Les champignons
Les champignons peuvent également assurer la biodégradation. On en distingue deux catégories : les champignons filamenteux lignolytiques (comme Phanerochaete chrysosporium), des champignons non lignolytiques (Aspergillus, Cunninghamella, Penicillium, etc.) ou des levures (Candida, Saccharomyces...).
Les champignons peuvent réagir de deux manières différentes :
- via des mono-oxygénases qui permettent la formation d’époxydes :
- HAP + ½ O2 donne un arène oxyde qui va subir de nombreuses réactions jusqu’à la production d’énergie. Cette enzyme est un ensemble de cytochromes P450 membranaires ;
- via des enzymes lignolytiques (exemples : Phanerochaete chrysosporium et Pleurotus ostreatus).
- Ce sont des champignons, qui, en plus des mono-oxygénases, ont la capacité de synthétiser des enzymes extra-cellulaires comme les lignines peroxydases (ou ligninases) et les peroxydases manganèse-dépendantes.
Réaction de diolépoxydation par le cytochrome P450 du benzo(a)pyrène.
| Composés | Enzymes |
- (1) Benzo(a)pyrène ;
- (2) Benzo(a)pyrène-7,8-oxyde ;
- (3) Benzo(a)pyrène-7,8-dihydrodiol ;
- (4a) 7,8-dihydroxy-9, 10-époxy-7,8,9,10-tétrahydrobenzo(a)pyrène ;
- (4b) 7,8-dihydroxy-9, 10-époxy-7,8,9,10-tétrahydrobenzo(a)pyrène.
| - (A) Mono-oxygénase : cytocrome P448, isoenzyme du cytochrome P450 induit par administration d’une HAP ;
- (B) Époxyde hydrase. (Tiré de Harvey et Dunne, 1978 et Vandecasteele, 2005).
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Bilan Général de la bioremédiation des HAP :