Les versions basse fréquence (125 à 135 kHz) sont utilisées pour l’identification des animaux de compagnie (chats, chiens : marqueur posé en sous-cutané dans le cou), d’animaux sauvages (cigognes, manchots), du bétail (vaches, cochons), la traçabilité des fûts de bière ou tout simplement pour le contrôle d’accès par badge proximité ou mains-libres. Ce sont également cette classe de marqueurs qui sont à la base des systèmes de clés électroniques « sans serrures » que l’on voit apparaître sur certains modèles automobiles. Les badges mains-libres, suivant le type d’antenne utilisée, permettent une utilisation jusqu’à 150 cm.
La classe haute fréquence (13,56 MHz) est utilisée pour la traçabilité des livres dans les librairies et les bibliothèques et pour la localisation des bagages dans les aéroports. Le contrôle d’accès à des bâtiments sensibles est également un domaine où le système de radio-identification remplace les badges magnétiques, permettant l’authentification des personnes sans contact. En revanche, les badges de contrôle d’accès à cette fréquence ne permettent pas une utilisation à plus de quelques centimètres. Ils ont l’avantage de permettre les opérations de lecture-écriture dans la puce, pour stocker des informations biométriques, par exemple.
Les marqueurs UHF (ultra haute fréquence) sont utilisés pour la traçabilité des palettes et conteneurs dans les entrepôts et sur les docks. À cette fréquence, la lecture n’est pas possible à travers l’eau (et donc le corps humain).
La dernière classe des marqueurs utilise les micro-ondes (2,45 GHz) pour le contrôle d’accès à longue distance des véhicules, comme par exemple sur les grandes zones industrielles. Ces marqueurs sont généralement actifs.
On pourra aussi noter l’utilisation de marqueurs comme moyen de communication idéal pour la collecte des données issues des relevés scientifiques produits par les stations de mesure autonomes (stations météorologiques, volcaniques ou polaires).
Il existe à Hong Kong et aux Pays-Bas des marqueurs ayant la forme de cartes de crédit. Ces cartes se sont démocratisées comme moyen de paiement électronique (équivalent de Moneo en France).
Enfin, les radio-étiquettes sous-cutanées, conçues dans un premier temps pour la traçabilité des animaux, peuvent sans aucune contrainte technique être utilisées sur des humains. La société Applied Digital Solutions propose par exemple ses radio-étiquettes sous-cutanées sous le nom commercial de VeriChip. Elles sont destinées à des humains comme une solution pour identifier les fraudes, assurer l’accès protégé à des sites confidentiels, le stockage des données médicales et aussi comme un moyen de résoudre rapidement des enlèvements de personnalités importantes. Combinés avec des capteurs sensibles aux fonctions principales du corps humain, ces systèmes sont aussi proposés comme une solution intégrée de supervision de l’état de santé d’un patient.
L’utilisation de ces puces a d’ores et déjà commencé. Ainsi le Baja Beach Club, une boîte de nuit située à Barcelone, utilise des puces sous-cutanées à radiofréquence pour offrir à ses clients VIP une fonction de porte-monnaie électronique implanté dans leur corps même. De même, la ville de Mexico a implanté cent soixante-dix de ces radio-étiquettes sur ses officiers de police afin de contrôler l’accès aux bases de données et aussi dans le but de mettre en œuvre des moyens de localisation en cas de kidnapping.