Les composés du benzène
- Le benzène et ses dérivés
- Les phénols
- L'aniline
- Le phénanthrène
- Le benzofurane
- La quinoléine
- L'isoquinoléine
- Les amines aromatiques
- Les benzoïdes (benzènes polycycliques)
Un exemple très utilisé d'alkylbenzène est le toluène [C6H5-CH3].
Les hétérocycles aromatiques
Les hétérocycles sont une classe de composés dans lesquels un ou plusieurs atome(s) de carbone d'un composé cyclique est remplacé par un élément dit hétérogène comme l'oxygène, l'azote, le phosphore, le soufre, etc. Les hétérocycles les plus courants contiennent un atome d'azote ou d'oxygène. Voici quelques exemples d'hétérocycles aromatiques:
- La pyridine
- Le furane
- Le thiophène
- Le pyrrole
- La porphyrine
- La chlorine
- L'indole
Les aromatiques polycycliques
- Le naphtalène C10H8 (2 cycles accolés)
- L'anthracène C14H10 (3 cycles accolés)
Quelques arènes importants sont appelés HAP, hydrocarbure aromatique polycyclique (PAH en anglais). Ils sont composés de 4 à 7 cycles. Un HAP connu est le benzopyrène qui est très cancérigène. Les HAP forment une vaste famille de composés aux propriétés similaires.
Les HAPs existent à l'état naturel dans le pétrole brut : on les appelle les hydrocarbures pétrogéniques. Ils se caractérisent par une forte proportion d'hydrocarbures aromatiques ramifiés, c'est-à-dire, substitués par des groupements alkyles. La pyrolyse et la combustion incomplète de matières organiques, comme l’incinération des déchets, la combustion du bois, du charbon, le fonctionnement des moteurs à essence ou des moteurs diesels produisent aussi des HAPs : on les appelle les hydrocarbures pyrogéniques. La combustion des cigarettes produit des HAPs et contribue à la présence d'HAPs dans les bâtiments. Ces HAPs, liés à l'activité humaine, sont peu ramifiés et ce sont surtout ceux-là qui sont présents dans notre environnement, généralement sous forme de mélanges plus ou moins complexes.
La présence de HAPs dans l'environnement est préoccupante, essentiellement à cause de leurs propriétés cancérigènes. C'est le cas tout particulièrement le cas du benzopyrène, du benzoanthracène, du benzofluoranthène, de l'indéno pyrène et du benzopérylène.
La plupart des HAPs sont assez résistants à la biodégradation. Cette dégradation se fait dans les couches superficielles du sol, grâce notamment à l'action de certaines bactéries. La majorité des HAPs présents dans les eaux de surface ont une origine atmosphérique et, pour la plupart, sont adsorbés sur les sédiments.
Les hydrocarbures aromatiques polycycliques pourraient être présents dans les poussières interstellaires. Ces molécules sont très résistantes aux conditions hostiles existant dans le milieu interstellaire et présentent des spectres en accord avec les raies observées dans les poussières interstellaires, notamment aux longueurs d'onde de 6,2 / 7,7 / 8,3 / 11,3 et 12,8 µm. Formées d'une vingtaine à quelques centaines d'atomes, ces molécules sont nettement plus grandes que les autres molécules détectées dans le milieu interstellaire.
En 1994, Moreels proposa la présence de phénanthrène dans la comète de Halley pour expliquer la raie à 3,28 µm, raie aussi observée dans plusieurs autres comètes.
Les HAPs pourraient survivre à l'explosion d'une supernova, soit à environ 8 millions de degrés Celsius.