Fée de l'Aulne - Définition

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Introduction

Fée de l'Aulne
Fée de l'Aulne avant restauration
Gréement : sloop à tape-cul
Débuts : 1958
Longueur hors-tout : 35 m
Longueur de coque : 22,7 m
Maître-bau : 7,92 m
Tirant d’eau : 2,5 m
Déplacement : 200 tonnes
Voilure : 300 m2
Motorisation : 2 Baudouin diesel 100 cv
Chantier : Keraudren Camaret
Armateur : Fée de l'Aulne, Fée des Îles
Port d’attache : Paimpol France  France

Le Fée de l'Aulne est une gabare sablier construite en 1958 au chantier Keraudren de Camaret pour l'armement Le Bot.

Il fut le dernier caboteur en bois et à voiles, désarmé en 2000 de la flotte de la compagnie maritime Penn-ar-Bed. C'était l'ancien ravitailleur des îles de Sein, Molène et Ouessant.

Son immatriculation est : BR 7241 (Brest).

Le Fée de l'Aulne fait l'objet d'un classement au titre des monuments historiques depuis le 25 avril 2002.

Histoire

Destiné à servir comme sablier, Fée de l'Aulne a la possibilité de remonter les rivières côtières bretonnes comme l'Aulne grâce à son faible tirant d'eau et de ravitailler en fret les Îles du Ponant grâce à son grand gabarit. Ce fut la plus grande unité fabriquée par le chantier naval Keraudren de Camaret.

À l'origine ce caboteur gréé en sloop à tape-cul portait un gréement classique à corne sur ses deux mâts, sans bout-dehors mais avec une immense trinquette dont la draille était sur l'étrave. Sa voilure fut remaniée plusieurs fois jusqu'à son rachat en 1975 par la compagnie finistéroise Penn-ar-Bed. Il a gardé, depuis, un gréement simplifié composé d'un tape-cul marconi et d'une trinquette réduite, en soutien des deux moteurs diesels Baudouin de 100 cv chacun.

Pendant 25 ans, Fée de l'Aulne et son équipage de 5 marins ravitaillèrent les îliens. À son désarmement en 2000, des particuliers reconnaissants sauvèrent ce bateau de la démolition par son rachat.

L'association Fée de l'Aulne , Fée des Îles, fut créée en 2002, l'année de son inscription aux monuments historiques pour promouvoir sa restauration mais aussi contribuer à la recherche et à l’étude du monde insulaire et à la préservation de l'environnement.

Son port d'attache est désormais Paimpol siège de l'association. Une première restauration a eu lieu au chantier Pacalet de Saint-Quay-Portrieux.

Il a gardé le matériel spécifique des sabliers de l'époque, son treuil hydraulique, son mât de charge et sa benne ainsi que sa motorisation d'origine. Il a récupéré la timonerie de son sister-ship San-Voran.

En état de naviguer, il rejoint d'autres unités du patrimoine maritime breton, inscrit aussi au registre des monuments historiques comme le Fleur de Lampaul, Fleur de Mai, Notre Dame de Rumengol...

Sa soute, désormais vide, sert de lieu d'expositions à thème sur l'environnement, au gré de ses déplacements.

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