Michel Maure, né en 1951, est un ancien médecin qui fut radié de l'Ordre des médecins en janvier 2007. Il est connu pour son procès face à une centaine de ses anciens patients pour avoir malmenées différentes opérations de chirurgies esthétiques.
Du 2 juin au 15 juin 2008 il comparaît devant la 6ème chambre correctionnelle du tribunal correctionnel de Marseille. Il est poursuivi par 97 de ses anciens patients, 93 femmes et 4 hommes, opérés entre 2001 et 2004 et l'accusant de mise en danger de la vie d'autrui, blessures involontaires, travail illégal par dissimulation, publicité mensongère, tromperie aggravée sur les qualités substantielles des prestations de service ou encore non-remise de devis et, dans un cas, menaces ou acte d'intimidation. Depuis 1995 il opérait avec deux assistantes dans la clinique Saint-Bernard, dans le quartier marseillais des Chartreux, pourtant fermée par l'administration cette même année. Environ 300 opérations aurait été pratiquées chaque année par le docteur depuis 1995.Pour sa défense il compare la souffrance physique de ses patients à celle que l'on peut subir en allant chez le dentiste il évoque aussi un complot visant à supprimer un concurrent dans une profession concurrentielle; ses victimes insistent elles sur la souffrance physique et morale subies depuis des années. Son procès s'est achevé le vendredi 13 juin 2008, le parquet requiert alors 4 ans de prison, son jugement étant prévu pour le 4 septembre 2008.
Néanmoins le dimanche 15 juin il décide de prendre le large avec son yacht en direction de Gibraltar en violation avec son contrôle judiciaire. Le 19 août 2008, il est arrêté sur la Costa Brava en Catalogne dans le cadre d'un mandat européen, il est alors incarcéré à la maison d’arrêt de Luynes, dans les Bouches-du-Rhône. Il a été condamné en septembre 2008 à 4 ans de prison dont 3 fermes pour tromperie aggravée, publicité mensongère et mise en danger d'autrui. Il est également condamné à verser immédiatement des indemnisations à ses victimes, allant de 2 000 à 12 000 euro par personne.
Il décide néanmoins de faire appel et est condamné par le tribunal correctionnel d'Aix-en-Provence le mercredi 1er avril 2009, sa peine est maintenue, quatre ans d’emprisonnement dont un avec sursis. Il s’est en outre vu signifier l’interdiction définitive d’exercice de la médecine et devra s’acquitter d’une amende de 75 000 euro envers les parties civiles.