Confrontée à des problèmes d’investissement (Aero Commander Inc devait mettre simultanément sur le marché deux nouveaux avions, le Jet Commander et le Turbo Commander) et faute de soutien des banques, Aero Commander Inc devint en 1965 la Division Aero Commander de Rockwell Standard Corp. Mais cette opération allait avoir des effets pervers dont le Jet Commander fut le premier à faire les frais. L'absorption réussie d’Aero Commander et de ses productions les plus récentes incita le groupe Rockwell à racheter North American Aviation. Or le Jet Commander et le North American Sabreliner étaient des appareils concurrents et totalisaient à eux deux pratiquement la moitié des ventes de jets d’affaire. En vertu de la législation contre les monopoles le gouvernement américain ne pouvait accepter la fusion sans qu’un des deux appareils ne soit cédé. L’USAF avait déjà acheté un certain nombre de T-39 Sabreliner et insista pour que celui-ci soit conservé afin de préserver un investissement relativement lourd. North American ne produisant que des avions militaires, perdre les contrats de l’USAF aurait été plus grave que d’abandonner le marché des jets d’affaire. North American Aviation et Rockwell International fusionnent donc en 1967 pour former North American Rockwell, et le programme Jet Commander, l’outillage et 49 cellules en cours de production furent cédées en 1968 à Israel Aircraft Industries.
IAI n’avait encore travaillé que pour les besoins de défense d’Israël, mais voyait dans le programme Jet Commander une occasion de s’implanter sur le marché civil et de récolter des devises avec un appareil destiné essentiellement à être exporté. La production débuta en 1969, IAI produisant initialement des IAI 1121 Commodore Jet. Au total 150 appareils furent produits par Rockwell et IAI, dont un brièvement utilisé par le Heyl Ha'Avir en 1971.