Ce dossier nous est proposé par Daniel Ichbiah, écrivain, auteur du livre "Robots, genèse d’un peuple artificiel" publié aux éditions Minerva en 2005. Ce livre fait partie de la sélection Prix Roberval 2005.
Vous trouverez les références de l’auteur et de son ouvrage sur la dernière page de ce dossier "En savoir plus".
Introduction : Le robot ami ou ennemi ?
Frankenstein, RUR, Metropolis… Les premiers androïdes étaient le plus souvent dépeints comme d'infâmes dégénérés, obsédés par une seule et même idée : ravir à leur créateur sa place dominante, prendre les commandes de la civilisation, asservir les humains sans s'embarrasser des scrupules propres aux êtres de chair.
Cet imaginaire qui a baigné les fantasmes de bien des adultes en devenir n'était pas tendre pour les robots. Il a fallu Asimov, R2-D2 et autres robots plus débonnaires tel que le dessin animé Astro Boy pour adoucir cette image flétrie…
Ce dossier fait le point sur cette évolution de l’image des robots depuis le mythe de Prométhée — la créature menaçante qui se révolte contre la vanité de l’Homme — jusqu’à l’ère actuelle des compagnons débonnaires du foyer.
Le péché originel
L'homme peut-il élaborer une créature à son image sans y laisser des plumes ? De nombreux auteurs et réalisateurs semblent induire que la chose n'est pas possible, laissant transparaître une morale sous-jacente, comme quoi l'humain irait à l'encontre d'un certain ordre des choses en endossant ce rôle de créateur de vie. D’ailleurs, bien des écrivains se plaisent à marquer la frontière entre l'homme et sa progéniture artificielle en marquant le territoire du premier par la notion de conscience, indépendante de toutautomatisme. Quand bien même certains films tels que A.I. de Spielberg traitent de la potentielle naissance d'une telle intuition de soi-même, l'avis général est que le robot ne sera jamais qu'une machine quand bien même elle serait animée par un logiciel ultra-sophistiqué. Dans une de ses nouvelles, Boris Vian avait d'ailleurs eu ce trait d'humour par rapport à un robot que s'il lui manquait de respect, il s'aviserait de le débrancher !
Étant à jamais dépourvu de conscience, le robot serait faillible, malléable à merci — ne suffit-il pas d'un "bug" pour détraquer le plus puissant des ordinateurs et lui faire accomplir ce que ses créateurs n'avaient aucunement prévu ? Cette peur inhérente au robot semble porter une survivance du mythe de l'Apprenti Sorcier, qui donne libre cours à une entité artificielle apte à se reproduire et effectuer des actions répétitives, mais rapidement hors de contrôle.
Pourtant, l'idée d'un serviteur qui déchargerait son maître des tâches ingrates s'apparente à un antique rêve de l'humanité. D'ailleurs, certains écrits anciens présentent l'Homme lui-même sous une telle lumière. Les tablettes retrouvées en Mésopotamie font apparaître une troublante analogie : celle de l’homme, automate créé par les dieux pour assurer son service… "Un jour, les travailleurs divins, s’estimant exploités, se révoltèrent. Le dieu des techniques proposa que l’on confectionne des pantins doués de vie, que l’on mettrait au travail à la place des dieux. Ainsi naquirent les hommes. Afin qu’ils ne puissent se révolter, on les créa nettement inférieurs aux dieux et mortels".
Le mythe de Prométhée semble pareillement inscrire l'homme dans l'imperfection voulue par les dieux. Il est dit que ce géant avait créé le premier homme à partir d'un bloc d'argile mêlé d'eau, bravant au passage le pouvoir de Zeus. Ayant dérobé une étincelle au soleil, il avait offert cette source de feu divin aux hommes qui s'étaient alors multipliés. Par la suite, Prométhée avait défié Zeus au cours d'un jeu auquel le dieu suprême avait été abusé : ayant dépecé un taureau, il en avait étalé d'une part, la chair, la moelle et les entrailles, recouverts de la peau de la bête et de l'autre, les os, couverts de la graisse de l'animal. Prométhée avait offert à Zeus de s'attribuer l'une des deux parts, l'autre allant aux hommes. Attiré par la blancheur le dieu avait choisi les os. Zeus avait mal supporté d'avoir ainsi été leurré et s'était vengé sur Prométhée comme sur les humains dont l'existence avait été rendue sombre, suite à l'ouverture de la boîte de Pandore.
Ce mythe de Prométhée semble être à la source de cette morale sous-jacente à bien des intrigues ultérieures, comme quoi l'humain ne devrait point chercher à endosser le rôle dévolu aux divinités. Une notion plus paisible de l'automate serviteur est toutefois évoquée dans le chant XVIII de l’Iliade d’Homère, au VIIIème siècle avant J.C. Fils de Zeus et époux d’Aphrodite, Hephaistos (connu par les romains sous le nom de Vulcain) a construit des tables rondes reposant sur trois roues qui font d’elles-mêmes le trajet jusqu’à l’Olympe, pour y porter les produits de sa forge. Deux servantes en or qu’il a fabriquées l’assistent dans sa tâche et elles sont capables de penser et de parler : "Elles sont en or," conte Homère, "mais ont l'aspect de vierges vivantes. Dans leur cœur est une raison ; elles ont aussi voix et force ; par la grâce des Immortels, elles savent travailler".
L’histoire de Pygmalion, que conte Ovide dans ses Métamorphoses, place également le mythe de la créature sur un versant bienheureux. Roi de Chypre mais aussi sculpteur, Pygmalion désespère de trouver femme à son goût. Il crée alors une statue d’une esthétique parfaite, Galatéa. Étant tombé amoureux de son œuvre, Pygmalion va supplier la déesse Aphrodite d’insuffler la vie à Galatéa. Le thème sera abondamment repris par la littérature (comme dans Pygmalion de George Bernard Shaw en 1913) ou le cinéma (My Fair Lady de George Cukor).
Les machines douées de vie de l’ère Romantique
Entre l'Antiquité et l'ère moderne, bien des siècles vont toutefois s'écouler avant que les entités artificielles ne reviennent hanter l'imaginaire des écrivains. Il faut attendre l'avènement du romantisme et son penchant envers l'obscur pour qu'ils commencent à s'autoriser de nouvelles libertés en matière de fiction. C'est à peu près à la même époque que naissent la nouvelle The Vampyre de John William Polidori qui conte les aventures d'un vampire aristocrate mais aussi l'intrigante histoire de Frankenstein. De façon étonnante, ces deux œuvres naissent pareillement d'un concours d'écriture entre plusieurs auteurs organisé en juin 1816 en Suisse par le poète Lord Byron et auquel assistent son secrétaire et médecin Polidori et aussi le poète Percy Shelley et son épouse Mary. Tous se donnent pour défi de créer le récit le plus terrifiant possible.
Avec Frankenstein (1818), Mary Shelly invente la littérature fantastique. Elle dépeint une créature d'apparence humaine créée par le docteur Frankenstein et qui n'est à l'intérieur qu'une machine dont les éléments sont maintenus à l'aide de boulons et d'écrous. Effrayé par sa laideur, le docteur abandonne sa créature. Le rejet général que subit le monstre déclenche sa haine et le pousse vers le crime.
Frankenstein innove en posant l'idée qu'une créature artificielle peut être issue non point de la magie ou d'un phénomène surnaturel, mais de l'application de la science. Pourtant, l'esprit libre qu'est Shelley n'a pu s'empêcher de faire ressortir le danger inhérent à la vanité de vouloir créer la vie. Elle a donc choisi de suivre le mythe de Prométhée davantage que celui de Pygmalion… D'une certaine façon, elle donne le ton en la matière.
Naissance officielle du robot, un opprimé tenté par la rébellion
Si en 1909, l'auteur Marinetti introduit des personnages mécaniques de forme humaine dans sa pièce Poupées électriques — rebaptisée plus tard Elettricita — c’est à l’écrivain tchèque Karel Capek que revient le mérite d’avoir inventé le terme « robot » et de l'avoir matérialisé au sein d’une pièce baptisée R.U.R.
R.U.R conte les déboires de l’industriel Rossum — le titre vient des initiales de Robots Universels de Rossum. Dans ses ateliers, cet entrepreneur produit des androïdes dont la capacité de travail est sans commune mesure avec celles des humains. Capek leur a donné le nom de « robota » qui signifie tout simplement « travailleur » ou « serf » dans sa langue natale.
Les robots de Rossum sont très appréciés des patrons d’entreprises qui s’empressent de les mettre à contribution dans leurs propres usines : robot-ouvrier, robot-dactylo, etc. Ils deviennent de plus en plus perfectionnés et apprennent à raisonner par eux-mêmes, sans toutefois ressentir d’émotion. Au fil de l’action, ces esclaves de métal en viennent à se révolter contre leurs oppresseurs humains. Ils finissent par les éliminer puis à prendre possession de l’usine dont ils ont désormais la maîtrise ! Radius, le leader des robots donne l’état des lieux : « Le pouvoir de l’Homme est anéanti. Un nouveau monde est né. C’est l’ère du robot. »
Écrite en 1920 et jouée pour la première fois en 1921 sur la scène du théâtre Garrick à New York, R.U.R. a eu une influence majeure sur les histoires de robots qui ont suivi. Son intrigue pose les bases d’une méfiance entretenue par l’Homme envers les dérives potentielles du robot. Capek propose des éléments que l’on va retrouver dans de nombreux écrits et films qui vont suivre. Le robot est voué à une plus grande perfection que l'homme, comme l’indique l’un des personnages de la pièce : « un robot peut remplacer deux travailleurs et demi. » D'une telle excellence potentielle découle le fait que l’androïde entre tôt ou tard en compétition avec son créateur : « La machine humaine, pour sa part, était terriblement imparfaite. Elle devait donc disparaître tôt ou tard. » Une notion qui sera plus tard assumée par certains roboticiens éminents tels que Hans Moravec, Kevin Warwick ou Hugo de Garis…
Karel Capek prendra ses distances avec la mythologie qu’il a engendré : "Je rejette avec horreur toute idée comme quoi des engins de métal pourraient jamais remplacer les êtres humains et s'éveiller à des sentiments tels que la vie, l'amour ou la rébellion. Une prospective aussi sombre ne serait jamais qu'une surestimation du potentiel des machines ou encore une grave offense envers la vie." dira-t-il en 1935. Mais il est alors bien trop tard. Le ton a été donné et la littérature qui se développe dans les années 20 et 30 multiplie les automates belliqueux et exterminateurs. Le plus étonnant, c'est que ces récits en question sont d'une qualité si ordinaire qu'aucun d'entre eux n'est entré dans la légende. Le robot sanguinaire s’illustre au sein de "pulp" sans envergure et sans panache.
La Maria de Metropolis, le robot féminin qui ensorcelle…
Le deuxième tournant majeur a lieu en 1926 avec le perfide robot féminin que Fritz Lang fait intervenir dans Metropolis et qui s’inscrit en droite ligne des rebelles de la pièce de Capek. Cette fois, c'est la révolte des esclaves de Spartacus qui se voit transposer à l'écran, avec pour différence que le meneur de jeu est une créature féminine à la fois sexy et maléfique.
Metropolis fait apparaître une cité industrielle où les travailleurs à la chaîne évoluent selon un rythme ultra-régulé. Une jolie femme, Maria, est jugée dangereuse par le pouvoir en place et le capitaliste qui gère la ville souhaite inciter les prolétaires à la révolte, pour mieux les réprimer et asservir.
Un inventeur, Rotwang, crée un robot féminin, Futura, à laquelle il donne l'image de la jeune Maria. De par ses danses suggestives, le robot qui se substitue à la vraie Maria sème le trouble parmi les ouvriers, qui s'avèrent incapables de distinguer la supercherie. Superbement conçu, ce robot demeure encore aujourd'hui l'un des plus beaux de l'histoire du cinéma.
Tandis que les fictions de second ordre se multiplient avec des robots destructeurs, le film Frankenstein que James Whale tourne en 1931 prolonge le mythe opéré par le roman de Shelley — dans cette libre adaptation, la créature détruit son créateur. L'immense succès de ce long métrage en dit long sur la fascination du public pour de telles intrigues. Dans une lignée similaire, Les Temps Modernes de Charlie Chaplin semble dessiner les risques d'une société où le travailleur est asservi à la machine.
Extrait du film "Les temps modernes"
Asimov crée une éthique du robot
Alors que l'on ne donne pas cher de la peau du robot en matière de personnage de science-fiction, un homme de science bien inspiré redonne une chance à ces créatures articulées. En 1938, lassé de voir tant d'histoires de piètre niveau montrant des robots envahisseurs et agressifs, le biologiste d'origine russe Isaac Asimov développe une série de nouvelles et romans qu’il organise autour de trois lois immuables de la robotique. Ces lois sous-jacentes à leur création sont censées empêcher les androïdes de nuire aux humains.
1 - Un robot ne peut porter atteinte à un être humain ni, en demeurant passif, laisser cet être humain exposé au danger. 2 - Un robot doit obéir aux ordres donnés par les êtres humains, sauf si de tels ordres sont en contradiction avec la 1ère loi. 3 - Un robot doit protéger son existence dans la mesure où cette protection n’est pas en contradiction avec la 1ère ou la 2ème loi.
Asimov pose ainsi un postulat majeur : les robots seront toujours nos serviteurs et assistants, pour la simple et bonne raison que nous en aurons décidé ainsi. En exploitant les innombrables ressorts dramatiques qui en découlent, il écrit une impressionnante série qui représente l'âge d'or du mythe. Elles paraissent sous forme de nouvelles tout au long des années 40, avant d'être publiées en librairie en 1950. Avec le recul, elles pourraient sembler assises sur des fondements utopiques et par trop d'optimismes. Ainsi, dans la nouvelle « Robbie », Asimov décrit une scène censée se passer en 1996. Nous y voyons un robot auquel on a programmé un instinct maternel exacerbé réaliser l’impossible : alors qu’un énorme tracteur fou menace d’écraser une fillette égarée dans une usine, ce bon vieux Robbie s’élance malgré lui et sauve la pauvre Gloria à la demi-seconde près !
Ne prenons pas à la légère les visions d’Asimov. C’est la lecture de telles oeuvres qui a poussé à la création des toutes premières entreprises de robotiques. En 1956, Joseph Engelberg croise George Devol lors d'un cocktail consacré aux écrits d'Asimov et de fil en aiguille, ils en viennent à créer la première manufacture de robots, Unimation.
Dans ses écrits, Asimov a posé une hypothèse riche en potentiels : il serait donc possible pour l'Homme de créer une entité qui afficherait des qualités morales supérieures à celles dont fait preuve son créateur. Ses principes induisent un comportement idéalisé, qui inclut le fait de défendre un autrui avant même de songer à sa propre entité.
La nouvelle image du robot
Le cinéma va rapidement répercuter un tel archétype et faire apparaître des robots d’un nouveau genre, débonnaires et protecteurs, une attitude pouvant inclure l'abnégation. The Day the Earth Stood still (Le jour où la Terre s'arrêta - 1951) en est une brillante manifestation avec un robot, Gort, qui respecte en tous points l'éthique des lois d'Asimov. Il matérialise sur le grand écran une image du robot à la force tranquille telle que l’écrivain a pu en rêver : une immense puissance compensée par une capacité à s'auto-maîtriser, un sens du devoir sans faille, une sorte de sagesse circonscrite à l'intérieur d'un cadre bien défini, celui de la protection du maître humain et du respect implicite de ses semblables.
Dans ce film, une soucoupe volante arrive dans la ville de Washington et débarque le robot Gort, accompagné d'un extra-terrestre, Klaatu, porteur d'un message de paix à l'intention des peuples de la Terre. Étant donné la panique qu'il suscite, Klaatu doit se reposer sur la puissance de Gort pour se protéger. Lorsque Klaatu est assassiné par l'armée américaine, Gort ressuscite son maître et l'aide à accomplir sa mission originelle : mettre en garde les Terriens contre les dangers de leurs expériences nucléaires.
Cette image du robot philanthrope se retrouve dans Tobor (1954) — anagramme de "robot". Afin de prendre la relève d'un cosmonaute, le Docteur Harrison et le professeur Nordstrom ont créé ce robot. Ils s'apprêtent à le dévoiler à la presse lorsque Nordstrom et son petit fils sont kidnappés par un espion. Le fidèle robot part à leur trace. Cette créature gentille et enthousiaste se distingue par le sentiment d'amitié qu'elle éprouve envers l'enfant.
Extrait du film "Tobor"
Planète Interdite qui sort deux ans plus tard fait également la part belle à un robot animé de bonnes intentions, le dénommé Robby. Doté d'une bonne nature et capable d'humour, Robby récolte une popularité telle qu'il se retrouve sous forme de figurine dans les magasins de jouet. Il va par ailleurs intervenir dans plusieurs autres films.
La fin du mythe
Au cours des années 60, la littérature de science-fiction tente toutefois de s'extraire du mythe du bon robot énoncé par Asimov et poursuit d'autres pistes. Dans le roman « Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques », Philippe K. Dick pousse à son extrême la notion d’un robot si perfectionné qu’il est impossible de le dissocier d’un humain au premier coup d’œil : le réplicant.
Le roman comporte des scènes particulièrement fortes telle celle où le chasseur de réplicant se trouve confronté à une diva d’opéra d’une extrême intelligence, et qui, sachant qu’elle est soupçonnée d’être artificielle, parvient à faire douter le chasseur lui-même de sa propre nature. Après tout, comment pourrait-il affirmer qu’il n’est pas lui-même un robot ? Un thème similaire — le robot si perfectionné qu’il en vient à croire de lui-même qu’il est un humain — se retrouve ailleurs dans les œuvres de K. Dick.
Au même moment, au Japon, l'art du manga (bande dessiné) et de l'anime (dessin animé) prend son essor, au travers de personnages tels que Astro Boy et Doraemon. Osamu Tezuka est l'un des auteurs majeurs de la révolution manga qui voit le jour après la seconde guerre mondiale.
C'est dans Tetsuwan Atomu qu'il crée le premier robot de la bande dessinée, un personnage qui va devenir connu sous le nom de Astro Boy et va se voir adapté sous forme de dessin animé. En 1970, lors de l'Exposition Universelle du Japon à Osaka, des millions de visiteurs découvrent ce robot humaniste. Son impact est très important car Astro Boy laisse transparaître qu'un robot pourrait détenir un potentiel affectif…
Au niveau de la littérature, le robot tend progressivement à disparaître des écrits de science-fiction. Il est vrai que depuis une décennie, le mythe a pris un sacré coup dans l’aile. Les premiers modèles apparus dans les usines de montage automobile ont certes contribué à briser le rêve : formés de bras articulés et autres membres isolés, leur niveau de glamour est inexistant. De plus, l’Homme a posé le pied sur la Lune en juillet 1969 et la conquête de l’espace fascine les jeunes esprits. L’astronaute, au corps de chair et d’os, avec ses angoisses et son courage bien humain, apparaît comme le héros du moment !
Alors qu'ils sont tombés de leur piédestal, les robots vont pourtant revenir sur le devant de la scène en 1977 par la grâce de Star Wars... Parmi les personnages secondaires du film de Lucas, figure le rondouillard et facétieux R2-D2, conçu pour réparer ordinateurs et vaisseaux spatiaux.
Un peu lourdaud, R2-D2 a du mal à se déplacer et s'exprime par le biais de petits bruitages électronique, tandis que sa tête en demi-sphère entre en rotation. Son aspect humoristique en fait rapidement le personnage le plus populaire du film ! R2-D2 est assisté d'un traducteur de son langage, C3-PO, un androïde que Lucas a eu la grande idée de dépeindre à la façon d'un maître d'hôtel guindé aussi poltron qu'il est cultivé (il maîtrise 6 millions de langues).
C3-PO est aussi humain que nature, en dépit de son corps en métal doré. L'année de sa sortie, Star Wars bat tous les records de recette et relance aussi bien l'engouement pour la science-fiction au cinéma que pour les robots.
Échappées libres
La littérature, pour sa part, a d’autres préoccupations. Pour les auteurs "tendance" de science-fiction des années 80, les robots ne sont plus d'actualité. William Gibson ouvre un nouveau champ d'exploration avec le cyberpunk qui s'intéresse, avec une dizaine d'années d'avance, aux dérives liées à l'univers des réseaux informatiques. Les héros de telles intrigues sont les pirates, ceux qui parviennent à infiltrer les ordinateurs. Seul le cinéma continue d'offrir quelques rôles éminents aux robots, mais il est à noter qu’il tire un trait sur leur aspect d’être de métal. Le fait majeur de ces intrigues est que la créature est extérieurement indiscernable d'un humain.
Peu après Alien (1979) où l’un des membres de l’équipage s’avère être un robot, Ridley Scott sort le légendaire Blade Runner (1982), qui transpose à l’écran l’intrigue écrite par Philippe K. Dick. Le film a le don d’amener le spectateur à compatir pour des êtres artificiels qui paraissent sensibles et raffinés, à commencer par la belle Daryl Hannah.
James Cameron suit une piste similaire avec Terminator. Dans un futur où les robots sont entrés en rébellion contres les humains, en 2029, l'un d'eux, le terrifiant Terminator incarné par Arnold Schwarzenegger, remonte le temps jusqu'en 1984. Il a pour mission d'éliminer la mère d'un futur jeune garçon qui présente un danger pour l'avenir des robots.
Extrait du film "Terminator 2"
L'une des forces de cette intrigue est de montrer l'implacable détermination de la machine, qui n'a pas d'autre morale que celle qui lui est programmée. Alors qu'il est sectionné en deux suite à une explosion, le Terminator va encore tenter d'accomplir la tâche qui lui a été fixée. Seule la destruction complète du moindre de ses circuits peut l'empêcher d'aller jusqu'au bout envers et contre tout.
Terminator 2, qui apparaît en 1990, va encore plus loin dans la démonstration en introduisant la notion du "morphing" (capacité à changer de forme). La séquence finale demeure une scène d'anthologie : pulvérisé, le robot tueur n'est plus qu'un amas de boules de mercure qui gisent sur le sol. Pourtant, ces particules conservent encore la mémoire du programme qui leur a été implanté. Une à une, elles se rassemblent et recomposent la forme du Terminator qui repart de plus belle à l'assaut.
Une fois de plus, Cameron assène un message sans ambages : le robot est une créature qui ne connaît point la lassitude ou le découragement, il peut continuer d'agir sans jamais s'arrêter aussi longtemps qu'il est encore en opération.
Entre temps, Robocop (1987), autre figure marquante a transformé en héros un humain reconstruit au moyen de la greffe d'organes artificiels, également appelé un "cyborg", accentuant cette notion d'une frontière de plus en plus ténue entre l'homo sapiens et son artificielle engeance.
Une créature entrée dans le décor du quotidien
Où peut-on chercher le robot à partir des années 90 et 2000 ? Là encore, il n’est pas dans la littérature qui paraît avant tout fascinée par les potentiels de la nanotechnologie laquelle fait toutefois entrevoir des robots et machines de taille microscopique —Neil Stephenson a commis un roman célèbre, The Diamond Age, rejoint en cela par Paul Anderson avec le très inquiétant Nanodreams. En revanche, le cinéma continue de consacrer le robot. Sur des films tels que Bicentennial Man (1999) ou I Robot (2004), il représente l'essentiel de la trame.
Au fond, le robot n'appartient plus à la science-fiction et il est sans doute mieux qu'il en soit ainsi. Alors que le nouveau siècle amène Aibo et ses comparses à s'introduire peu à peu dans le décor quotidien, le robot semble devoir quitter le rôle d'élément indissociable d'une trame futuriste pour devenir un personnage habituel du décor. Il est voué à s'inscrire dans la trame du quotidien.
Les rôles qui devraient bientôt incomber à ce compagnon artificiel dans les œuvres de fiction l'amèneront à s'intégrer dans les préoccupations immédiates des habitants de cette planète. Quel pourrait être l'impact des robots sur la sauvegarde de l'environnement, la protection de l'individu, le développement de nouvelles médecines ? Les enjeux de ce siècle devraient suffire à nourrir bien des intrigues à très grande échelle.
En savoir plus
Daniel ICHBIAH est l’auteur de nombreux livres traitant de la culture liée aux jeux vidéo, à Internet, aux robots et à la civilisation future, et aussi de la production musicale et de l’univers du rock. Parmi ses œuvres les plus célèbres figurent « Bill Gates et la sage de Microsoft », « La saga des jeux vidéo »… « Robots, genèse d’un peuple artificiel » est son 55ème livre.
Présentation du livre "Robots, genèse d’un peuple artificiel"
Le robot a parfois été dépeint sous des jours inquiétants ou menaçants. Pourtant, s’il fallait chercher un domaine où le génie humain est plus que jamais apparent, ce serait dans celui des robots.
Le robot est la manifestation la plus flagrante de l’intelligence de l’Homme.
De tous temps, nous avons créé des machines pour suppléer aux insuffisances du corps humain : de la charrue à la navette spatiale, nous nous sommes entourés d’accessoires permettant de mieux atteindre nos rêves. Nous avons aussi créé des objets qui participent à notre plaisir et à notre divertissement de la sculpture jusqu’au lecteur de DVD, etc.
Le robot est le dernier maillon de cette longue chaîne de créations qui visent à rendre notre vie plus agréable, plus sûre, plus efficace.
D’ailleurs, s’il fallait résumer leur rôle en une phrase, ce serait : C’est un sale boulot, mais il faut bien que les robots le fassent !
Le robot est au service de l’Homme
Y en a-t-il parmi vous qui ont lu les romans d’Asimov ? Ceux qui l’ont lu savent que cet auteur de science-fiction a habilement placé les robots dans toutes sortes de scénarios. La base de ces histoires était les trois lois de la robotique. Qui parmi vous pourrait me les citer ?
1 - Un robot ne peut porter atteinte à un être humain ni, en demeurant passif, laisser cet être humain exposé au danger. 2 - Un robot doit obéir aux ordres donnés par les êtres humains, sauf si de tels ordres sont en contradiction avec la 1ère loi. 3 - Un robot doit protéger son existence dans la mesure où cette protection n’est pas en contradiction avec la 1ère ou la 2ème loi.
Au travers de ses histoires, Asimov a ainsi posé un principe majeur : les robots seront toujours nos serviteurs et assistants, pour la simple et bonne raison que nous, les femmes et les hommes, en aurons décidé ainsi !
Dans notre livre, nous découvrons que l’influence d’Asimov a été majeure sur plusieurs générations de roboticiens. Aujourd’hui même, les plus grandes instances de la robotique font référence à ses lois de la robotique de façon plus ou moins directe. À titre d’exemple, lors de l'exposition Robot Fair qui s'est tenu à Fukuoka au Japon en février 2004, une déclaration officielle a été publiée, concernant les robots à venir :
1 - Ils seront des partenaires qui coexisteront avec les êtres humains. 2 - Ils assisteront les humains. 3 - Ils contribueront à la réalisation d'une société sûre et paisible.
Comme le dit l’un des plus grands roboticiens de la planète, Hans Moravec : « Il sera parfaitement plausible, de bâtir des machines follement heureuses à l’idée d’être totalement serviles… ».
Un état des lieux de la robotique
Sur 550 pages illustrées, le livre « Robots, genèse d’un peuple artificiel », établit un panorama des robots. Il aborde en premier lieu leur histoire en passant par celle des automates et des ordinateurs. Il traite ensuite des robots dans la littérature et le cinéma. Frankenstein, Metropolis, Star Wars, Terminator… Le livre aborde ensuite les principaux secteurs où les robots sont présents, notamment les suivants :
Les humanoïdes
Les humanoïdes sont en train d’arriver. Ces robots qui ont une forme humaine ont appris à marcher. Ils sont en train d’apprendre à discuter avec nous. Certains roboticiens les dotent d’une peau artificielle, ce qui les amène à nous ressembler et à exprimer des émotions…
L’industrie
L’industrie a adopté les robots depuis les années 60. 35 495 robots étaient installés chez les constructeurs automobiles à la fin 2003. Ce sont eux qui ont monté, peint et personnalisé le véhicule que vous conduisez aujourd’hui.
Partout où la présence humaine serait risquée, voire physiquement impossible, l’intervention de robots s’impose : exploration sous-marine, intervention dans les zones irradiées, exploration de l'espace ! Lorsqu’un astronaute posera le pied sur Mars, vers 2015, sa venue aura été préparée par des robots jouant le rôle d’éclaireurs…
Les appareils ménagers autonomes
Les aspirateurs autonomes se glissent sous le lit et sans faire de bruit, vont chercher la poussière dans les moindres recoins. Les tondeuses à gazon leur emboîtent le pas…
Les jouets intelligents
Un grand nombre de jouets intelligents appréciés par vos enfants sont des robots. D’ailleurs de nombreux adolescents se lancent dans la programmation de robots, nouvelle carrière d’avenir ! Le futur Bill Gates est peut-être dans votre famille.
Les robots de compagnie
Les robots de compagnie peuvent s’occuper de Mamie et Papy (les nourrir, les transporter) mais aussi, le cas échéant, alerter la famille en cas de situation à risque…
Les robots ludiques
Tous les ans, des rencontres sportives sont organisées entre robots du monde entier : footballeurs, lutteurs sumos, etc.
Plusieurs projets de routes visent à réduire au maximum les risques d’accidents, avec des véhicules totalement à l’abri des collisions.
La médecine
La médecine utilise les robots pour réaliser des opérations dont le pourcentage de réussite est beaucoup plus élevé, notamment grâce à la possibilité de « simuler » des opérations sur des corps artificiels.
L’art
Les artistes se sont emparés du robot pour créer des formes de spectacles où le spectateur interagit avec l’œuvre…
Le futur
À terme, l’ère du robot à tout faire est annoncée. Que diriez-vous de disposer d’un équivalent moderne de l’homme à tout faire capable d’astiquer le parquet, repasser le linge, laver la voiture, arroser les fleurs, préparer le dîner ou assembler des meubles en pièces détachées ? Un serviteur zélé qui aura un atout, pour paraphraser Boris Vian : s’il nous agace, il suffit de l’éteindre !
Un livre pour mieux comprendre le monde à venir…
Les robots représentent le futur. Dans les universités ou les écoles, les clubs de passionnés de la robotique se multiplient. Ce livre est donc une porte d’entrée vers le monde à venir. Mais il se veut porteur d’une idée…
La société qui va naître avec l’arrivée des robots devrait nous décharger d’un grand nombre de tâches que certains trouvent fastidieuses. C’est à nous qu’il advient de faire en sorte que ce temps regagné soit affecté à des activités améliorant la vie de tous.
Dergen Excellent article, sauf sur un point, Asimov a rajouté une quatrième loi, la loi dite Zéro qui parle de la protection de l'humanité... Der§en.
Oui, la voici : "Un robot ne doit pas causer de tort à l’humanité ou, restant passif, laisser l’humanité subir un dommage." et elle est supérieure aux trois autres. Cette 4e Loi est apparue dans le 4e ou 5e Titre de Fondation, où manifestement les 3 premières ne suffisaient plus à contraindre et modéliser l'ensemble des comportements robotiques.
Le livre présenté ci-dessus est d'autant plus intéressant pour nous que nous avions réalisé en janvier 2005 un dossier sur le même thème :
C'est une question que je me suis posée en lisant cet article que j'ai beaucoup apprécié d'ailleurs. Dans presque la totalité des fictions qui portent sur des robots, on retrouve cette idée de servilité. Plutôt que de les contraindres, ne pourrait-on pas simplement leur donner les raisons d'agir ?
Enfin si quelqu'un connait un roman ou des nouvelles qui portent sur le sujet... ca changerait un peu
AD
Adrien
...bien exploité par le film 'I Robot'
lincruste
l'inconnu et donc la loi Zéro donne le droit aux robots de s'attaquer à des hommes, si ces hommes mettent l'humanité en danger.
Bof, non, pas forcément. Les cerveaux positroniques rustiques de l'époque où se situe le film "I-Robot" ne sont (dans l'oeuvre d'Asimov) pas assez subtils pour s'empêcher de sauver un humain en danger immédiat, ou d'entrer dans une stase irrémédiable si on leur donne l'ordre d'attaquer. C'est d'ailleurs toute la force de la littérature d'Isaac Asimov d'avoir décrit ces règles pour ensuite les contourner selon la "psychologie" du robot, selon sa fonction ou son degré de perfectionnement. C'est beaucoup moins bête qu'un ordinateur, un robot d'Asimov, plutôt comparable, comme le souligne frenchyman, à Data de la série Star Trek.
ST
stelr
Salut , je cherche Astro boy episode 41 de la version de 2003, en francais, le titre est "avalanche".... Il a eté diffusé aux alentours du 18fevrier 2007 sur France 3 dans la nuit. Je recherche avant tout la bande son.
Un grand merci d avance au fan d'astro boy qui l aurai eventuellement rec
cyril17
Bonjour à toute et à tous !!
Pour compléter ce dossier passionnant et porter peut-être un regard complètement différent sur ce que l'on perçoit en tant que "robot": http://en.wikipedia.org/wiki/Hinokio
Ciao !
Cyril.
Maulus
Trouvez la faille : (c'est mes loi perso) NAH
1: Un robot ne peut entrer en contact physique, avec quoi que se soit, que sur un ordre humain. 2: Un robot ne peut recevoir un ordre de contact physique si celui-ci entraine la blessure ou la mort d'un humain. 3: L'ordre de coupure de circuit peut etre declanchée par tous les humains. 4: Le robot ne juge de rien. Pas de libre arbitre. 5: Le robot est passif. Le robot analyse les conséquences de sont intéraction avec son environement en permanence.
Peu importe la prouesse technique, je serais toujours optu à l'idée de permettre aux robots d'agir sans ordre humain. on peut toujours limiter au maximum l'incidence des ordres humains sur le comportement d'un robot. mais si celui ci A la possiblité d'agir sur son environnement sans validation humaine, c'est du délire de SF.
halman
Je rêve ou le plus célèbre de tous a été oublié ?
Hal9000 de 2001 l'Odyssée de l'Espace.
Que les humains programment mal, avec des mensonges politiques, des omissions et des contradictions qui font que Hal9000 fait des erreurs et se trouve confronté à des dilemes insurmontables.
Mais qui au final dans 2010 Odyssée Deux, grâce à son programeur qui vient à la rescousse, découvre une certaine humanité et se sacrifie pour sauver l'humanité.
Il y a aussi Robby dans le film Planète Interdite. Simple outils sans intelligence qui ne fait qu'obeir aux ordres. Aussi bien de servir de réplicateur de Whisky pour le cuisinnier alcoolique que de désintégrateur de déchets sur pates et excellent navigateur interstellaire.
halman
Maulus Trouvez la faille : (c'est mes loi perso) NAH
1: Un robot ne peut entrer en contact physique, avec quoi que se soit, que sur un ordre humain. 2: Un robot ne peut recevoir un ordre de contact physique si celui-ci entraine la blessure ou la mort d'un humain. 3: L'ordre de coupure de circuit peut etre declanchée par tous les humains. 4: Le robot ne juge de rien. Pas de libre arbitre. 5: Le robot est passif. Le robot analyse les conséquences de sont intéraction avec son environement en permanence.
Peu importe la prouesse technique, je serais toujours optu à l'idée de permettre aux robots d'agir sans ordre humain. on peut toujours limiter au maximum l'incidence des ordres humains sur le comportement d'un robot. mais si celui ci A la possiblité d'agir sur son environnement sans validation humaine, c'est du délire de SF.
Vous oubliez que les robots actuels ne sont pas de vulgaires circuits bêtes et méchants, mais des systèmes experts et de l'intelligence artificielle, capables de s'adapter, de communiquer spontanément entre eux, de se reproduire par algorithmes génétiques, et d'aprendre seuls (Cog).
Savez vous que certains logiciels bureautiques, de comptabilité et de sidérurgie professionnels et les simulateurs de vols du commerce sont bourrés de systèmes experts capables de s'adapter au comportement de l'utilisateur et de prendre d'excellentes décisions par eux mêmes ?
Savez vous que vos jeux préférés sont dotés de systèmes experts qui s'adaptent à votre manière de jouer, votre tactique, la situation, pour programmer la suite des événements ?
Vous savez que dans les hôptaux, de plus en plus de logiciels de diagnostiques utilisent des systèmes experts performants pour aider les médecins et éviter des erreurs.
Et si vous vous retrouviez gravement malade, que votre vie ne dépendait que de quelques heures et qu'on vous annonce qu'aucun chirurgien n'est disponnible mais que seul un robot est capable de vous sauver la vie.
Etes vous bien sur que vous refuseriez ?
Bien sur que non n'est ce pas.
Donc votre remarque est sans le moindre fondement.
halman
l'inconnu et donc la loi Zéro donne le droit aux robots de s'attaquer à des hommes, si ces hommes mettent l'humanité en danger.
C'est un peu raccourci comme interprétation.
Un robot peu détruire l'arme mais pas le soldat.
C'est bien ce qu'il se passe dant Terminator II. John Connor interdit de tuer des humains à Terminator. Celui s'exécute en ne détruisant que leurs armes et en ne blessant que les agresseurs. A certains moment il en tire même un fierté certaine.
D'ailleurs lui aussi se sacrifie pour sauver les humains à la fin du film, et ce n'est pas dans sa programmation.
halman
A propos de Metropolis.
Quelle version préférez vous ?
Celle récemment rénovée avec toutes les scènes censurées rajoutées et la musique classique soporifique ou celle des années 1980 avec la musique rock géniale de Georgio Moroder ?
VI
Victor
Le problème actuel du robot c'est sa concurrence dans le travail avec des humains, c'est pas du tout évident pour les hommes, là je reste pragmatique
halman
Oui, c'est très compliqué, aussi bien en pratique que psychologiquement.
On a tous l'expérience que lorsqu'on demande de créer un logiciel à son groupement informatique, ils comprennent le problème à leur sens, programment un logiciel encore assez différent, et installent un truc qui en définitive n'arrange pas vraiment l'utilisateur.
Et l'utilisateur lui même, bien souvent, d'utiliser son ordinateur avec os graphique multi fenetres, comme un document papier ou comme son ancien logiciel plein écran sans souris de l'époque des vieux pc.
Par exemple dans le service du personnel de mon hôpital, ils ont des pc depuis 15 ans, sous windows depuis 10 ans, mais je leur ai appris ALT+TAB pour passer d'une application à l'autre et qu'on pouvait fenetrer des vieilles applications ms.dos plein écran il y a 3 ans. Voilà, 7 ans qu'elles utilisent Windows et 7 ans que le multifenetrage elles n'avaient pas réalisé. C'était leur découverte de l'année, elles ont toutes défilé dans mon bureau pour voir comment faire.
Alors forcement, l'utilisateur, qui n'a pas de recul dans le domaine, de conclure que finalement l'informatique n'apporte rien sinon faire encore plus perdre de temps.
Psychologiquement, rares sont les gens dans les entreprises ou administrations à accueillir l'outil informatique avec ouverture d'esprit, en se disant qu'avec cet outil cela ouvre des perspectives professionnelles fascinantes.
D'ici 2010, dans les hôpitaux sera installe le robot IWARD, qui fera aussi bien l'accueil, le guide, les tâches de ménage simples, les soins simples comme délivrer les médicaments pour soulager les infirmières et les agents hospitaliers.
Devinez la réaction de mes collègues, qui pourtant sont physiquement et nerveusement au bout du rouleau et qui devraient accueuillir cette aide avec soulagement ?
"C'est un prétexte pour nous supprimer du personnel !"
Même les infirmieres réagissent avec aussi peu d'ouverture d'esprit !
Entre les gens que je forme et qui se paient carrément ma fiole au début du cours en me disant qu'ils n'ont jamais touché une souris (en 2007, 25 ans après l'arrivée des pc partout dans les bureaux et à la maison !!!), et entre les programmeurs qui nous pondent des choses dont une simple tâche comme déplacer un rendez vous demande de cliquer sur des menus, et 36 sous menus dont on perd le fil à chaque fois que le téléphone sonne ou qu'on nous adresse la parole dans tous les sens alors qu'un simple glissé déposé de 2 secondes suffirait, ça devient vraiment lourd.
Sans compter qu'ils ont la cliquersurokite suraigue. On ne peut plus rien faire sans avoir à cliquer 25 fois sur OK dans tous les sens qui ne servent strictement à rien.
Alors évidemment, l'utilisateur est légèrement énervé et cela ne l'amène pas vraiment à apprécier ces nouvelles technologies.
Les programmeurs ET les utilisateurs devraient faire un minimum d'effort de compréhension.
Les utilisateurs de ne pas nous faire déplacer pour une feuille coincée dans une imprimante, ou parce qu'ils ont cliqué par erreur sur l'icone du son et qu'ils paniquent parce qu'il n'y a plus de son.
Ca c'est plus que très lourd, et de plus en plus d'utilisateurs s'en prennent à nous parce qu'on a plus la patience.
Cela fait quand même un quart de siecle que les gens sont censés être familiarisés avec l'outils informatique non ?
Ca commence vraiment a être usant.
Maulus
halman
Maulus Trouvez la faille : (c'est mes loi perso) NAH
1: Un robot ne peut entrer en contact physique, avec quoi que se soit, que sur un ordre humain. 2: Un robot ne peut recevoir un ordre de contact physique si celui-ci entraine la blessure ou la mort d'un humain. 3: L'ordre de coupure de circuit peut etre declanchée par tous les humains. 4: Le robot ne juge de rien. Pas de libre arbitre. 5: Le robot est passif. Le robot analyse les conséquences de sont intéraction avec son environement en permanence.
Peu importe la prouesse technique, je serais toujours optu à l'idée de permettre aux robots d'agir sans ordre humain. on peut toujours limiter au maximum l'incidence des ordres humains sur le comportement d'un robot. mais si celui ci A la possiblité d'agir sur son environnement sans validation humaine, c'est du délire de SF.
Vous oubliez que les robots actuels ne sont pas de vulgaires circuits bêtes et méchants, mais des systèmes experts et de l'intelligence artificielle, capables de s'adapter, de communiquer spontanément entre eux, de se reproduire par algorithmes génétiques, et d'aprendre seuls (Cog).
Savez vous que certains logiciels bureautiques, de comptabilité et de sidérurgie professionnels et les simulateurs de vols du commerce sont bourrés de systèmes experts capables de s'adapter au comportement de l'utilisateur et de prendre d'excellentes décisions par eux mêmes ?
Savez vous que vos jeux préférés sont dotés de systèmes experts qui s'adaptent à votre manière de jouer, votre tactique, la situation, pour programmer la suite des événements ?
Vous savez que dans les hôptaux, de plus en plus de logiciels de diagnostiques utilisent des systèmes experts performants pour aider les médecins et éviter des erreurs.
Et si vous vous retrouviez gravement malade, que votre vie ne dépendait que de quelques heures et qu'on vous annonce qu'aucun chirurgien n'est disponnible mais que seul un robot est capable de vous sauver la vie.
Etes vous bien sur que vous refuseriez ?
Bien sur que non n'est ce pas.
Donc votre remarque est sans le moindre fondement.
Je dis simplement que le robot ne doit pas intervenir sur le monde sans l'ordre d'un humain. Sa n'empeche rien de se que vous dite.
IN
incognito
alors l'homme peut-il se liberer du complexe de frankestein
cisou9
Je ne connaissais cette zéro pourtant, j'ai lu beaucoup de romans Asimov.
VI
Victor
l'inconnu et donc la loi Zéro donne le droit aux robots de s'attaquer à des hommes, si ces hommes mettent l'humanité en danger.
Là je crois que ça justifie quasiment toutes les guerres faites par des humains à savoir que l'ennemi, il a toujours tort et que nous, nous avons toujours raison Les robots devraient apprendre une philosophie plus compliquée que ce dualisme
cisou9
Dergen Excellent article, sauf sur un point, Asimov a rajouté une quatrième loi, la loi dite Zéro qui parle de la protection de l'humanité... Der§en.