Plombémie - Définition

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Introduction

La plombémie est la mesure du taux de plomb présent dans le sang, chez l'homme (ou l'animal en médecine vétérinaire).

Une plombémie élevée peut être l'indice ;

  • d'une intoxication saturnine récente via l'alimentation, la boisson, l'inhalation ou par voie transcutané ;
  • d'un relargage de plomb dans le sang, à partir du système osseux, suite à une fracture osseuse ou une ostéoporose
  • chez l'embryon, le foetus, le bébé ou jeune enfant allaité, le plomb peut provenir de la mère (via le placenta) ou du lait.

La mesure de la plombémie permet de confirmer ou détecter le saturnisme, maladie induite par l'intoxication de l'organisme par le plomb ou ses dérivés. La plombémie est suivie par des enquêtes épidémiologiques et de biosurveillance à grande échelle et sur plusieurs décennies dans certains pays (par exemple aux Etats-Unis (avec notamment l'étude National Health and Nutrition Examination Survey (NHANES) de 2001-2002), en Allemagne (avec la German Environmental Survey (GerES III) de 1998 et la German Environmental Survey for Children (GerES IV) de 2003-2006), au Canada). Pour disposer de références sur les taux "normaux", on fait aussi des mesures de plomblémie chez des populations jugées peu exposées, y compris en milieu de travail.

Métrologie, unités

La plombémie est généralement donnée en mg/L ou µg/dL ou ppm.

Controverses sur les seuils

Jusqu'à la fin du siècle et au début du XXIe, une plombémie supérieure à 100 µg par litre de sang reste le seuil officiel définissant l'intoxication par le plomb chez l'enfant, maladie connue sous le nom de saturnisme infantile, mais un nombre croissant de chercheurs ont détecté des effets sur le cerveau - chez l'enfant surtout - à des taux beaucoup plus bas. Il existe une controverse sur les seuils et valeurs recommandées, certains estimant que le plomb est toxique quelle que soit sa dose, notamment pour le fœtus et l'embryon.

Normes, valeurs seuils

  • La valeur de référence du plomb sanguin est de moins de 90 µg/L pour l'homme et de moins de 70 µg/L pour la femme.
  • la valeur recommandée est celle à partir duquel il convient d’envisager des mesures visant à réduire l’exposition à la substance
    Moins de 1 % des canadiens avaient en 2008 des plombémies dépassant la valeur recommandée par Santé Canada à cette époque, ce qui montre une situation en très net progrès car en 1978-1979, l'Enquête de Santé Canada avait mis en évidence que 1/4 (25 %)

des Canadiens de plus de 6 ans étaient victime d'un saturnisme léger à grave (plombémie dépassant les 10 μg/dL). En 2010, un canadien moyen présente une plombémie beaucoup plus élevée que celle d'un homme préhistorique (selon mesures faites sur des ossements, l'os stockant l'essentiel du plomb), mais proche des taux mesurés chez les personnes réputées non particulièrement exposées. On manque de données sur les pays en développement, mais des indices laissent penser que le plomb et l'essence sans plomb y sont encore parfois d'important facteurs d'intoxication.

  • La valeur biologique limite à ne pas dépasser est fixée à 400 µg/L de sang pour les hommes et 300 µg/L de sang pour les femmes.
  • Les femmes en âge de procréer et susceptibles d'être enceintes, dont le taux de plombémie dépasse 100 µg/L, présentent le risque de donner naissance à des enfants présentant des déficiences, intellectuelles notamment, avec un taux sanguin en plomb supérieur à la valeur limite de 100 µg/L conseillée par le CDC (Center for Disease Control), qui est aussi un seuil d'intervention dans la plupart des pays. Si ce taux reste élevé ils peuvent présenter un risque grave de déficit du développement.
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