AZERTY
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Introduction

Disposition AZERTY en usage en Belgique.
Même clavier belge sous Linux (Ubuntu 9.10)
Disposition AZERTY (L’AZERTY est une disposition spécifique des caractères de l’alphabet latin sur les touches de machine à écrire et de clavier d’ordinateur. Un clavier azerty est...) en usage (L’usage est l'action de se servir de quelque chose.) en France.

L’AZERTY est une disposition spécifique des caractères de l’alphabet latin sur les touches de machine à écrire et de clavier d’ordinateur. Un clavier azerty est un clavier alphanumérique dont les touches sont marquées selon la disposition azerty. La disposition tient son nom de la position des six premières lettres de la première rangée des touches alphabétiques. Elle dérive de la disposition QWERTY anglaise, tout (Le tout compris comme ensemble de ce qui existe est souvent interprété comme le monde ou l'univers.) comme le QWERTZ germanique, et est utilisée par les francophones d'Europe (L’Europe est une région terrestre qui peut être considérée comme un continent à part entière, mais aussi comme l’extrémité...) avec ses propres variantes nationales en Belgique et en France. La plupart des Québécois utilisent un clavier QWERTY adapté à la langue française, le clavier multilingue normalisé CAN/CSA Z243.200-92, ou clavier ACNOR, qui est exigé et utilisé par le gouvernement du Québec et le gouvernement fédéral.

L’azerty se voit souvent reprocher l’accès difficile aux lettres supplémentaires du français, mais c’est moins une question de disposition des touches que de systèmes d’exploitation ou pilotes. Il est parfaitement possible d’utiliser des pilotes donnant un accès rapide aux lettres supplémentaires nécessaires, et en fait seul Windows (Windows est une gamme de systèmes d'exploitation produite par Microsoft, principalement destinées aux machines compatibles PC. C'est le remplaçant de MS-DOS....) ne propose pas d’accès facile dans sa configuration de base. Les dispositions concurrentes (zhjayscpg proposé en 1907, la disposition de Claude Marsan en 1976, le Dvorak-fr en 2002 et la disposition bépo en 2005) sont restées marginales bien que plus appropriées à la saisie du français.

Histoire

Les premiers essais de dispositions ont été réalisés sur des secrétaires en 1865. La disposition qwerty, brevetée en 1868, a été spécifiquement étudiée pour éviter les risques de blocage des premières machines à écrire mécaniques produites massivement par l’armurier Remington. Sur ces premières machines à écrire, les tiges des touches voisines se coinçaient fréquemment l’une l’autre. La disposition qwerty a donc été conçue afin que les lettres les plus fréquemment contiguës dans les mots de la langue anglaise soient les plus écartées possibles sur le clavier, ce qui limite les risques de blocage des tiges.

La disposition azerty apparaît en France dans la dernière décennie (Une décennie est égale à dix ans. Le terme dérive des mots latins de decem « dix » et annus « année.) du XIXe siècle comme déclinaison de certaines machines à écrire américaines qwerty. Son origine est inconnue des historiens, pionniers et propagandistes de la machine à écrire. Au début du XXe siècle, la disposition française « zhjay » d’Albert Navarre ne trouve pas son public : les secrétaires sont déjà habituées au qwerty et à l’azerty.

La disposition azerty est un standard de fait en France. Elle ne fait pas l’objet d’une description dans une norme (Une norme, du latin norma (« équerre, règle ») désigne un état habituellement répandu ou moyen considéré le plus souvent comme une...) française. En revanche, une disposition qwerty adaptée au français a été proposée comme norme expérimentale ( En art, il s'agit d'approches de création basées sur une remise en question des dogmes dominants tant sur le plan formel, esthétique, que sur le plan culturel et politique. En science, il s'agit d'approches de recherche basées sur...) par AFNOR en 1976 (NF XP E55-060). Cette norme prévoyait une période transitoire d’adaptation durant laquelle les lettres A, Q, Z, W pouvaient être situées comme dans la disposition azerty traditionnelle. En outre, aucune adaptation n’était prévue pour la touche M, même à titre transitoire.

La disposition azerty est utilisée sur les claviers belges (bien que la plupart des signes non alphabétiques soient à des positions différentes) et a sans doute inspiré la disposition lituanienne ąžerty.

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