——. Carl Rogers et la non-directivité dans Information psychologique (Bruxelles), no 48, 1972
Ce type d’intervention est surtout utilisé pour l’animation de groupes de travail, de recherche ou de projet qui ont reçu une large latitude d’organisation. On parle alors de groupe de base ou de groupe ouvert. Dans ce cas, l’enseignant-animateur intervient aussi bien sur le contenu que sur le fonctionnement du groupe.
Sur le contenu, formation et information doivent venir en priorité du groupe, des interactions qui lui permettent d’échanger, de mettre en commun les connaissances personnelles (auto-formation), l’animateur étant là pour réguler les échanges, indiquer les pistes de recherches, la documentation disponible et si nécessaire pour recadrer les objectifs.
Sur le fonctionnement du groupe, l’animateur utilise communément l’effet-miroir, c’est-à-dire renvoie au groupe les difficultés rencontrées qu’il n’ose pas aborder –soit qu’il ne s’en croit pas capable (sentiment d’échec), soit qu’il craigne de mettre en cause l’équilibre atteint (sentiment de conformité).
Le rôle de l’animateur non directif consiste à laisser au groupe le maximum d’initiatives (en fonction de sa maturation) en procédant par questionnements successifs, à prendre de la distance pour s’impliquer le moins possible et éviter ainsi les effets projectifs (renvoyer sur le groupe sa propre affectivité).