Jean-Rodolphe Perronet
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Première pensée de Perronet pour le Pont de la Concorde
Première pensée de Perronet pour le Pont de la Concorde

Jean-Rodolphe Perronet est un ingénieur français, né le 27 octobre 1708 à Suresnes et décédé le 27 février 1794 à Paris.

Fils d'un garde-suisse, il entra comme apprenti-architecte à 17 ans à la Ville (Une ville est une unité urbaine (un « établissement humain » pour l'ONU) étendue et fortement peuplée (dont les habitations...) de Paris (Paris est une ville française, capitale de la France et le chef-lieu de la région d’Île-de-France. Cette ville est construite sur une boucle de la Seine, au centre du bassin parisien, entre les...). Il fut nommé sous-ingénieur en 1735 à Alençon. En 1747, Trudaine lui confia la direction du Bureau des dessinateurs du Roi, nouveau service des Ponts et Chaussées.

Il réalisa de nombreux ponts, dont un très célèbre, le pont (Un pont est une construction qui permet de franchir une dépression ou un obstacle (cours d'eau, voie de communication, vallée, etc.) en passant par-dessus cette séparation. Le franchissement supporte le...) de la Concorde (Le Concorde est un avion de transport supersonique construit par l’association de Sud-Aviation (devenue par la suite l’Aérospatiale après sa fusion...), à Paris.

Il créa en 1747 avec Daniel Trudaine l'École royale des ponts et chaussées (aujourd'hui École nationale des ponts et chaussées), dont il fut le premier directeur, jusqu'à sa mort (La mort est l'état définitif d'un organisme biologique qui cesse de vivre (même si on a pu parler de la mort dans un sens cosmique plus général, incluant par exemple la mort des étoiles). Chez les organismes...).

La rue (La rue est un espace de circulation dans la ville qui dessert les logements et les lieux d'activité économique. Elle met en relation et structure les différents quartiers, s'inscrivant de ce fait dans un...) adjacente au site de l'Ecole des Ponts et Chaussées porte aujourd'hui son nom, à la limite entre le 6e et le 7e arrondissement de Paris.

Carrière

  • 1725 : Entre au cabinet de Monsieur de Beausire, Premier architecte (L'architecte est le professionnel du bâtiment dont la fonction est de concevoir et de diriger la réalisation d'une œuvre d'architecture pour le compte d'un...) de la ville de Paris. Il est chargé du projet (Un projet est un engagement irréversible de résultat incertain, non reproductible a priori à l’identique, nécessitant le concours et l’intégration d’une grande diversité de contribution, et...) et de la conduite du grand égout de Paris, des travaux des quais et de l’entretient des chemins de banlieue (La banlieue désigne communément l'espace urbanisé d'une ville qui est situé dans la continuité du bâti de sa ville-centre et qui en est administrativement distinct.).
  • 1736 : entre au Corps des Ponts et Chaussées.
  • 1737, il devient sous-ingénieur puis ingénieur (« Le métier de base de l'ingénieur consiste à résoudre des problèmes de nature technologique, concrets et souvent complexes, liés à la...) de la Généralité d’Alençon.
  • 1747, un arrêt nomme Perronet à la direction du " Bureau des dessinateurs du Roi ", que vient de créer C. D. Trudaine, pour lever les cartes et les plans du royaume. Il a pour mission de former les ingénieurs des ponts et chaussées et d’en contrôler l’action dans les généralités où ils sont employés. Le Bureau deviendra le " Bureau des élèves des Ponts et Chaussées ", puis en 1775 l’École des Ponts et Chaussées. Organisateur, animateur (Animateur, qui anime un groupe de personnes :) et pédagogue, il est le véritable "père spirituel" de ses élèves et met en oeuvre une pédagogie (La pédagogie est, étymologiquement, l'action de "conduire les enfants", du grec PAIDAGÔGIA. C'est donc l'art d'éduquer. Le terme désigne les méthodes...) originale qui, à l’heure actuelle, semble très contemporaine. Il sera directeur de l’école jusqu’à sa mort.

La même année (Une année est une unité de temps exprimant la durée entre deux occurrences d'un évènement lié à la révolution de la Terre autour du Soleil.), Ingénieur de la Généralité de Paris. Entre 1747 et 1791, 2500 km de routes ont été ouvertes ou rectifiées.

  • 1750, Inspecteur général des Ponts et Chaussées.
  • 1750-1760, il construit le pont d’Orléans.
  • 1757-1765, il construit le pont de Mantes.
  • 1758-1764, il construit le pont de Trilport.
  • 1763, premier ingénieur du roi.
  • 1765-1786, il construit le pont de Château-Thierry.
  • 1766-1769, il construit le pont Saint-Edne à Nogent.
  • 1768-1774, il construit le pont de Neuilly-sur-Seine.
  • 1770-1771, il construit le pont Les Fontaines.
  • 1774-1785, il construit le pont de Sainte-Maxence sur l’Oise.
  • 1775, il construit le pont de Biais-Bicheret.
  • 1776-1791, il construit le pont de Nemours.
  • 1784-1787, il construit le pont de Brunoy.
  • 1786-1787, il construit le pont de Rosoy.
  • 1786-1791, il construit le pont Louis XVI, futur pont de la Concorde à Paris.

Sources

  • CORIONO (Guy). – 250 ans de l’École des Ponts en cent portraits. – Paris, Presses de l’école nationale des Ponts et Chaussées, 1997, p. 37 et suivantes.
  • GUILLOT (M.). – " Un destin helvétique, Jean-Rodophe Perronet et sa famille suresnoise (1708-1794) " in Les gardes suisses et leurs familles au XVIIe et XVIIIe siècles en région parisienne, p. 108-116.
  • MICHEL (Yvon). – " Jean-Rodolphe Perronet (1708-1794) ", dans Monuments Historiques, Paris, avril-juin 1987, nos 150-151, p. 81-86.
  • VACANT (Claude). – Jean-Rodolphe Perronet (1708-1794). "Premier inégénieur du Roi" et directeur de l'École des ponts et chaussées. Paris, Presses de l'École Nationale des Ponts et Chaussées, 2006. 24 cm, 344 p., ill.
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