Prédateur
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Introduction

Les lions comptent parmi les plus grands prédateurs terrestres.

Un prédateur est un organisme vivant qui met à mort des proies pour s'en nourrir ou pour alimenter sa progéniture. La prédation est très courante dans la nature où les prédateurs jouent un rôle essentiel dans le maintien des équilibres écologiques.

La prédation est à distinguer de la nécrophagie, qui consiste à se nourrir d'un animal (Un animal (du latin animus, esprit, ou principe vital) est, selon la classification classique, un être vivant hétérotrophe,...) déjà mort (La mort est l'état définitif d'un organisme biologique qui cesse de vivre (même si on a pu parler de la mort dans un sens cosmique plus général, incluant par exemple la mort des...), ou du parasitisme, qui en général ne requiert pas la mort de l'animal consommé.

Dynamique des systèmes prédateurs-proies

Répartition des points d'équilibre d'un système proie/prédateur prévus par la suite logistique (La logistique est l'activité qui a pour objet de gérer les flux physiques d'une organisation, mettant ainsi à disposition des ressources...).

Les relations entre proie et prédateur déterminent le fonctionnement et l'organisation (Une organisation est) des réseaux alimentaires dits « réseaux trophiques » (ou pyramides alimentaires), avec à leur sommet des prédateurs dits « absolus » (ceux qui ne sont pas eux-mêmes la proie d'autres prédateurs).

Les prédateurs influent sur la dynamique prédateurs/proies et donc sur les populations des proies. Ils contribuent à maintenir l'équilibre biologique des écosystèmes et influent indirectement sur le paysage (Étymologiquement, le paysage est l'agencement des traits, des caractères, des formes d'un espace limité, d'un « pays »....) et les habitats naturels. C'est pour protéger les arbres qu'on a réintroduit en 1994 des loups dans le Parc (Un Parc est un terrain naturel enclos,[1] formé de bois ou de prairies, dans lequel ont été tracées des allées et chemins destinés à la chasse, à la promenade ou à l’agrément. Il se distingue...) national de Yellowstone afin qu'ils régulent les populations de wapitis et autres grands herbivores qui étaient devenues assez importantes pour mettre en péril la forêt (Une forêt ou un massif forestier est une étendue boisée, relativement dense, constituée d'un ou plusieurs peuplements d'arbres et d'espèces associées. Un...) (par consommation des jeunes plants, écorcage… et surexploitation du milieu).

La dynamique de l'évolution des effectifs relatifs d'un système proie/prédateur est un sujet complexe. Même le modèle le plus simple, basé sur l'équation (En mathématiques, une équation est une égalité qui lie différentes quantités, généralement pour poser le problème de leur identité. Résoudre l'équation consiste à déterminer toutes les façons de donner à...) logistique, comporte des développements très poussés sur le seul plan mathématique.

Type de prédateurs

La plupart des prédateurs sont des animaux. Les plantes carnivores sont l'exception.

Les prédateurs de fond

Ils se nourrissent de plusieurs espèces, leur population est relativement stable, et ils contribuent à exercer un contrôle (Le mot contrôle peut avoir plusieurs sens. Il peut être employé comme synonyme d'examen, de vérification et de maîtrise.) continu sur le niveau des populations de proies.

Les prédateurs de chocs

Ils se nourrissent d'une ou d'un petit nombre (La notion de nombre en linguistique est traitée à l’article « Nombre grammatical ».) d'espèces. L'apparition de ces prédateurs en grand nombre entraîne un effondrement des populations de proies.

Un exemple : l'introduction de la perche dans le Nil qui a entraîné la disparition de plusieurs espèces.

Un autre exemple : Anthocoris sp. a un comportement de prédateur de choc (Dès que deux entitées interagissent de manière violente, on dit qu'il y a choc, que ce soit de civilisation ou de particules de hautes énergies.) sur les populations larvaires de psylle du poirier (Psylla pyri), alors que les mirides jouent un rôle de prédateurs de fond. L'effet de prédation de choc est exploité dans le cadre de la lutte biologique contre les organismes nuisibles, notamment avec des introductions de prées nuisibles est de favoriser le maintien et de développement des organismes prédateurs, des parasites et des parasitoïdes des ennemis des cultures.

L'homme

Depuis qu'il a maîtrisé l' agriculture et l' élevage, l'homme n'a que peu recours à la prédation pour se nourrir.

Il n'en reste pas moins capable, si nécessaire, de tuer n'importe quelle espèce (Dans les sciences du vivant, l’espèce (du latin species, « type » ou « apparence ») est le taxon de base de...) animale et de consommer sa viande. Inversement, aucune espèce animale, dans des conditions normales, ne s'attaque à l'homme pour se nourrir.

L'homme est donc parfois considéré comme le superprédateur ultime.

Prédateur et déprédateur

Le terme de prédateur est à ne pas confondre avec la notion de déprédateur, qui désigne un animal qui commet des dégâts sur une plante (Les plantes (Plantae Haeckel, 1866) sont des êtres pluricellulaires à la base de la chaîne alimentaire. Elles forment l'une des subdivisions (ou...) ou des denrées, le plus souvent dans le but de se nourrir et parfois pour marquer son territoire (La notion de territoire a pris une importance croissante en géographie et notamment en géographie humaine et politique, même si ce concept est utilisé par d'autres sciences humaines. Dans le dictionnaire...).

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