L’origine du programme LWF (Light Weight Fighter, Chasseur léger) remonte aux années 1960, pendant la guerre du Viet-Nam. L’ USAF, malgré des avions très sophistiques, obtenait le ratio le plus bas (1/1) en combat aérien de son existence.
Cela a entrainé, une meilleure formation des pilotes aux combats tournoyants (en anglais : Dog fight), et la création d’un groupe d’étude, afin d’analyser les raisons.
En 1965, L’USAF avait lancé deux nouveaux programmes :
Le premier devait être un appareil tirant les leçons de la Guerre du Viêt-Nam avec un appareil léger, le second un appareil plus lourd de haute technologie. Mais l’apparition des MiG-23 et MiG-25 en 1967, décida l’USAF à abandonner l’ADF au profit du FX, programme qui donna naissance au F-15 Eagle.
Dans le même temps l’ US Navy lança le programme VFX (Naval Fighter Experimental) qui aboutit au F-14 Tomcat.
Alors même que les deux avions n’étaient encore opérationnels, les politiques s’inquiétèrent de la dérive non seulement des couts, mais aussi des innovations technologiques (Problème de fiabilité des réacteurs, Missiles,…..), pour eux, ces avions étaient trop sophistiques par rapport à leurs missions.
Les Parlementaires recherchèrent une alternative à ces chasseurs lourds, sophistiqués et chers. L’ensemble du département d’acquisition du Dod, reçu des attaquent en règles du congrès américain.
Tout le système d’acquisition de matériel militaire du Department Of Defence (DoD) fut revut, vérifié et analysé.
Une commission fut créée afin de contrôler le processus d’acquisition d’armes et en particulier celui de l’USAF. Le programme AX (Nouvel avion d’appui sol, qui donna le A-10) en subit en premier les conséquences. En effet cette commission obligea tout nouveau constructeur de faire voler l’avion (vérifiant aussi que les besoins étaient atteints), avant que l’USAF valide le contrat. (eng Fly Before Buy).
Un groupe de travail de l’USAF, créé à la demande du Congres, entreprit des recherches devant aboutir à une réduction :
C’est avec cette optique que le DoD lança en 1971 les projets suivants :
L’OTAN s’intéressa également à ce projet, car elle cherchait déjà à remplacer une flotte vieillissante de F-104. L’Organisation du traité de l'Atlantique Nord avait enfin réussit à démonter à quatre de ces membres (La Belgique, La Hollande, Le Danemark, et La Norvège, plus tard rejoint par Le Portugal) qu’une flotte aérienne moderne et homogène couterait mois chère, aussi bien à l’achat qu’en termes de maintenance.
Avec un parc à l’origine de plus de 800 avions à remplacer, les deux constructeurs américains, effectuèrent plusieurs démonstrations en Europe dans le cadre du Marché du siècle (OTAN 1972-1975). Ces deux appareils furent en compétition pour ce marché avec le Dassault Mirage F1, et le Saab Viggen JA-37.
L’USAF, afin de bénéficier de l’effet de série, changea la dénomination LWF, pour ACF (Advance Combat Fighter) avec une prévision de commande de 650 appareils.
Le YF-16 fut déclaré vainqueur dans les deux programmes, OTAN et ACF au début 1975.
Le YF-17 pris sa revanche au mois de mai 1975 sur une version navalisée du F-16, en devenant le YF-18 (Programme VFAX).