Le spectre hertzien est une ressource naturelle. Son utilisation est réglementée par l'Organisation des Nations Unies.
L'Union internationale des télécommunications (IUT) au sein de l'ONU est en charge de définir la répartition et les modalités d'utilisation des fréquences hertziennes. L'IUT-R (division radiocommunication) édite le Règlement des Radiocommunications (RR). Ce traité international est utilisé par les pays l'ayant ratifiés pour établir leur propre réglementation nationale.
Le règlement des Radiocommunications est révisé tous les 3 ans lors de conférence mondiale des radiocommunications (CMR).
La Conférence Européenne des administrations des Postes et Télécommunications (CEPT) régule et règlemente l’utilisation des radiocommunications au niveau européen. Elle émet des avis, des recommandations et des décisions en se basant sur le Règlement des Radiocommunications. Elle est composée de 44 membres (européen, pays d’Europe centrale et orientale).
Les recommandations significatives:
- T/R 61-1: libre circulation des radioamateurs dans les pays membres de le CEPT
- T/R 61-2: harmonisation des règlementations nationales (certificat d'opérateur, programme de l'examen)
En France, le Code des Postes et Communications Électroniques règlemente l’utilisation des radiocommunications (CP&CE).
Le ministre chargé des communications électroniques
- fixe les conditions d’obtention du certificat d’opérateur du service amateur
- fixe les modalités d’attribution des indicatifs
L’autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP) est en charge en autre de :
- l’attribution des fréquences
- fixer les conditions d’utilisation des installations radioamateur
L'Agence Nationale des Fréquences [ANFR]
- assure la gestion des indicatifs et des fréquences
- organise le passage des examens pour le compte du ministre chargé des communications électroniques.
Toute personne désireuse d'émettre sur les fréquences allouées aux services amateurs (AMAT/AMSAT) doit remplir les conditions suivantes:
- obtenir un certificat d'opérateur du service amateur
- disposer d'un indicatif d'appel (transmis par l'ANFR suite à l'obtention du certificat d'opérateur)
- s'acquitter d'une taxe annuelle.
Les radioamateurs sont autorisés à émettre sous la double condition d'avoir subi avec succès l'examen permettant la délivrance du « certificat d'opérateur des services d'amateur » après quoi, sous réserve de paiement d'une taxe spéciale annuelle, est délivrée l'autorisation administrative accompagné de l'indicatif d'appel.
En Belgique, l'autorité de régulation est l'IBPT ou Institut belge des postes et télécommunications. Elle a pour objet notamment de gérer les télécommunications et ses conditions d'utilisation fixées par le ministre qui en est chargé. Dans le service amateur, elle organise les examens d'obtention des licences, gère l'attribution des indicatifs, perçoit les taxes de surveillance, contrôle l'usage et la conformité des stations d'émission-réception, etc.
L'activité radioamateur est accessible à tous, quel que soit le niveau d'instruction, y compris aux enfants bien que certains pays limitent l'âge minimum à 13 ans.
le code Morse n'est plus obligatoire pour utiliser les fréquences en dessous de 29,7 MHZ depuis la refonte de l'article 25 du Règlement des radiocommunications (RR) lors de la Conférence mondiale des radiocommunications 2003, mais certains pays, dont la Russie continue de l'exiger. En Europe, la recommandation T/R 61-01 ne fait plus référence à l'examen de morse pour obtenir un certificat d'opérateur du service amateur. En France, suite à la décision ART 04-316, les opérateurs de classe 2 sont autorisés à trafiquer sur les bandes inférieures à 30 MHZ.
Il est possible de s'entraîner seul ou en communauté dans un Radio Club. Cette dernière solution est vivement recommandée pour une plus grande efficacité. Fin 2006, le taux de réussite à l'examen était inférieur à 50% en France qui comptait seulement 16149 radioamateurs au 31/12/2005 (>80000 en Allemagne, >60000 en Angleterre, >40000 en Espagne...). Ceci malgré la mise en place d'une licence très simplifiée pour "novices". Le radioamateurisme français souffre d'une quasi inexistante représentativité auprès du grand public.
L'indicatif délivré par l'administration est l'identifiant de la station d'amateur, une sorte de numéro d'immatriculation, et l'opérateur certifié utilisera cet indicatif pour transmettre. L'indicatif étant rattaché à la station d'amateur, il peut y avoir plusieurs opérateurs utilisant la station d'amateur. On parle alors d'opérateur occasionnel. C'est le cas d'une station d'amateur de radio-club notamment. Chaque opérateur doit respecter les prérogatives (bandes de fréquence, puissance, type de transmission) de son certificat lorsqu'il opère sur une station d'amateur. Il utilisera l'indicatif du radio club suivi de son propre indicatif lors des transmissions.
La CEPT envisage la création d'une licence novice radioamateur européenne qui donnerait accès à certaines bandes radioamateurs en ondes courtes (HF) avec une puissance réduite comme cela se fait déjà en Belgique et au Royaume-Uni. L'examen serait bien plus facile pour les futurs radioamateurs, tout en étant attractif, car les communications à grande distance (DX) seraient plus abordables. En effet, pour faire des contacts à longue distance en HF (entre 10 et 160 mètres), les Français doivent actuellement être titulaires de la licence F4 qui demande un niveau technique élevé. Par comparaison, la licence F0 donne seulement droit au 144 MHz avec une puissance de 10 watts qui ne permet de communiquer qu'avec des pays européens, et à condition d'avoir une très bonne antenne directive et l'aide d'une bonne propagation. En revanche, avec une antenne modeste (par exemple un doublet demi-onde de 5 mètres) et moins de 10 watts sur 28 MHz un radioamateur peut facilement contacter l'autre bout du monde si la propagation le permet. Cette licence européenne a été rejetée par les associations françaises de radioamateurs.
La « licence » (document spécifique) a été supprimée unilatéralement par la France en 1995 et remplacée par une « Autorisation administrative » malgré l'obligation de délivrance faite par l'Union Internationale des Télécommunications à tous ses membres à travers le Règlement des Radiocommunications.