A la toute fin du deuxième tome de ses Souvenirs d'enfance, Marcel Pagnol relate la manière dont il devint, un peu par hasard, propriétaire de ce château en 1941, et comment, en en prenant possession, il eut la surprise d'y reconnaître l'un des propriétés qu'il avait tant de fois traversées quand, étant enfant, il se rendait en famille à la Bastide Neuve en suivant clandestinement le canal dont un ancien élève de son père leur avait donné la clef. C'est auprès de ce château qu'avait eu lieu un incident qui avait particulièrement marqué sa mère lors de l'une de leurs « traversées », et qu'il relate dans un chapitre précédent de ses souvenirs. Ce château était donc, pour Pagnol, « le château de [sa] mère ».
En réalité, le château n'a pas « au moins dix étages », comme Pagnol enfant le voyait, ni non plus « trente balcons de pierre sculptée [sur] chaque façade » que Pagnol propriétaire persiste à lui attribuer. D'autre part le canal de Marseille, que les Pagnol empruntaient après la traversée de l'Huveaune à la Barasse, ne traverse pas le domaine de la Buzine --aujourd'hui Parc des Sept collines--, ni même ne s'en approche : il oblique vers l'ouest (la Valentine), alors que La Treille est au nord-est. Il ne passe d'ailleurs pas non plus au carrefour des Quatre-Saisons, sur lequel selon Pagnol ouvrait la « porte du Père Humilié ».
Un doute subsiste donc. Diverses personnes ont tenté de reconstituer l'itinéraire des Pagnol, et il n'est pas avéré que les Pagnol aient effectivement traversé cette propriété.