Pilules contraceptives de type “combiné”. On remarque deux aspects de pilules, chacune ayant une composition différente.
La pilule contraceptive, ou « pilule », est un contraceptif hormonal féminin de prise orale. Elle se présente sous la forme de comprimé à prise quotidienne.
Découverte au début des années 1950 au Mexique, commercialisée aux États-Unis à partir de 1960, et autorisée en France à partir de 1967 (loi Neuwirth), son action consiste à interférer avec le cycle menstruel naturel de la femme. Les hormones synthétiques apportées par la prise de la pilule empêchent l'ovulation.
La pilule peut être :
soit combinée, c'est-à-dire qu'elle contient deux dérivés de l'œstrogène et de la progestérone,
soit progestative, c'est-à-dire qu'elle ne contient qu'un progestatif. L'avantage de cette dernière est le moindre risque cardio-vasculaire pour les utilisatrices.
Au début des années 2000, environ 60% des femmes françaises âgées de 20 à 44 ans utilisent cette forme de contraception.
Contrairement aux préservatifs, l'usage de la pilule contraceptive ne protège pas du tout contre les infections sexuellement transmissibles.
Mode d'action
Cette méthode de contraception agit sur trois plans :
Diminution de la sécrétion des hormones sécrétées par l'hypophyse (FSH et LH), et donc pas de maturation de follicule au niveau de l'ovaire, ce qui a pour cause d'inhiber l'ovulation.
Modification de la glaire cervicale qui devient moins perméable aux spermatozoïdes
Modification de l'endomètre qui ne permet plus la nidation.
On peut considérer qu'elle provoque une « mise en veille » des ovaires. La pilule combinée (œstroprogestative) peut d'ailleurs être prescrite en traitement des kystes fonctionnels de l'ovaire.
Oubli de la pilule
Pilule minidosée
Le facteur majeur dans les cas d'inefficacité contraceptive est l'oubli. Selon une étude américaine, les facteurs principaux d'oubli sont :
éloignement du domicile : 13 %
oubli pur et simple : 13 %
absence de nouvelle plaquette disponible : 10,5 %
en retard : 10 %
en voyage : 9,5 %
préoccupations professionnelles : 8 %
préoccupations scolaires : 4,3 %
effets secondaires : 3,7 %
Ce problème peut être évité en remplaçant la pilule par un implant contraceptif sous-cutané par exemple.
Effets secondaires
Comme tous les médicaments, la pilule présente des effets secondaires. Ceux répertoriés dans la littérature médicale sont très nombreux. Vous en trouverez la liste sur le petit feuillet qui accompagne la plaquette de comprimés. Ceux rencontrés en pratique quotidienne sont plus rares et moins graves. Une petite liste, non exhaustive :
Les nausées et tensions mammaires, plus rares avec les dosages utilisés aujourd'hui, elles s'estompent souvent après quelques cycles de prises.
La prise de poids. Elle peut être maîtrisée par des efforts d'équilibre alimentaire et d'activité sportive concédés dans les trois premiers mois de la prise.
Les petits saignements qui surviennent entre les règles imposent un petit bilan à la recherche d'une cause organique avant de changer de produit, ou de s'en accommoder.
À l'inverse, les règles peuvent ne pas survenir dans la semaine d'arrêt de la pilule. Cela inquiète rarement le médecin, mais beaucoup plus souvent la patiente.
Une petite recommandation aux porteuses de lentilles oculaires, il survient parfois des intolérances sous pilule, comme au cours de la grossesse.