Le Perceptron fut le premier modèle opérationnel de réseau de neurones. Il fut créé par Frank Rosenblatt sous forme d’une simulation tournant sur un IBM 704, à partir des travaux de McCulloch et Pitts sur la notion de neurones formels interconnectés en 1943, et de Hebb sur l’importance du couplage synaptique dans les processus d’apprentissage en 1949. Le Perceptron est inspiré du système visuel, et il se montre capable d’apprentissage en modifiant ses connexions synaptiques. Le Perceptron comprend trois éléments principaux :
- une couche d’unités sensorielles, ou « rétine », fournissant des réponses modulées en fonction de l’intensité du stimulus,
- une couche de cellules d’association, constituant la couche de neurones formels proprement dits, selon la définition de McCulloch et Pitts.
- une couche de cellules de décisions, qui représentent la réponse de sortie du Perceptron.
Grâce à une procédure inventée par Frank Rosenblatt, l’apprentissage du Perceptron se fait par correction d’erreur, en modifiant les coefficients de poids des signaux entre les cellules. En 1969, Marvin Lee Minsky et Seymour Papert publièrent un ouvrage intitulé Perceptrons, qui démontrait certaines limitations de ces modèles. En particulier, le Perceptron ne peut pas effectuer l’opération binaire de parité (OU exclusif ou XOR). L’autorité de ces auteurs, ainsi que le décès accidentel de Frank Rosenblatt, entraîna un quasi-arrêt des recherches dans ce domaine pendant près de 15 ans, jusqu’à l’apparition des réseau de neurones multicouche (on parle aussi parfois de Perceptron multicouche).
Les demandes d’identification, renforcées par le terrorisme, assurent un marché immense à cette technique.