Église Saint-Charles-Borromée d?Anvers - Définition

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Décoration intérieure et trésors artistiques

  • La nef est ample et donne une impression de calme et prospérité. Elle est bordée de bas-côtés (de style basilical) dont les galeries supérieures sont soutenues par d’élégantes colonnes (qui avant l’incendie de 1718 étaient de marbre). De larges fenêtres donnant dans ces galeries supérieures permettent à la lumière d’entrer en abondance dans l’église.
  • Dans toute sa largeur le chœur est séparé de la nef par un remarquablement banc de communion de bois (XVIIIe siècle) travaillé de motifs rappelant le pain eucharistique de la communion. Des deux côtés de l’abside centrale se trouvent les absidioles avec autels latéraux dédiés, l’un à l’apôtre des Indes, Saint François-Xavier (à gauche) et l’autre à la Vierge-Marie (à droite).
  • Dans l’abside centrale, l’autel principal est surmonté d’un tableau — une ’Elévation de la croix’ de G. Zegers (1591-1651) — de l’école du peintre anversois. Jadis la gloire de cet autel étaient les deux tableaux Les Miracles de Saint-Ignace et Les Miracles de Saint-François-Xavier de Rubens qui font maintenant la réputation du musée d’arts de Vienne. Par un ingénieux mécanisme de poulies (que l’on trouvait en plusieurs églises jésuites), les tableaux pouvaient être montrés en alternance.
  • Les murs des nefs latérales sont lambrissés jusqu’à une hauteur de 4 mètres. Toute une série de médaillons sculptés dans le bois racontent en 40 scènes, d’un cote la vie de Saint-Ignace, et de l’autre des scènes de la vie de Saint François Xavier.
  • Des confessionnaux sont ornés de figures à taille humaine d’anges et personnages évoquant les grands thèmes de la religion chrétienne : la rémission des péchés, le bon samaritain, le fils prodigue, la mort, etc.
  • La chaire de vérité est soutenue par une représentation féminisée de l’Église triomphant de l’hérésie. Les parois de la cuvette du prédicateur et son abat-voix sont décorés de 12 scènes de la vie de la Vierge Marie.
  • Deux larges chapelles annexes, sur les flancs latéraux de l’église, sont dédiées l’une à Saint Ignace de Loyola, et l’autre à la Vierge-Marie. Ces moindres chapelles sont également riches de trésors rappelant l’époque de Rubens et sa collaboration avec les jésuites d’Anvers : le monogramme IHS au plafond, les peintures de Daniel Seghers, etc

Église Saint-Charles-Borromée

En 1773 lorsque la Compagnie de Jésus est supprimée par le pape Clément XIV les jésuites sont expulsés de leur ‘maison professe’ d’Anvers. L’œuvre des Bollandistes continue pour un temps chez les Prémontrés de Tongerlo. Les biens des jésuites sont inventoriés et confisqués par les autorités autrichiennes. C’est alors que plusieurs tableaux de Rubens provenant de l’église partent pour Vienne. L’église elle-même est confiée au clergé séculier et devient paroissiale sous le nom de Saint-Charles-Borromée.

Durant la période hollandaise (1816-1830) Saint-Charles-Borromée sert de temple protestant pour l’église réformée des Pays-Bas. Elle redevient église catholique après l’indépendance de la Belgique.

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