Prolapsus génital - Définition

Source: Wikipédia sous licence CC-BY-SA 3.0.
La liste des auteurs de cet article est disponible ici.

Épidémiologie

Le prolapsus génital est responsable d'un cinquième des indications de chirurgie gynécologique. Son incidence annuelle, en Grande-Bretagne, est de 20 cas pour 10 000 femmes.

Évaluation

L'examen gynécologique est indispensable.

Il existe plusieurs échelles permettant d'en évaluer la sévérité. L'une des plus employée est celle de la Société Américaine de Gynécologie qui classe les prolapsus en 5 grades.

Symptômes

Les symptômes dépendent, en partie, de l'importance du prolapsus.

En fonction de la prédominance du prolapsus sur l’un des trois organes du pelvis, les symptômes ressentis sont les suivants :

  • En cas de prolapsus prédominant sur la vessie :

Une « boule » qui sort à l’avant du vagin. Une sensation de « pesanteur », de « poids » dans le bassin. L’impression de devoir forcer pour uriner (« dysurie »).L’impression de ne pas vider complètement sa vessie, et de devoir y retourner peu de temps après avoir uriné (« miction en deux temps »). La nécessité d’aller uriner trop souvent (« pollakiurie »). Des envies pressantes d’aller uriner (« impériosités »), voire des fuites d’urines « par impériosité ». Des infections urinaires à répétition.

  • En cas de prolapsus prédominant sur l’utérus :

Une « boule rosâtre ou rougeâtre» qui sort par le vagin (il s’agit du col de l’utérus, souvent irrité). Une sensation de « pesanteur », de « poids » dans le bassin. Éventuellement : De petits saignements (si le col de l'utérus est très irrité).

  • En cas de prolapsus prédominant sur le rectum :

Une « boule » qui sort à l’arrière du vagin. Une sensation de « pesanteur », de « poids » dans le bassin. Une constipation, parfois importante. La nécessité de devoir « rentrer la boule avec le doigt » pour pouvoir déféquer. L’impression de ne pas avoir complètement vidé son rectum en allant à la selle. Et rarement : Une incontinence aux selles.

Ces symptômes peuvent, bien entendu, être « mêlés » entre eux en cas de prolapsus touchant deux ou trois organes.

Traitement

Le traitement du prolapsus génital doit être précédé par un bilan de son retentissement, et par la recherche d'anomalies associées. Il conviendra par ailleurs de corriger certains facteurs favorisants: traiter une constipation, donner un traitement hormonal substitutif en post-ménopause.

Un prolapsus urinaire ou génital relèvera, dans l'immense majorité des cas, d'un traitement chirurgical (quand le prolapsus est à un stade avancé (2e et 3e degrés)). Effectivement, la rééducation périnéale peut parfois maintenir un prolapsus débutant mais une fois que le prolapsus est avancé (c'est-à-dire quand il est du 3e degré), elle ne permet pas de réintégrer les organes qui sont « descendus ». Il faut donc commencer la rééducation dès les premiers signes pour permettre de limiter la "descente" de ce prolapsus et peut-être éviter l'opération. Ce traitement chirurgical a pour but de remplacer les moyens de suspension (fascias, ligaments) ; ou les moyens de soutènement (muscles du périnée) devenus défaillants ; et le plus souvent les deux. Il fait appel le plus souvent, de nos jours, à l’utilisation de « prothèses » synthétiques (c'est-à-dire artificielles, n’utilisant aucun produit d’origine animale ou humaine) qui ressemblent à des tissus tricotés (comme les « mailles d’un filet ») : Ces prothèses servant à remplacer les fascias défaillants, ou à suspendre les organes « descendus » à des ligaments naturels solides.

Ce traitement peut se faire selon trois voies chirurgicales différentes :

  • En ouvrant l'abdomen (« laparotomie »).
  • Par cœlioscopie.
  • En passant par le vagin (« voie vaginale »).

L’efficacité des trois voies chirurgicales, dans les mains d’un chirurgien expérimenté, est la même. Mais la simplicité technique, le moindre taux de complications, et la durée d’intervention plus courte font préférer, pour beaucoup d'écoles chirurgicales, la voie vaginale chez les femmes en ménopause ou en pré-ménopause (alors que la cœlioscopie ou la laparotomie sont plus souvent réservées aux femmes plus jeunes, en raison de la meilleure efficacité à long terme et de la meilleure résistance aux importants efforts physiques).

Il n’y a pas de « traitement standard », et chaque cas est différent. Le choix de la technique est adapté à chaque patiente. Dans beaucoup de cas, une ablation de l’utérus (« hystérectomie ») est nécessaire, pour des raisons techniques. Il existe également un traitement non chirurgical qui consiste en la mise en place d'un pessaire dans le vagin destiné à maintenir les organes ptosés en place. il nécessite un suivi régulier mais permet aux femmes qui ne veulent pas ou ne peuvent pas être opérées de vivre sans problème avec leur prolapsus.

La rééducation périnéale est utile en cas de problème mictionnel mais son efficacité sur le prolapsus lui-même reste douteuse.

Page générée en 0.089 seconde(s) - site hébergé chez Contabo
Ce site fait l'objet d'une déclaration à la CNIL sous le numéro de dossier 1037632
A propos - Informations légales
Version anglaise | Version allemande | Version espagnole | Version portugaise