Introduction
Le « sang de cordon » (ou « sang placentaire ») est le sang contenu dans le placenta et le cordon ombilical des mammifères (autrefois considéré comme un « déchet opératoire », mais présentant aujourd'hui un intérêt pour la médecine régénérative.
Le sang du cordon contient :
- des cellules souches hématopoïetiques (CSH)qui sont des cellules sanguines, et qui ne sont pas considérées comme des cellules souches embryonnaires, ce qui du point de vue de l'éthique médicale et de la règlementation leur confère un statut plus ouvert que s'il s'agissait de cellules de l'embryon lui-même.
- des cellules souches mésenchiques (CSM) qui sont des cellules tissulaires.
Ces cellules sont proches de celles qu'on trouve dans la moelle osseuse, ce pourquoi on a tenté, avec succès de les utiliser pour réparer certaines maladies dégénératives de la moelle.
Pour le droit français, son statut est un tissu humain, en tant qu'appartenant à la catégorie des tissus définie comme « toute partie constitutive du corps humain constitué de cellules » et il devrait donc aussi en droit européen répondre à la Directive 2004/23 relative aux tissus et cellules humains.