Lorsqu’il observe intensément un objet, une proie ou congénère, il écarquille les yeux en bougeant la tête d’un côté et de l’autre (head-cock stare). Les cris, le regard intense, le « gros dos », le froncement des sourcils, l’agitation des oreilles (donc des toupets auriculaires), l’érection des poils des oreilles et du pourtour de la face, caractérisent les interactions agressives. En réponse à un congénère menaçant, il aplatit ses touffes auriculaires et clôt partiellement ses paupières, une posture assortie d’un sourire grimaçant (dents visibles). Pour montrer sa dominance, un membre de haut rang tourne le dos au dominé du même sexe, lève la queue et exhibe ses organes génitaux. Cette posture demande l’allégeance du dominé. Ce dernier s’approche en rampant, le pelage plaqué sur le corps et émet des petits cris angoissés. Puis il flaire les parties génitales du dominant. Les ouistitis mâles ont un scrotum souvent très coloré qui soulignent leur rang. Juste avant de passer à l’attaque, l’ouistiti redresse ses toupets et parfois sa face rougit. S’il désire intimider un jeune, l’adulte le dévisage en agitant ses toupets auriculaires : en guise de soumission, le premier se détourne ou bien se ratatine en courbant l’échine. En cas de rencontre avec un autre clan, il effectue parades et poursuites, fourrure hérissée, queue relevée et enroulée (avec pilo-érection de la base, de l’extrémité ou seulement semi-pilo-érection de la queue), et exhibe ses organes génitaux. Les éventuels affrontements au corps à corps se règlent par des morsures.