Catherine Dachkov - Définition

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Exil

Lorsque Paul Ier accède au trône en 1796, il se hâte de défaire tout ce que sa mère avait tissé. Il exile la princesse dans un village près de Novgorod, pour lui faire expier sa participation aux événements de 1762. Une pétition de ses amis la fait revenir dans ses terres près de Moscou, où elle meurt le 4 janvier 1810.

Son fils, dernier des Dachkov, étant mort en 1807, tous ses biens passent à son neveu Ivan Vorontsov qui obtient la permission de l'empereur de relerver le nom et de s'appeler Vorontsov-Dachkov. Son fils, le comte Illarion Vorontsov-Dachkov (1837-1916) est chambellan à la cour de 1881 à 1897, puis gouverneur-général du Caucase de 1905 à 1915.

Les Mémoires en français de la princesse sont publiées à Paris en 1804, Mon Histoire, et en version intégrale après sa mort en 1840.

Académicienne

La princesse entre au bout de presque quinze ans en Russie, en 1782. Constatant un certain isolement intellectuel de la Russie, qui pourtant s'était ouverte à l'occident depuis le début du siècle, elle décide de fonder en 1784 à l'image de l'académie française, une académie impériale de Russie, afin d'enrichir et de purifier la langue et la grammaire russes et de lui ôter ses archaïsmes du slavon. Auparavant elle avait été nommée directrice de l'académie impériale des sciences et des belles-lettres, le comte Razoumovski en étant président, mais en pratique cette fonction était purement nominale. La princesse est la première femme en Europe à exercer une telle influence. Elle s'attache à y faire venir de véritables philosophes et hommes de sciences, mettant fin à un certain dilettantisme. Parrallèlement, elle fait éditer le dictionnaire académique à l'académie impériale, publie une lettre mensuelle et écrit deux pièces de théâtre, Le Mariage de Fabien et une comédie intitulée Toïssioko.

Elle est élue membre honoraire de l'académie royale des sciences de Suède en 1783, première femme étrangère à être ainsi distinguée et seconde après Eva Ekeblad. Elle se retire toutefois de la cour, peu avant la mort de la Grande Catherine à cause d'une tragédie qu'elle fait publier et que d'aucuns accusent à tort d'être favorable aux principes républicains.

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