Là où se trouve aujourd'hui la ville de Mexico, à 2 200 mètres d'altitude (altitude moyenne : 2 240 m), s'étendait il y a 500 ans le lac Texcoco, sur une île duquel fut construite en 1325, México-Tenochtitlán, capitale de l'empire aztèque et plus grande ville du continent américain, détruite et reconstruite par les Espagnols après la conquête de 1519-1521.
De ce lac progressivement asséché il ne reste pratiquement que les jardins de Xochimilco. La ville moderne, Mexico prit naissance sur une de ses îles. Au milieu du XIX siècle, elle connut une grande modernisation.
Après les ravages causés par une épidémie de variole importée par les conquistadors, Mexico ne comptait plus que 30 000 habitants au milieu du XVI siècle. Pendant quatre siècles la ville se développa lentement jusqu'au milieu du XX siècle, où elle connut une véritable explosion démographique, passant de 1,6 millions d'habitants en 1940 à près de 20 millions à la fin du siècle. Au cours du XX siècle, la population de la capitale a été multipliée par 52, alors que celle du pays ne l’a été que par 6, passant de 15 à plus de 100 millions d'habitants.
Aujourd'hui, véritable mégapole s'étirant sur près de 1 500 km², L'agglomération de Mexico est devenue, avec près de 20 millions d'habitants - en croissance périphérique rapide - l'une des villes les plus peuplées et les plus bruyantes du monde. La seule ville de Mexico (district Fédéral) comptait 8,6 millions d'habitants en 2000). Construite sur un plan en damier facilitant l’orientation, l’ensemble de l’agglomération bâtie couvre à présent 1 200 km² (impressionnant, en cas d’arrivée en avion de nuit).
Mexico souffre de la corruption: le chef de la police de Mexico a été condamné en 1988. La délinquance et la violence y sont en outre très présentes (10 meurtres par jour).
La ville de México est située dans une zone sismique, et de plus dominée par le fameux volcan, le Popocatépetl (5 452 m), volcan toujours en activité dont l'éruption pourrait mettre l'agglomération et sa population en danger. Le tremblement de terre du 19 septembre 1985 qui secoua la capitale mexicaine, d'une magnitude de 8,1 sur l'échelle de Richter, dura deux minutes, deux minutes d'horreur, qui firent plus de 10 000 morts, et dont il reste encore de nombreuses séquelles, comme ces immeubles abandonnés autour du parc Alameda.
Insurgentes est la plus grande artère de la ville, elle s'allonge sur 40 kilomètres, mais également Paseo de la reforma,la plus belle avenue de Mexico, on y trouve les gratte-ciels à l'architecture la plus novatrice du monde. La ville s'étend au rythme du flux des nouveaux arrivants (30 000 par mois). Les services de l'urbanisme, qui doivent bien fournir des plans de la ville, en sont réduits à affréter chaque année un avion pour photographier les nouveaux quartiers qui sortent de terre, parfois en quelques jours.
La pollution atmosphérique est l'un des problèmes majeurs qui inquiètent les autorités de la capitale mexicaine. Mexico a le taux d'ozone le plus élevé de la planète, l'ozone étant la principale composante du « smog », ce brouillard sale qui flotte au-dessus des grandes agglomérations et qui y rend l'air irrespirable. L'air au-dessus de Mexico est si pollué, que l'on a pu observer la chute d'oiseaux migrateurs, tombés du ciel raide-morts, asphyxiés. Cette pollution est le résultat d'une circulation automobile intense - on compte 4 millions d'automobiles, 27 000 microbus, 92 000 taxis qui brûlent environ 14 millions de litres d'essence chaque jour - et d'une activité industrielle qui a connu un essor extrêmement rapide (plus de 40 000 entreprises industrielles travaillent dans l'agglomération de Mexico, sans toujours respecter les normes environnementales).
En 1990, un certain nombre de mesures proposées par les autorités concernées - Département du District Fédéral (DDF), la Pemex (Pétroliers mexicains), le gouvernement de l’État de Mexico, le secrétariat du développement urbain et de l’écologie et l’Institut mexicain du pétrole - ont été prises pour être appliquées au transport, à l’industrie, aux services et à l’activité de production énergétique. Parmi celles-ci, les mesures prises - quarante-et-une entre 1990 et 1995 - au titre du programme dit « Programme intégral contre la pollution atmosphérique dans la zone de Mexico » (PICCA), dont le coût total a été estimé à environ 2 350 millions de dollars américains, et le programme « Hoy No Circula », conçu comme une mesure régulière pour contrôler la demande de carburant et diminuer les émissions polluantes d'origine automobile. Concrètement, cette mesure interdit la circulation de tout véhicule polluant (sauf véhicules construits après 1993 équipés de pots d'échappement catalytiques et considérés comme non polluants) une journée par semaine de 6 h 00 à 22 h 00, samedi et dimanche exclus. Elle a été présentée comme temporaire pour que la population utilise les transports en commun et le covoiturage.
Mais la Ciudad de México, centre du gouvernement et de la vie commerciale, financière, intellectuelle et artistique du pays, sait fasciner les visiteurs par ses nombreux trésors historiques et culturels, ainsi que par sa grande vitalité et le charme de certains de ses quartiers.