Coma - Définition et Explications

Source: Wikipédia sous licence CC-BY-SA 3.0.
La liste des auteurs de cet article est disponible ici.

Introduction

Le terme « coma » signifie « sommeil profond » en grec ancien. Le coma est une abolition de la conscience et de la vigilance non réversible par les stimulations. Il témoigne d'un dysfonctionnement cérébral sévère (d'origine traumatique, toxique ou médicale). Il constitue une urgence diagnostique et thérapeutique (La thérapeutique (du grec therapeuein, soigner) est la partie de la médecine qui...).

Il se distingue de la syncope, perte de conscience brutale et brève d'origine cardio-vasculaire.

En urgence, il doit surtout être distingué de l'arrêt cardio-circulatoire dont le traitement est très différent.

Définition

Le coma (Le terme « coma » signifie « sommeil profond » en grec...) est l'abolition de la conscience et de la vigilance (Son attention prend un aspect d'intensité pour solliciter l'ensemble de ses capacités de...) en réponse aux stimulations. Plus précisément, il s'agit d'une abolition de la vie (La vie est le nom donné :) de relation (conscience, sensibilité) tandis que les fonctions végétatives sont plus ou moins bien conservées.

Plusieurs classifications existent.

Pendant longtemps on a décrit quatre stades de comas :

  • « Coma stade (Un stade (du grec ancien στ?διον stadion, du verbe...) 1 » ou stade de l'obnubilation. Le patient (Dans le domaine de la médecine, le terme patient désigne couramment une personne recevant...) est capable de répondre à des stimuli douloureux tels que le pincement en repoussant par exemple la main (La main est l’organe préhensile effecteur situé à...) du médecin (Un médecin est un professionnel de la santé titulaire d'un diplôme de docteur en...), voire de communiquer de manière simple (grognements).
  • « Coma stade 2 » : c'est le stade de la disparition de la capacité d'éveil du sujet. La réaction aux stimuli douloureux peut encore être présente, mais n'est pas appropriée et la communication (La communication concerne aussi bien l'homme (communication intra-psychique, interpersonnelle,...) avec le malade n'est pas possible.
  • « Coma stade 3 » : c'est le coma profond ou coma carus. Il n'y a plus aucune réaction aux stimuli douloureux. Des troubles végétatifs peuvent apparaître à ce stade.
  • « Coma stade 4 » ou « coma dépassé », qui n'est en fait pas un coma mais un état de mort cérébrale (La mort cérébrale, appelée également coma dépassé ou coma de type IV,...), dans lequel les autres fonctions vitales (Les Vitales sont un ordre de plantes dicotylédones. Cet ordre a été réintroduit...) (respiration, circulation) ne sont maintenues que par des moyens artificiels.

Actuellement cette classification a peu de pertinence clinique pour les médecins, car elle ne permet pas de dérouler des algorithmes étiologiques ou de prise en charge (La charge utile (payload en anglais ; la charge payante) représente ce qui est effectivement...). Toutefois, on retient encore dans la culture (La Culture est une civilisation pan-galactique inventée par Iain M. Banks au travers de ses...) médicale le terme de stade 4, ou coma dépassé, pour désigner un état de mort (La mort est l'état définitif d'un organisme biologique qui cesse de vivre (même si...) encéphalique (E.M.E.), qui est une forme particulière de mort clinique. L'état de mort encéphalique doit être distinguée des comas même si la présentation clinique s'en rapproche avant une évaluation clinique médicale précise, notamment celle des réflexes du tronc (Un tronc peut être :) cérébral.

L'échelle de Glasgow (Glasgow Coma Scale: G.C.S.), développée (En géométrie, la développée d'une courbe plane est le lieu de ses centres de...) dans le Service de réanimation (La réanimation est une discipline médicale qui s'attache à prendre en charge les...) neurochirugicale de l'hôpital (Un hôpital est un lieu destiné à prendre en charge des personnes atteintes de...) de Glasgow par Teasdale et Jennet, a fait l'objet (De manière générale, le mot objet (du latin objectum, 1361) désigne une entité définie dans...) d'un article publié dans le Lancet en 1974. Initialement développée pour la surveillance des traumatisés crâniens, cette échelle qui va de 3, le plus grave, à 15, est actuellement utilisée pour coter la profondeur d'un coma.

Par exemple, en cas de traumatisme crânien (La notion de traumatisme crânien ou traumatisme crânio-cérébral (TCC) couvre...) (T.C.), il est usuel de dire qu'un patient souffrant d'un TC et dont le GCS est en continu évalué à 15 est dit souffrir d'un TC mineur s'il ne présente pas de déficit neurologique. La prise en charge consiste souvent en une simple surveillance par les proches. En revanche, un patient souffrant de TC dont le GCS est évalué à 5 par exemple est dit souffrir d'un traumatisme (Un traumatisme est un dommage de la structure ou du fonctionnement du corps ou du psychisme. Il...) crânien grave et doit bénéficier en urgence d'une prise en charge médicalisée agressive (ventilation mécanique (Dans le langage courant, la mécanique est le domaine des machines, moteurs, véhicules, organes...), hypnotique (Les hypnotiques (ou somnifères) sont une classe de médicaments ayant la...) intraveineux forte dose, etc.) et doit d'une part être admis en réanimation et d'autre part bénéficier d'un bilan neurochirurgical.

Page générée en 0.042 seconde(s) - site hébergé chez Amen
Ce site fait l'objet d'une déclaration à la CNIL sous le numéro de dossier 1037632
Ce site est édité par Techno-Science.net - A propos - Informations légales
Partenaire: HD-Numérique