Chez le peuple amérindien Mapuche cet arbre prend un caractère sacré et représente un symbole du Machi (homme ou femme élue représentant l'autorité religieuse, le conseiller, le protecteur du peuple mapuche). Ses branches étaient utilisées lors de certaines cérémonies guillatún ou machitún. Au XVI siècle, les chefs de communautés mapuches appelés Locos utilisaient un bâton de Drimys winteri comme symbole de son autorité en période de paix. Chez le peuple Huilliche, peuple méridionale des Mapuches, Drimys winteri est associé à la sorcellerie au même titre que Laurelia sempervirens. Les Yagans utilisaient son bois afin de confectionner des têtes de harpons. Son bois, très dense et solide, les aidait à pêcher les lions marins (Otaria flavescens). Les branches souples leur servaient à la confection de leurs canoës.
Pour sa teneur élevée en vitamine C, c'est principalement un antiscorbutique. Le navigateur et capitaine William Winter, lors d'une expédition avec le corsaire Francis Drake en Patagonie en 1578, utilisa l'écorce en infusion pour les équipages de la flotte et parvient à les guérir du scorbut. C'est ainsi qu'il fut utilisé par les nombreux navigateurs du XVIII siècle principalement pour lutter contre le scorbut après de longs mois en mer mais aussi comme condiment. En effet, son écorce moulue possède des caractéristiques gustatives similaires au poivre.
Il est utilisé comme cicatrisant, contre les indigestions, les coliques. C'est aussi un anti-bactérien et un anti-rhumatisme. L'arbre, rustique jusqu'à - 20°C, est cultivé comme plante d'ornement dans les jardins du monde entier.