations de la relativité restreinte sont bien invariantes par rotation d'un angle constant dans l'espace-temps. Mais pour qu'elles respectent le principe d'équivalence, il faut modifier ces équations afin qu'elles soient invariantes dans un espace-temps courbe. La dérivée traditionnelle n'a pas un caractère covariant (elle ne garde pas la même forme lorsque l'on change de référentiel, puisqu'elle ne prend pas en compte la variation des vecteurs de sa base locale).
La dérivée ainsi définie permet de prendre en compte la courbure de l'espace. En effet, pour connaître comment varie un vecteur, il ne suffit pas de savoir comment varient ses composantes, il faut également voir comment varient les vecteurs bases de l'espace (c'est ce qui explique le terme supplémentaire).
Où les coefficients de Christoffel s'écrivent :
Dans un espace courbe, il n'y a plus de ligne droite, les équations donnant les géodésiques (chemin le plus court entre deux points) sont :
Courbure
Comment peut-on caractériser un espace courbe de manière locale ? Il suffit de transporter un vecteur vers un point, en parcourant 2 chemins différents, chemins caractérisés par 2 directions que l'on alterne (ex : Nord puis Est, ou bien Est puis Nord), et de comparer leur direction, obtenant:
Les coefficients de Christoffel n'ont pas un caractère tensoriel. Nous pouvons donc définir un tenseur, permettant de caractériser la courbure de l'espace-temps :
Tenseur énergie impulsion
En relativité restreinte, il y a un tenseur important : le tenseur énergie-impulsion. Celui-ci permet de caractériser la distribution de matière et d'énergie, sources d'un champ gravitationnel. Celui-ci peut être défini pour un fluide parfait (densité d'énergie, pression), ou tout simplement en utilisant le Lagrangien du système. Nous ne donnerons pas de définition ici.
L'expression en relativité restreinte de la conservation de l'énergie-impulsion s'écrit de la façon suivante :
Ce tenseur est symétrique et d'ordre 2. En relativité générale, la dérivée covariante de ce tenseur doit être nulle.
Nous pouvons maintenant formaliser l'intuition d'Einstein, et donc relier la distribution de matière (le tenseur énergie-impulsion) à la courbure de l'espace-temps. Pour cela, il faut trouver un tenseur d'ordre 2 symétrique, ayant une dérivée covariante nulle, incluant des propriétés de courbures (donc un tenseur d'ordre 2 dérivé du tenseur d'ordre 4 de courbure).
Equation d'Einstein
A partir du tenseur de Riemann, il est possible de le contracter pour obtenir un tenseur d'ordre 2, symétrique. De là nous pouvons construire un tenseur de dérivée covariante nulle, c'est exactement celui qu'il nous faut pour relier la distribution de masse et d'énergie et la courbure de l'espace-temps :
La relativité générale relie la distribution de l'énergie et de la matière à la courbure de l'espace-temps.
Commentaire sur l'équation
Cette équation est extrêmement simple et extrêmement belle. En partant de l'hypothèse comme quoi les lois de la physique sont les mêmes dans tous les référentiels, accélérés ou non, et du postulat du principe d'équivalence (qui est une très belle symétrie de jauge locale), nous aboutissons à une équation qui nous dit que la distribution de matière pilote la courbure de l'espace-temps. La matière dit à l'espace comment se courber, et l'espace dit à la matière comment se mouvoir.
Solution de Schwarzschild
Karl Schwarzschild est un physicien allemand. Engagé en tant qu'artilleur sur le front russe pendant la première guerre mondiale, il a pu résoudre les équations d'Einstein entre deux calculs de balistique, obtenant la métrique éponyme. Il est mort suite à une maladie contractée pendant la guerre sur le front en 1916.
Cette solution est valable à l'extérieur d'une source à symétrie sphérique. Elle montre qu'en deçà d'un rayon particulier, la métrique s'affole.
Ondes gravitationnelles
Tout comme les équations de Maxwell, les équations d'Einstein permettent l'existence d'une métrique non plate en l'absence de source de gravitation. Ces perturbations se propagent à la vitesse de la lumière, ce sont des perturbations de l'espace et du temps, ou des rides d'espace-temps.
Il est possible de faire un calcul analytique en supposant l'espace-temps plat, et supposer ses rides de faibles amplitudes.
Confirmations Expérimentales
Avance du Périhélie de Mercure
Vers la fin du XIXème siècle, à mesure que les instruments et les observations se sont affinées, les scientifiques ont remarqué des décalages par rapport aux lois de Newton, notamment l'avance de périhélie de Mercure. Même en rajoutant la contribution des autres planètes, il subsiste un petit décalage de 43 secondes d'arc par siècle.
Après avoir écrit ses équations, Einstein s'est empressé de calculer cette avance de périhélie et a trouvé exactement 43 secondes d'arc par siècle, ceci l'a conforté dans le pouvoir explicatif de la théorie de la relativité générale fraîchement échafaudée.
Expédition d'Eddington
La théorie de la relativité générale prédit une courbure de l'espace-temps importante au voisinage d'un astre massif. L'astre le plus massif, le plus près de nous est le Soleil, et il est facile de vérifier si l'espace est bien courbe. En effet, il suffit de comparer la position des étoiles lorsque le Soleil est absent, et lorsque le Soleil est présent dans la même partie du ciel (donc à 6 mois d'intervalle), les étoiles les plus près angulairement parlant seront les plus déviées. Or au lendemain de la première guerre mondiale, il y avait une éclipse totale du Soleil (en 1919). Cet évènement est idéal pour vérifier les prédictions de la relativité générale. Plusieurs expéditions ont été financées, et Arthur Eddington a pu prendre des clichés afin de vérifier la prédiction de la relativité générale.
Du jour au lendemain, Albert Einstein est devenu connu du grand public en faisant la une des journaux.
L'expérience de Pound-Rebka
L'expérience établie en 1959 utilise comme source la désexcitation d'un noyau de Cobalt 57 dans le domaine gamma. Les expérimentateurs ont constaté une variation de la fréquence émise entre le sommet et le bas d'un immeuble de seulement 22.5 mètres, avec une marge d'erreur de 10% conformément aux prévisions de la relativité générale.
Ralentissement des horloges dans un champ de gravitation
De manière anecdotique, une fusée a également été envoyée à 10 000 km d'altitude en 1976, avec à son bord une horloge atomique équipée d'un maser à hydrogène. Il a été alors possible de comparer la cadence de cette horloge et de celle identique restée sur terre. Cela a également confirmé à 0.007% près un ralentissement des horloges dans un champ de gravitation.
Entraînement de l'espace temps gravity probe B
En 2004, une sonde a été lancée : Gravity Probe B, équipée de gyroscope avec des sphères de silicium. La sonde était programmée pour fonctionner 1 an afin de récolter assez de données pour démontrer un autre effet de la relativité générale : l'effet Lense-Thirring, ou l'entraînement de l'espace-temps au voisinage de la terre.
En 2005 les premiers résultats ont permis de conclure qu'un effet de ce genre existe, mais les données trop bruitées ne permettent pas de confirmer avec une précision suffisante les prédictions de la relativité générale.
Système binaire de pulsars
Un pulsar est une étoile à neutron tournant rapidement sur elle-même, émettant des ondes électromagnétiques dans la direction de ses pôles magnétiques, qui ne coïncident pas forcément avec son axe de rotation, c'est pourquoi nous les voyons clignoter. Les étoiles sont souvent doubles, ou triples, et il arrive parfois que des systèmes doubles d'étoiles similaires deviennent presqu'en même temps des étoiles à neutrons, formant un système double de pulsar.
Un certain nombre a été observé, et plus précisément PSR B1913+16. Il se trouve que ce système voit sa période diminuer, ce qui est inexplicable par les lois de Newton. Selon la relativité générale, un système n'ayant pas de symétrie sphérique doit émettre des ondes gravitationnelles, et donc perdre de l'énergie, donc l'orbite doit rétrécir et la période diminuer. Des mesures ont été faites pour connaître précisément la masse du système double, le rayon de l'orbite, etc... et Hulse et Taylor ont calculé la diminution de la période prédite par la relativité générale en 1974, trouvant une diminution de la période conforme aux observations. Ceci leur a valu le prix nobel de physique en 1993. Ceci confirme de manière flagrante la relativité générale, mais démontre de manière indirecte l'existence des ondes gravitationnelles.
Existence de trous noirs
Dans la solution de Schwarzschild, il existe un point où la métrique n'est plus très bien définie. Par un changement de variable adéquat, il n'en est rien. En fait la relativité générale admet une courbure infinie au centre de ces astres ce qui n'a pas trop de sens. Cependant, des astres ayant un rayon inférieur au rayon de Schwarzschild existent bien, comme par exemple au centre de la Voie Lactée, ou dans d'autres régions du ciel dénommées X, comme Cygnus-X1 ou Saggitarus-X1 etc...
De nos jours plus personne ne doute de l'existence des trous noirs, même si l'on n'en a toujours pas observé directement.
Ondes gravitationnelles
Dans un espace vide, il est possible que les composantes du tenseur métrique soient différentes du tenseur de Minkowski. Ces perturbations se propagent à la vitesse de la lumière. Ce sont des ondes gravitationnelles. Ces rides de l'espace-temps sont une prédiction de la relativité générale non encore directement observées.
Plusieurs expériences internationales sont actuellement en cours : VIRGO, LIGO, LISA. Elles sont toutes basées sur le même principe, l'interférométrie. En effet, pour détecter le passage d'une onde gravitationnelle, il suffit de détecter des variations de longueurs, pour cela, il suffit de régler un interféromètre, et de contrôler la figure d'interférence.
VIRGO est un projet franco italien construit près de Pise, les bras font 3 kilomètres de long, et le détecteur est en service depuis 2003.
LIGO (Laser Interferometer Gravitational-Wave Observatory) est un projet américain, composé de deux interféromètres séparés de 3000 km, dont les bras font 4 km.
LISA est un projet de l'ESA pour 2018, c'est un interféromètre spatial avec des bras d'une longueur de 50 millions de km.
Conclusion
La théorie de la relativité générale est une généralisation du principe de relativité échafaudée par Galilée au XVIIème siècle, qui a permis d'être généralisée en une théorie de la gravitation, bouleversant nos concepts d'espace et de temps, répondant à certaines questions sur le médiateur de cette force, qui est l'étoffe de l'espace-temps lui même. Elle a été élaborée par un seul homme, en 10 ans, guidé par des considérations d'ordre esthétique, et mathématique, fruit d'une profonde réflexion sur les lois de la physique.
Cependant cette révolution n'est pas achevée, puisque la physique a connu deux grands bouleversements à l'aube du XXème siècle : la relativité, mais également la mécanique quantique. Pour qu'une théorie puisse décrire tous les phénomènes naturels, elle doit contenir les idées de la physique relativiste (formalisme covariant), mais également les lois de l'infiniment petit (formalisme quantique).
Aujourd'hui 3 des 4 interactions fondamentales sont bien décrites dans ce formalisme de la théorie quantique des champs. Cependant, la prise en compte des phénomènes quantiques dans la description de la gravitation est toujours manquante. Aujourd'hui plusieurs pistes sont âprement arpentées par les plus grands physiciens : théorie des cordes, gravitation quantique à boucles, géométries non-commutatives, théorie des twistors, mousse de spins, etc... mais nous souffrons de données expérimentales suffisantes pour guider les théoriciens.
Néanmoins, je reste toujours très dubitatif sur la valeur véritable du travail de Einstein: en exagérant, son seul apport pour moi est d'avoir éludé le problème de la vitesse de propagation des ondes en la fixant à une valeur constante pour simplifier , ce qui arrangeait toute la communauté a posteriori, en particulier Maxwell, Michelson, Morley, Minkowski etc ...
De même pour l' effet photoélectrique, c'est Planck qui ébauche toute la théorie des quantas (l'énergie des ondes électromagnétiques est émise et absorbée en portions discontinues et indivisibles, appelées quanta) et là encore Einstein ne fait """que""" aller plus loin dans l' interprétation physique en, d 'une certaine manière, simplifiant le problème et en affirmant que la lumière est constituée de ces "portions indivisibles" : les photons.
Son "génie" est surtout l'intuition qui l' a guidée à travers ses succès et ses erreurs (mécanique quantique entre autres), son charisme et sa modestie mais pas le travail théorique et intellectuel laborieux, classique chez les scientifiques de son époque qui ont élaborés toute la structure mathématique et physique qui nous gouverne aujourd'hui.
Enfin ce n'est qu'une réflexion toute personnelle ...
Khainyan
Je crois que tu fais fausse route... En ce qui concerne la relativité restreinte en effet toutes les équations/les idées étaient déjà connues. Mais c'est Einstein qui a véritablement eu l'idée finale et a réussis à arrangé tout ça dans une théorie simple et élégante (il n'est pas le seul à avoir essayé!!!). La relativité générale est par contre entièrement de son cru. Partant de sa théorie de la relativité restreinte c'est lui qui a pensé à la rendre compatible avec la gravitation (enfin l'inverse), lui qui a établé toute les formules (même si il a été aidé par un mathématicien pour maitriser les outils nécessaire), et au final lui qui a réussi à rendre une théorie simple élégante. Ceci lui a demandé des années de travail...
DE
denlin
Dans une sous dimension la vitesse de la lumière va toujours plus vite que la vitesse de la lumière de 300 mk.s. et c'est cettevitesse supérieure de la lumière qui permet à notre univers d'être en expansion Pourquoi....dans une sous dimension la composition de la matière est infiniment légère, dilluée..... la lumière`a moins de poids à traîner à supportée, donc elle va plus vite et elle crée continuellement de nouvelles matières chimiques, organique, atomique......et c'est ce qui rend notre univers intelligent .....l'univers crée par compatibilité, par association, par transformation ......l'univers a une intelligence....froide....matématique...quantique
Aldebaran
Excellent dossier !!! Petite question par rapport à Galilée. C'est à lui que l'on attribue le principe de relativité ? Je pensais qu'il avait juste mis en avant la chute des corps ??
BA
Bap2703
Et bien c'est de la relativité : les lois physiques ne dépendent pas du (mouvement du) repère.
PA
passant
Peut-on expliquer ce passage : " ... il est impossible de savoir si l'on est en mouvement ou non par n'importe qu'elle expérience physique. "
BA
Bap2703
passant Peut-on expliquer ce passage : " ... il est impossible de savoir si l'on est en mouvement ou non par n'importe qu'elle expérience physique. "
Imagine toi dans le noir complet et sans accélération. Il te sera impossible de dire à quelle vitesse tu te déplace. Ton sentiment sera de dire que tu es immobile, même à l'aide de n'importe quel compteur de vitesse ultra sophistiqué. Vu que les lois physiques ne dépendent pas de la vitesse du repère, ton compteur mesurera un phénomène physique identique, peu importe que tu sois à 0, 10 ou 1000000 de m/s.
D'ailleurs le fait même de te donner une vitesse est incorrect ! Une vitesse est toujours par rapport à quelque chose : elle est relative.
OD
odysseus
Bap2703
passant Peut-on expliquer ce passage : " ... il est impossible de savoir si l'on est en mouvement ou non par n'importe qu'elle expérience physique. "
Imagine toi dans le noir complet et sans accélération. Il te sera impossible de dire à quelle vitesse tu te déplace. Ton sentiment sera de dire que tu es immobile, même à l'aide de n'importe quel compteur de vitesse ultra sophistiqué. Vu que les lois physiques ne dépendent pas de la vitesse du repère, ton compteur mesurera un phénomène physique identique, peu importe que tu sois à 0, 10 ou 1000000 de m/s.
D'ailleurs le fait même de te donner une vitesse est incorrect ! Une vitesse est toujours par rapport à quelque chose : elle est relative.
Oui, la vitesse est calculée par rapport au temps mis pour parcourir une distance. C'est le temps mis pour faire telle distance (km par heure, mètre par seconde...). 60 minutes pour faire 60 km, donnent 60 km/h. 30 minutes pour faire 60 km, donnent 120 km/h.
Donc donner une vitesse est correct si tu dis "je fais du 120 km/h". Ca te dit qu'en 1 heure tu feras 120 km, bien sûr à vitesse constante. On imagine bien que si la route n'est pas plate, il y aura des ralentissements et des accélérations.
Mais dans l'espace, il y a pas mal de chance que la vitesse soit plus régulière. Donc si mimi la mouche (une amie) enfourche un grain de lumière, elle peut dire "je fais du 299 792 458 m/s".
OS
Oswald_le_fort
Ben non, justement. La notion de temps pour un photon n'existe pas.
GU
Gui13
J'ai du mal à lire que
aucune connaissance préalable n'est nécessaire
quand on parle de tenseurs et de dérivées partielles.
Ce passage m'a d'ailleurs complètement largué ( et pourtant j'en ai bouffé des cours de physique en spé et en école d'ingé):
A partir du tenseur de Riemann, il est possible de le contracter pour obtenir un tenseur d'ordre 2, symétrique. De là nous pouvons construire un tenseur de dérivée covariante nulle, c'est exactement celui qu'il nous faut pour relier la distribution de masse et d'énergie et la courbure de l'espace-temps :
Toutes les notions qui sont évoquées dans cette phrase sortent au minimum d'une prépa (tenseur symétrique, dérivée covariante, distribution de masse), voire d'école d'ingénieur. Un mec avec son bac S ne comprendra probablement que le mot "dérivée".
Je trouve l'article intéressant, mais à part énoncer une suite d'équations, on n'arrive pas à rentrer dans le sujet. Je pense qu'il aurait été intéressant de développer un peu plus les expériences qui ont amené à ces résultats (l'interféromètre, l'observation de Mercure lors de l'éclipse de 1919), c'est quand même moins indigeste!
BA
Bap2703
odysseus Oui, la vitesse est calculée par rapport au temps mis pour parcourir une distance. C'est le temps mis pour faire telle distance (km par heure, mètre par seconde...).
Donc donner une vitesse est correct si tu dis "je fais du 120 km/h". Ca te dit qu'en 1 heure tu feras 120 km, bien sûr à vitesse constante.
Tu peux dire "je fais du 120 km/h par rapport à la route." C'est tout ! Tu ne peux par exemple pas savoir si c'est la route qui va a 120 km/h dans l'autre sens et que tu es a l'arrêt. Ou encore toutes sortes de combinaisons du genre 116583 km/h pour la route et 116703 km/h pour toi ! Nous sommes simplement habitués a donner les vitesses par rapport à ce gros morceau de choses qui apparemment ne bouge pas sous nos pieds. Cette notion de "par rapport à" c'est ce qu'on appelle le référentiel auquel on donne arbitrairement des propriétés qui ne sont en rien absolu. Exemple : le référentiel héliocentrique n'est pas le centre de l'univers, et il n'est pas non plus a l'arrêt... sauf si on décrète que c'est le cas, mais alors ca veux dire que c'est tout le reste qui va bouger par rapport à lui.
odysseus Donc si mimi la mouche (une amie) enfourche un grain de lumière, elle peut dire "je fais du 299 792 458 m/s".
Tiens je profite de ta remarque pour peut-être éclaircir la notion de relativité restreinte. Si la mouche pouvait effectivement enfourcher un grain de lumière, mettons au dessus du sol. Elle pourrait bien dire "je fais du 299 792 458 m/s par rapport au sol en dessous de moi". Un observateur verrait passer la mouche à fond la caisse sur son photon. Normal après tout elle va à la vitesse de la lumière comme son photon. Mais la lumière va toujours à la vitesse c peu importe le référentiel d'observation. Du coup que voit la mouche ? Dans son repère elle voit un photon partir à la vitesse c d'elle ! Du coup elle tombe du photon !
Rendons le problème un tout petit peu plus réaliste : la mouche chevauche désormais un surf fait de photons. Elle commence son voyage à une distance L de la fin du surf. D'ailleurs elle ne voyage pas exactement à la vitesse de la lumière mais un peu moins vite. Mettons v=c*99% par rapport a un observateur extérieur. La mouche voit donc le surf partir sous ses pattes à la vitesse de la lumière. Elle met donc un temps t(mouche)=L/c avant de tomber. Comme c est très grand la mouche se sent donc tomber au bout d'un temps très court ! L'observateur qui voit passer ce couple improbable peut lui dire: le surf va à la vitesse c par rapport à moi et la mouche va à la vitesse v=c*99% par rapport à moi. Donc avant que la mouche ne tombe, il va se passer un temps t(observateur)=L/(c-v). Comme v est presque égale à c la mouche va mettre très longtemps avant de tomber.
On a donc d'une part une mouche qui tombe très rapidement, et d'autre part une mouche qui tombe très lentement !! Le seul moyen de concilier ces deux approches c'est d'admettre que le temps est relatif lui aussi ! Dans notre cas de son point de vue la mouche a très peu de temps pour agir. Alors que pour l'observateur il a le temps de faire un tennis avant qu'elle ne tombe. Le temps passe plus vite pour l'observateur que pour la mouche.
Ce problème de mouche n'est pas simplement un délire, on peut réellement l'appliquer. Un exemple très analogue est constitué par les particules cosmiques qui bombardent la terre avec une vitesse phénoménale. On sait qu'elles doivent se désintégrer en en temps très très court en rentrant dans l'atmosphère. Hors si on mesure ce temps il est beaucoup plus long que ce qu'il devrait être. La solution ? Les particules vont très vite, du coup le temps pour elles est ralenti par rapport à nous. Tout comme pour la mouche. Du coup même si pour elles seulement quelques nanosecondes se sont écoulées avant la désintégration. De notre point de vue on verra qu'elle ont tenu plus longtemps que ce qui était prévu pour une particule à l'arrêt.
Sinon +1 avec Gui13 ca m'a bien fait marrer le "aucune connaissance préalable n'est nécessaire" Je sais pas qui a écrit l'article mais comme disait Einstein : "If you can't explain it simply, you don't understand it well enough."
PA
passant
Bap2703 " ... il est impossible de savoir si l'on est en mouvement ou non par n'importe qu'elle expérience physique. " Vu que les lois physiques ne dépendent pas de la vitesse du repère,
A priori donc la physique ne permet pas de savoir si l'on est en mouvement où pas, et , les lois physiques ne dépendent pas de la vitesse du repère.
Alors. 1/ Qui détermine le mouvement perçu? 2/ Les lois physiques dépendent de quel repère?
BA
Bap2703
Vous voulez dire le mouvement perçu par un humain ? Le fait qu'on sente que "ca bouge" ?
Si c'est cela alors l'homme dispose de plusieurs moyens de déduire le mouvement. Le corps dispose de plusieurs moyens de détecter les accélérations. En intégrant une accélération on peu calculer une vitesse par rapport à la vitesse avant accélération. Mais par dessus tout c'est la perception de notre environnement qui est utilisée pour percevoir un mouvement. Le fait de voir un paysage défiler, sentir l'air taper contre sa peau, etc. Le cerveau combine tout ca et en déduit qu'il est plus probable que vous êtes en mouvement plutôt que la terre défile sous vos pieds.
L'article mentionnait le phénomène du train : vous ne voyez pas la gare, seulement un autre train a côté du votre. Quand un train démarre l'accélération est a peine perceptible et il n'y a pas non plus de secousses. Bref le seul point de repère que vous avez c'est l'autre train. Mais à un moment vous voyez qu'il commence a se déplacer... ou alors c'est votre train qui a démarré. En l'absence de repères sensoriels votre cerveau ne peux pas décider. Et c'est normal car le corps n'a pas de moyen de détecter directement un mouvement ! D'ailleurs la physique ne sait pas faire mieux : que vous vous déplaciez par rapport à l'autre train, ou que l'autre train se déplace par rapport au votre, il n'y a pas de différence. Il n'y a pas de mouvement absolu. Par contre dès que vous voyez qu'un poteau se déplace à la même vitesse que l'autre train, votre cerveau en déduit que c'est vous qui vous déplacez.
D'ailleurs avez vous conscience que vous déplacez actuellement a grande vitesse autour du soleil ? Et que vous tournez en même temps autour du centre galactique ? Non, car vous n'avez ni détecteur direct de mouvement, ni indice indirect vous permettant de conclure que vous bougez.
Quant aux instruments de mesure et bien... c'est pareil ! Ils ne mesurent pas directement un déplacement. Ça sera toujours un déplacement par rapport à quelque chose. Et suivant les cas le physicien simplifiera : la Terre tourne autour du soleil car ainsi le mouvement des autres planètes sont décrits par la combinaison de leur propre rotation autour du soleil et de celui de la Terre autour du Soleil. Si on ne faisait pas ca il serait beaucoup plus complexe de décrire directement le mouvement des planètes "autour" de la Terre (certaines faisant des allers retours, des boucles, etc.)
Pour la seconde question : les lois physique ne dépendent justement pas d'un repère. Comme l'a montré Galilée que vous lâchiez un objet du haut du mat d'un bateau à l'arrêt ou d'un bateau en mouvement rectiligne uniforme, l'objet tombera toujours au pied du mat.
IS
Isabelle
Message d'information :
Lors de la mise en ligne du présent dossier deux parties ne sont pas passées en publication:
Dilatation des durées, Contraction des longueurs, Paradoxes
Confirmations Expérimentales
Ces parties ont été ajoutées et sont maintenant consultables sur le forum. Elles seront prochainement rétablies dans la partie publication/dossier du site.
Toutes nos excuses à l'auteur et aux lecteurs pour ce contre-temps.
Isabelle Membre de l'équipe Techno-science.net
Edit: cela a également été complété sur la partie publication/dossier du site
Khainyan
Pour reprendre et peut être préciser plus ce que dit Bap2703. En physique quand on étudie un phénomène on commence toujours par préciser quel référentiel on prend. Comme il l'a bien expliqué on ne dis pas je roule à 120km/h dans mon 4x4 (d'ailleurs on ne roule pas dans un 'x4...) mais par rapport à la route (ce qui correspond au référentiel terrestre) je roule à 120km/h. Et c'est même une approximation qui n'est valable que pour des échelles de temps et distance et de temps très petite! En effet le référentiel terrestre n'est pas galiléen: pour preuve lancez un objet à la verticale il ne retombera pas exactement au même endroit. (Je précise la définition d'un référentiel galiléen: un référentiel est dis galiléen si un objet soumis à aucune force, ou a une résultante des forces nulle a un mouvement rectiligne uniforme dans ce référentiel). Dans le cas de note objet lancé pour étudier son mouvement avec précision il faudrait se placer dans le référentiel géocentrique. Qui est lui même une approximation (dont le phénomène des marées et le plus bel exemple). Pour expliquer ces dernières il faut se placer dans le référentiel héliocentrique... et ainsi de suite. On ne considère toujours les lois phénomènes physique dans un certain référentiel qu'avec une certaine approximation. Approximation définie par le cadre dans lequel oui ou non on peut considérer le référentiel choisi comme galiléen. Il n'existe pas un référentiel absolu. (d'ailleurs "Toute forme d'absolue est pathologique" Nietzsche.)
PA
passant
Merci Bap de tes explications. D'accord bien évidemment à propos des moyens de perception nous concernant nous humains.
Alors je m'interroge à propos de l'abscence de repère sensoriel pour notre cerveau et ce qu'il en est déduit théoriquement à propos du mouvement.
AM
Ambuletz
passant Alors je m'interroge à propos de l'abscence de repère sensoriel pour notre cerveau et ce qu'il en est déduit théoriquement à propos du mouvement.
Je pense que les repères sensoriels ne stimulent pas uniquement la vue, j'ai entendu une histoire d'oreille interne. Celle-ci serait capable de détecter le mouvement d'un véhicule par rapport au sol, même à vitesse constante ? (c'est cela même qui produit le malaise que l'on a en voiture lorsqu'on lit, l'oreille interne perçoit que l'on se déplace, mais le vue signale le contraire et le cerveau n'aime pas ça)
Pour ce qui est du poids que l'on lâche du haut du mât d'un voilier, en déplacement ou non, j'ai saisi que le poids en question "s'appropriait" la vitesse du voilier et tombait donc dans tous les cas au pied du mât, mais j'ai quand même du mal à le concevoir. Si on ignore bien sûr les conditions extérieurs comme le vent, ce poids tombe-t-il vraiment au même endroit ?
Par exemple je m'imagine à bord d'un TGV à 400 km/h et je saute (on imagine hein) sur place à 10 m de haut (bon je suis sous le toit ouvrant). Est ce que durant ma montée et ma descente, ma vitesse par rapport à la terre sera constamment à 400 km/h, je ne vais pas "freiner" et perdre 0,5 ou 1 km/h ? et donc tomber ailleurs ?
(désolé si je ne suis pas très doué ! )
buck
Ambuletz Je pense que les repères sensoriels ne stimulent pas uniquement la vue, j'ai entendu une histoire d'oreille interne. Celle-ci serait capable de détecter le mouvement d'un véhicule par rapport au sol, même à vitesse constante ? (c'est cela même qui produit le malaise que l'on a en voiture lorsqu'on lit, l'oreille interne perçoit que l'on se déplace, mais le vue signale le contraire et le cerveau n'aime pas ça)
En fait non on n'est pas a vitesse constante (c'est a dire sans acceleration) sur la route, ce sont toutes les accelerations (lineaire ou angulaire en virage + impact de la rugorisite du sol) qui jouent sur le liquide de l'oreille interne et qui par comparaison
Ambuletz Pour ce qui est du poids que l'on lâche du haut du mât d'un voilier, en déplacement ou non, j'ai saisi que le poids en question "s'appropriait" la vitesse du voilier et tombait donc dans tous les cas au pied du mât, mais j'ai quand même du mal à le concevoir. Si on ignore bien sûr les conditions extérieurs comme le vent, ce poids tombe-t-il vraiment au même endroit ?
Par exemple je m'imagine à bord d'un TGV à 400 km/h et je saute (on imagine hein) sur place à 10 m de haut (bon je suis sous le toit ouvrant). Est ce que durant ma montée et ma descente, ma vitesse par rapport à la terre sera constamment à 400 km/h, je ne vais pas "freiner" et perdre 0,5 ou 1 km/h ? et donc tomber ailleurs ?
(désolé si je ne suis pas très doué ! )
Est tu d'accord pour dire que quand tu es dans un vehicule tu te deplace aussi a la vitesse de ce vehicule ? Si oui, et en negligeant les forces de frottement, l'ojbet tombera exactement au meme endroit. Cet objet a une vitesse de depart egale a celle du vehicule. Les forces qu'il subit n'est que celle de la pesanteur, qui est perpendiculaire a la direction de la vitesse, il ne subit pas de d'acceleration (en + ou en -) dans le sens de la direction de la vitesse de la part de la pesanteur. Donc pour un observateur sur le vehicule il tombera en ligne droite, car pas d'acceleration dans le sens de deplacement. Pour un observateur exterieur la chute sera de la forme d'une parabole.
Par contre si tu fait intervenir les forces de frottement, coriolis ou autre, l'objet va subir des acceleration (une deceleration est une acceleration negative ) ce qui va modifier sa vitesse, et donc il ne tombera pas au meme endroit que precedement
PA
passant
Publication Tout d'abord qu'est-ce qu'un référentiel ? C'est une référence (souvent attachée à un corps, imaginaire ou existant) par rapport à laquelle l'on décrit un phénomène. En effet, pour observer un phénomène, il faut un observateur, qui est lui-même attaché à un référentiel.
Un référentiel galiléen est un référentiel où lorsqu'aucune force n'est appliquée à un mobile, celui-ci est soit au repos soit en translation rectiligne uniforme, ce qui veut dire que le mobile se déplace en ligne droite à vitesse constante.
Puisque le train voyage en ligne droite, et à vitesse constante, nous ne ressentons rien, seulement notre corps appuyé vers le bas contre le siège.
Il est naturellement plus facile de marcher dans le train, lorsque celui-ci est en ligne droite, à vitesse constante, à 450 km/h
II me semble d'après cette lecture que le référentiel galiléen s'applique à l'objet transporté par un mobile, lequel mobile subit la force différemment de l'objet transporté ( soi par exemple ), objet transporté ne subissant aucune force.
buck
Il y a toujours la gravite qui joue
PA
passant
buck Il y a toujours la gravite qui joue
Ok, mais à qui porte-elle son effet dans le couple cité précédemment, couple déjà en question concernant le référentiel.
bongo1981
Merci tout le monde pour ces messages encourageants. Je m'excuse encore pour les problèmes de publication, et pour la clareté de l'exposée.
Solweig Néanmoins, je reste toujours très dubitatif sur la valeur véritable du travail de Einstein: en exagérant, son seul apport pour moi est d'avoir éludé le problème de la vitesse de propagation des ondes en la fixant à une valeur constante pour simplifier , ce qui arrangeait toute la communauté a posteriori, en particulier Maxwell, Michelson, Morley, Minkowski etc ...
Solweig> Je pense que ta vision sur le travail d'Einstein est extrêmement réducteur. Certes, en 1905, les bases de la relativité restreinte étaient assez bien posées, les transformations de Lorentz étaient connues, cependant il manquait un principe fondateur, et également un dépassement de la vision classique. Je tiens également à signaler qu'avant Einstein, personne ne comprenait l'unification électromagnétique (le champ magnétique est une composante du champ électrique vu dans un autre référentiel). Je pense que si Einstein n'était pas là, en 1905, ou quelques années puls tard, Lorentz, Poincaré ou un autre physicien de l'époque aurait formulé correctement la relativité restreinte. Par contre, la relativité générale était bien le travail d'un seul homme. D'ailleurs cette théorie était si avance qu'elle n'a été utilisée qu'après la mort d'Einstein.
Solweig De même pour l' effet photoélectrique, c'est Planck qui ébauche toute la théorie des quantas (l'énergie des ondes électromagnétiques est émise et absorbée en portions discontinues et indivisibles, appelées quanta) et là encore Einstein ne fait """que""" aller plus loin dans l' interprétation physique en, d 'une certaine manière, simplifiant le problème et en affirmant que la lumière est constituée de ces "portions indivisibles" : les photons.
Pour l'effet photo électrique, il faut faire attention à ne pas le confondre avec le problème du rayonnement du corps noir. Pour Planck, il a trouvé la forme analytique du spectre du corps noir, et a interprêté cette loi sans y croire. Einstein, est parti sur l'hypothèse : les échanges d'énergie entre matière et rayonnement se fait par paquet discontinu, et a démontré la loi de Planck (via des considérations thermodynamiques). Par ailleurs, alors que tout le monde pensait que la lumière avait une nature purement ondulatoire, Einstein a brandi haut et fort sa nature corpusculaire.
Solweig Son "génie" est surtout l'intuition qui l' a guidée à travers ses succès et ses erreurs (mécanique quantique entre autres), son charisme et sa modestie mais pas le travail théorique et intellectuel laborieux, classique chez les scientifiques de son époque qui ont élaborés toute la structure mathématique et physique qui nous gouverne aujourd'hui.
Enfin ce n'est qu'une réflexion toute personnelle ...
Son génie c'est l'alliance entre une intuition énorme, à une dextérité mathématique. Einstein savait quelles expériences considérer, quelles données prendre en considération, et quelles données ne pas prendre. Il sait également bouleverser les concepts classiques. Je rappelle qu'il est quand même un des pères fondateurs de la mécanique quantique, même si l'interprétation de Copenhague de lui a pas plu, et que... l'interprétation de la mécanique quantique reste encore un sujet brûlant aujourd'hui.
bongo1981
Ambuletz Je pense que les repères sensoriels ne stimulent pas uniquement la vue, j'ai entendu une histoire d'oreille interne. Celle-ci serait capable de détecter le mouvement d'un véhicule par rapport au sol, même à vitesse constante ?
L'oreille interne ne détecte que les accélérations.
Ambuletz Par exemple je m'imagine à bord d'un TGV à 400 km/h et je saute (on imagine hein) sur place à 10 m de haut (bon je suis sous le toit ouvrant). Est ce que durant ma montée et ma descente, ma vitesse par rapport à la terre sera constamment à 400 km/h, je ne vais pas "freiner" et perdre 0,5 ou 1 km/h ? et donc tomber ailleurs ?
(désolé si je ne suis pas très doué ! )
Tu es transporté par le train, c'est comme si tu sautais à 0 km/h par rapport au sol, tu retombes au même endroit où tu as sauté. (dis-toi bien que 400 km/h c'est par rapport au sol, mais la terre est en mouvement par rapport au soleil, et le soleil par rapport au centre de la galaxie, et la galaxie par rapport à l'amas local etc... et les vitesses sont de l'ordre du km/s).
Maulus
Et plus on va vite, plus notre temps relatif s'écoule lentement
bongo1981
Bap2703 Sinon +1 avec Gui13 ca m'a bien fait marrer le "aucune connaissance préalable n'est nécessaire" Je sais pas qui a écrit l'article mais comme disait Einstein : "If you can't explain it simply, you don't understand it well enough."
Je te remercie pour tes interventions pertinentes pour expliquer la relativité, et tes critiques constructives. J'ai essayé d'élaborer un dossier différent de ce que l'on trouve partout (trop de vulgarisation, sans équation), et j'ai essayé d'expliquer la relativité de la simultanéité par exemple. J'ai choisi d'introduire des équations sans démonstration, et l'objet de la présentation n'est pas de remplacer un cours (il y en a beaucoup sur internet et des bien mieux que ce modeste dossier), et j'ai donné quelques pistes pour démontrer justement certaines relations. Cependant je m'excuse pour la publication qui a omis un ou deux paragraphes (qui présentent justement les conséquences).
Je n'ai pas parlé de résultats expérimentaux qui auraient pu guider la théorie tout simplement parce que la relativité restreinte et la relativité générale sont deux théories qui ne se sont absolument pas basées sur les résultats expérimentaux.
bongo1981
Maulus Et plus on va vite, plus notre temps relatif s'écoule lentement
nop, plus tu vas vite, plus tu vas voir le temps des autres s'écouler lentement, et les autres vont te voir plus lentement également, mais pour toi, tu se passe... normalement !
bongo1981
passant II me semble d'après cette lecture que le référentiel galiléen s'applique à l'objet transporté par un mobile, lequel mobile subit la force différemment de l'objet transporté ( soi par exemple ), objet transporté ne subissant aucune force.
Un référentiel est un point de vu, il n'a pas de caractère matériel.
Reprends l'exemple de la description de la valve d'un vélo. Tu peux adopter le point de vu de la roue (c'est pas intéressant tout serait immobile), le vélo (un cercle), ou la terre ferme (une cycloïde).
Il faut juste comprendre que c'est un point de vu différent pour décrire un mouvement.
AM
Ambuletz
Merci Buck et Bongo, en effet je comprends mieux. En fait si j'ai du mal à le concevoir, j'imagine que c'est parce que l'on parle de théorie, et que l'on néglige certains facteurs comme la poussée du vent. J'imagine mieux cette situation dans le vide intersidérale en fait
PA
passant
bongo1981 Il faut juste comprendre que c'est un point de vu différent pour décrire un mouvement.
Bongo, merci pour ta précision mais alors, lorsque Einstein formule son équation E=MC², quel a été son point de vue par rapport au mouvement.
Khainyan
c'est à dire passant? E=Mc² c'est l'énergie d'un corps au repos. Donc pas de mouvement...
OD
odysseus
Bap2703
odysseus Oui, la vitesse est calculée par rapport au temps mis pour parcourir une distance. C'est le temps mis pour faire telle distance (km par heure, mètre par seconde...).
Donc donner une vitesse est correct si tu dis "je fais du 120 km/h". Ca te dit qu'en 1 heure tu feras 120 km, bien sûr à vitesse constante.
Tu peux dire "je fais du 120 km/h par rapport à la route." C'est tout !
Dans ce cas, certainement.
Mais Voyager 1, parti en 1977, dans le vide total, n'a pas de route sous lui. Pour sa vitesse on prend bien le temps qu'il met pour parcourir une distance. Autre exemple, la lumière envoyée sur le miroir sur la Lune pour estimer l'éloignement annuel de notre satellite, permet, connaissant la vitesse de la lumière, de calculer la distance Terre-Lune grâce au temps qu'elle met à en revenir. (temps, distance, vitesse).
Khainyan
Dans le cas de la lumière c'est particulier: quelque soit le référentiel choisit elle va à la même vitesse. dans le cas de voyager1: je peux affirmer que par rapport à elle-même elle n'a pas bouger. Et pour mesurer la vitesse de Voyager 1 on le fait par rapport à nous: on mesure une certaine distance, sur une certaine durée, on en déduit une certaine vitesse moyenne... mais par rapport au centre de la galaxie elle va pas à la même vitesse
PA
passant
Khainyan E=Mc² c'est l'énergie d'un corps au repos. Donc pas de mouvement...
Dans ce cas je ne comprends rien du tout sachant qu'il n'y a pas d'état de repos absolu.
bongo1981
passant
Khainyan E=Mc² c'est l'énergie d'un corps au repos. Donc pas de mouvement...
Dans ce cas je ne comprends rien du tout sachant qu'il n'y a pas d'état de repos absolu.
Personne ne parle de repos absolu... mais de repos dans un référentiel donné. Je te propose de relire cette partie pour E=mc² : viewtopic.php?p=102560#p102560
Et de bien relire la définition d'un référentiel.
bongo1981
odysseus Dans ce cas, certainement.
Mais Voyager 1, parti en 1977, dans le vide total, n'a pas de route sous lui. Pour sa vitesse on prend bien le temps qu'il met pour parcourir une distance. Autre exemple, la lumière envoyée sur le miroir sur la Lune pour estimer l'éloignement annuel de notre satellite, permet, connaissant la vitesse de la lumière, de calculer la distance Terre-Lune grâce au temps qu'elle met à en revenir. (temps, distance, vitesse).
Mais le souci avec Voyager 1 c'est que les distances et durées mesurées dans son référentiel ne sont pas les mêmes que dans le référentiel terrestre.
PA
passant
Cette discussion m'amène à penser cette formule à.
Si l'on considère que l'équation E=MC² est celle d'un corps au repos cela suppose par le terme C² qu'il y a un potentiel implicite dans la masse de ce corps au repos. Ce potentiel implicite appelle me semble-t-il le mouvement des atomes inhérent au corps en question.
bongo1981
passant Cette discussion m'amène à penser cette formule à.
Si l'on considère que l'équation E=MC² est celle d'un corps au repos cela suppose par le terme C² qu'il y a un potentiel implicite dans la masse de ce corps au repos.
L'énergie des bombes atomiques vient de là
passant Ce potentiel implicite appelle me semble-t-il le mouvement des atomes inhérent au corps en question.
Pas forcément des mouvements... cette énergie peut-être libérée par des énergies de liaisons nucléaires par exemple...
PA
passant
bongo1981
passant Cette discussion m'amène à penser cette formule à.
Si l'on considère que l'équation E=MC² est celle d'un corps au repos cela suppose par le terme C² qu'il y a un potentiel implicite dans la masse de ce corps au repos.
L'énergie des bombes atomiques vient de là
passant Ce potentiel implicite appelle me semble-t-il le mouvement des atomes inhérent au corps en question.
Pas forcément des mouvements... cette énergie peut-être libérée par des énergies de liaisons nucléaires par exemple...
Merci bongo pour ces précisions, j'y vois un peu plus clair dans cette formule torturante.
Ze Venerable
cool, je vais lire ça attentivement, mici
Khainyan
bongo1981
passant Cette discussion m'amène à penser cette formule à.
Si l'on considère que l'équation E=MC² est celle d'un corps au repos cela suppose par le terme C² qu'il y a un potentiel implicite dans la masse de ce corps au repos.
L'énergie des bombes atomiques vient de là
J'fais le chieur et je complète les exemples L'énergie dégagée par les désintégration viens de là, par les réactions chimique... Toutes cette énergie viens des défauts de masse...défauts de masse qui viennent de la libération des énergies de liaison(qui induisent donc une masse ) lors de la réaction. Eh oé.. ta voiture roule à coup de défaut de masse.
hein quoi? ça veut rien dire? m'en fous ça sonne bien!
JA
jal
bonjour petit erratum
2nde guerre mondiale, il y avait une éclipse totale du Soleil (en 1919).
c'est pas plutôt la première guerre mondiale ?
amicalement. jérôme
NE
Neoprène
Merci pour cet éclairage concernant l'équation d'Einstein. J'ai même pas compris l'histoire du train... C'est vrai, je ne suis pas une lumière (enfin, tout est relatif), moyennant quoi je n'en sais pas vraiment plus à l'arrivée qu'au départ(1) S'agirait-il là d'un effet de la relativité appliquée ?
(1) Je crois avoir compris les aventures de Mimi la Mouche quand même.
bongo1981
Pour le train, il faut juste retenir la relativité de la simultanéité. Dans la vie de tous les jours, il est intuitivement évident que deux évènements simultanés, sont simultanés dans l'absolu.
La théorie de la relativité démontre que la simultanéité de deux évènements est une notion relative et dépend du référentiel.
D'ailleurs pour parler un peu plus mathématiquement, l'on peut situer deux évènements A et B dans l'espace-temps via les 4 coordonnées spation temporelles : A(xA,yA,zA,tA) et B(xB,yB,zB,tB).
Lorsque l'on calcule l'intervalle d'espace-temps : (delta S)² = (ctA-ctB)² - (xA-xB)² - (yA-yB)² - (zA-zB)²
Si cette quantité est positive, alors il existe un référentiel où les deux évènements se produisent au même point (ça veut dire que quelqu'un peut influencer les deux évènements). Si cette quantité est négative, il existe un référentiel où ces deux évènements sont simultanés. Si cette quantité est nulle, alors ces deux évènements ne peuvent être reliés que par la lumière.
Jean-Yves BOULAY
Paradoxe des jumeaux de Langevin Ok pour des jumeaux, mais essayez donc de faire la même démo avec des triplés : l'un reste sur Terre (A), les deux autres (B et C) voyagent dans l'espace mais à des vitesses et durées de voyage différentes. Comparez donc leurs âges ! Vous constaterez que vous n'obtenez pas le même résultat entre A et C si vous calculez directement la différence A-C ou si vous calculez entre A et B puis C déduit de la différence entre B et C ! Cette théorie souffre donc d'un petit bogue
Maulus
Forcément... si on change d'observateur, sa va pas coller...
bongo1981
Jean-Yves BOULAY
J'ai pas trop compris
Jean-Yves BOULAY
bongo1981
Jean-Yves BOULAY
J'ai pas trop compris
Si A reste sur Terre, B voyage relativement à A pendant 21 ans mais ne vieilli que des 3 ans par exemple. C voyage par exemple 30 ans relativement à A et vieilli 5 ans. Donc àprès être retourné sur Terre, B et C on 2 ans d'écart. Mais si on applique la théorie uniquement entre B et C, il n'y aura pas 2 ans d'écart entre les deux voyageurs de l'espace ! Autre petit paradoxe sur la vitesse de la lumière : à quelle vitesse l'une par rapport à l'autre s'éloignent deux ondes lumineuses se dirigeant dans deux directions opposées !?
bongo1981
Jean-Yves BOULAY Si A reste sur Terre, B voyage relativement à A pendant 21 ans mais ne vieilli que des 3 ans par exemple. C voyage par exemple 30 ans relativement à A et vieilli 5 ans. Donc àprès être retourné sur Terre, B et C on 2 ans d'écart. Mais si on applique la théorie uniquement entre B et C, il n'y aura pas 2 ans d'écart entre les deux voyageurs de l'espace !
Ben justement si tu appliques mal la théorie ça ne marche pas. Si tu considères B dans un référentiel galiléen, et que C voyage, tu trouveras un autre chiffre, et idem inversement. B et C ne sont pas dans des référentiels galiléens, tu dois en prendre compte, et tu finis par trouver 2 ans aussi.
Jean-Yves BOULAY Autre petit paradoxe sur la vitesse de la lumière : à quelle vitesse l'une par rapport à l'autre s'éloignent deux ondes lumineuses se dirigeant dans deux directions opposées !?
à la vitesse de la lumière (je ne sais pas si ça a un sens de parler de vitesse dans ces cas là puisque l'on ne peut pas définir de référentiel pour un objet voyageant à la vitesse de la lumière.
Maulus
J'me répète, si tu change d'observateur au milieu de l'analyse, forcément c'est ridicule... Puis pour deux photons qui s'éloignent l'autre de l'autre en sens opposé, leur vitesse relative est de 600 000 km/s. Je vois pas le paradoxe