Le TA 183 a un fuselage court, l’entrée d’air passé sous le cockpit jusqu’au réacteur HE S 011, le premier des 3 prototypes utilisait le Jumo 004B.
Il était possible dans les premières études d’équiper l’appareil d’un moteur-fusée d’une poussée de 1 000 kg pour les missions d’interception, les réservoirs externes contenant assez de carburant pour 200 secondes de fonctionnement étaient emportés sous les ailes.
La voilure médiane en flèche de 40° étaient fines, l’âme constituée de deux longerons de duralumin en I renforcées par des brides en acier, forme un cadre rigide fixé au fuselage par un seul boulon.
La structure de l’aile était complétée par des nervures traitées à la résine recouvertes par un revêtement de contreplaqué. Chaque panneau d’aile contenait au total 6 réservoirs pour une capacité globale de 1 565 litres. La dérive de grande taille est inclinée à 60°, le plan fixe possédant un important dièdre est montée sur le sommet de la dérive. Le contrôle était assuré par les élevons positionnés sur les ailes, et la dérive mobile. Le plan fixe n’était utilisable que pour les opérations de trim.
Les volets et le train sont manœuvrés hydrauliquement. Le pilote est installé dans un cockpit pressurisé, surmonté d’une canopée en goutte d’eau, fournissant une très bonne vision à 360°.
Quatre canons de 30 mm Mk108 étaient envisagés pour la production en série. Une charge de 500 kg devait pouvoir être emportée, soit une SD ou SC 500, une BT 200, cinq SD ou SC 70 et même une caméra RB 20/30. Ces charges auraient du être transportées dans une baie semi encastrée dans le fuselage et placée entre les jambes du train. Des points d'attache pour 1 000 kg de charge externe étaient également prévus.