Comme poète italien, Cino est l'un des meilleurs de ces premiers temps : c’est, de tous les poètes qui précédèrent Pétrarque, celui dont la manière approche le plus de la sienne, et dont les vers ont le plus d’élégance et de douceur. Ses poésies furent recueillies et publiées, pour la première fois, sous ce titre : Rime di messer Cino da Pistoja jureconsulto e poeta celebratissimo, novellamente poete in luce da Niccolo Pilli, Rome, 1559, in-8°, réimprimées, avec une 2e partie, à Venise, 1589, par les soins de Faustino Tasso ; mais on soupçonne que cette 2e partie n’est pas de la même main que la 1re. Séb. Ciampi a donné à Milan, en 1808 : Vita e Poesie di Cino, in-8° dans lequel on trouve une canzone de Cino sur la mort du Dante ; une seconde édition a paru avec des augmentations, Pise, 1813, in-8°. On trouve aussi plusieurs morceaux de Cino parmi les poésies du Dante qui était son ami, et elles forment une partie considérable de tous les recueils d’anciennes poésies italiennes.
Le commentaire de Cino da Pistoia sur le code effaça tout ce qui l’avait précédé dans ce genre, et a conservé longtemps après la mort de l’auteur une grande réputation ; il fut imprimé au XVe siècle, et réimprimé plusieurs fois dans le suivant. Les trois principales éditions sont : 1e Lectura Domini Cyni de Pistorio super Codice, Pavie,1485, in-fol. ; 2e Cyni de Pistorio famosissimi legum ex planatoris, etc., super Digesti veteris Lectura, Lyon, 1526 ; 3e Cyni Pistoriensis juriconsulti proestantissimi in Codicem et aliquot titulos primi Pandectarum tomi, id est Digesti veteris doctissima commentaria, etc., multo diligentius et emendatius quam aniea excussa a jureconsulto celeberrimo Domino Nicolao Cinnero, etc., Francfort-sur-le-Mein, 1578. Cette édition, donnée par Cisnerus, est la plus estimée.
Jurisconsulte et poète italien, né à Pistoia en 1270, publia un Commentaire sur le Code qui le fit connaître si avantageusement que plusieurs universités lui offrirent à la fois des chaires de droit. Il professa avec succès à Trévise, à Pérouse, où il eut Bartholé pour élève, puis à Florence, et mourut en 1337. La meilleure édition du Commentaire de Cino est celle de Francfort, 1578. On a aussi de lui un recueil de poésies publiées sous ce titre : Rime di messer Cino da Pistoia, Rome, 1559. Il est, de tous les poètes italiens qui précédèrent Pétrarque. celui dont les vers ont le plus d’élégance.