Malgré un certain succès initial (et quelques réussites ponctuelles comme le dispensaire homéopathique créé en 1858 par l'abbé Alfred Duquesnay), l'homéopathie perdit beaucoup d'influence en France après la mort de Hahnemann en 1843, alors qu'aux États-Unis, les personnalités d'Eugène Beauharnais Nash et de James Tyler Kent maintinrent sa notoriété jusqu'à la Première Guerre mondiale. En France, à Lyon, en 1875 fut fondé rue Tronchet l'hôpital homéopathique Saint-Luc. Pierre Jousset et son fils Marc fondaient en novembre 1897 à Paris l'École française d'homéopathie, où enseigna aussi Gérard Encausse, plus connu sous le nom de Papus. L'hôpital Saint-Jacques dans le XV° arrondissement de Paris offrait des consultations de médecins homéopathes.
Léon Vannier (1880-1963), médecin angevin, permit à l'homéopathie de sortir d'une certaine ombre induite par les difficultés de fabrication des remèdes. En 1911, il ouvrit avec René Baudry (1880-1966) à Paris une importante pharmacie homéopathique. Il fondit en 1926 les laboratoires homéopathiques de France, mettant ainsi fin aux difficultés d'approvisionnement en médicaments homéopathiques. Ce fut le point de départ de l'apparition des laboratoires tel Dolisos, Lehning, Boiron en France, Schwabe en Allemagne, Nelson en Grande-Bretagne, USM aux États-Unis…
En France, les frères jumeaux Boiron, après avoir travaillé avec René Baudry, créèrent chacun sa propre pharmacie. En 1967, la fusion de celles-ci avec les laboratoires centraux homéopathiques de France de René Baudry donnera naissance aux Laboratoires Boiron.
Les laboratoires, plus productifs que les pharmacies, permirent la standardisation de la production et par la même le développement de l'homéopathie.