L'industrie forestière exploita avec succès les kauri de l'île aux premières années de la colonisation britannique. Les forêts de kauri étant à l'intérieur et difficile d'accès, on fit construire des « barrages » pour amener les rondins à la côte : les rondins attendaient derrière les barrages jusqu'à ce que l'eau ait suffisamment monté (cela pouvait prendre jusqu'à une année) ; à ce moment donné, on ouvre une sorte de trappe pour laisser tomber les rondins, qui flottent jusqu'à la côte, emportés par la rivière. L'industrie forestière coupera une grande partie de la forêt vierge ; la plupart de la végétation aujourd'hui visible date de l'abandon de l'abattage de kauri. Il reste quelques kauri dans l'extrême-nord de l'île.
On y faisait également du gum-digging et il existait une petite industrie minière.
L'extrême-nord de l'île, assez isolé, vit le naufrage du SS Wairarapa en 1894. C'est l'un des plus grands naufrages de l'histoire de la Nouvelle-Zélande ; 135 personnes y perdront leur vie. Un service de poste par pigeon voyageur est alors installé, le premier message étant envoyé le 14 mai 1897. On fait des timbres postaux pour l'île d'octobre 1898 jusqu'en 1908, quand un câble relie pour la première fois l'île à l'île du Nord, ce qui rend la poste par pigeon voyageur obsolète.
L'île ne fut jamais beaucoup colonisée pour l'agriculture, malgré le fait qu'elle soit sur le chemin des navires allant à Auckland, et la population locale n'augmente que lentement. Aujourd'hui la plus grande partie des revenus de l'île vient de personnes travaillant à Auckland ou plus loin, ou du tourisme. Le prix de l'immobilier a toutefois monté à cause de l'intérêt grandissant pour les maisons d'été dans la région d'Auckland.