Rhodia

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Introduction



Logo de Rhodia
Création1998
Forme juridiqueSociété anonyme
Slogan(s)« Chemistry is our world, Responsibility is our way »
Siège socialFranceLa Défense, Courbevoie (France)
DirectionJean-Pierre Clamadieu (depuis le 17 mars 2008).

Dir. général : Gilles Auffret

Finances : Pascal Bouchiat,

Directeurs généraux adjoints : Marc Chollet et Yolène Coppin
ActionnairesInvestisseurs institutionnels étrangers (41,90% des actions),

actionnaires Individuels (20%),

Investisseurs institutionnels français (14,34%),

JP Morgan Asset Management (7,64%),

Capital Group Companies (5,07%),

Axiom International Investors (3,81%),

Salariés (3,70 %),

Wellington Management Company (1,55 %),

autocontrôle (1,11 %),

Henderson Global Investors (0,88 %).
Activité(s)Chimie, Pharmacie Cosmétique, terres rares, Energie.
Effectif15000 (13 600 en 2009 )
Site Web
Chiffre d’affaires4 031 millions € en 2009

Rhodia est un des principaux groupes de l'industrie chimique française (spécialisé dans la chimie fine, les fibres sythétiques et polymères ). Rhodia est issu du groupe Rhône Poulenc lequel a été fondé par la fusion de la Société Chimique des usines du Rhône et les Établissements Poulenc Frères.
C'est une Société anonyme,créée le 1er janvier 1998, pour une durée de 99 ans, au capital de 104 495 997 euros, divisé en 104 495 997 (cent quatre millions quatre cent quatre-vingt-quinze mille neuf cent quatre-vingt-dix-sept) actions de même catégories, d'une valeur nominale de 1€ chacune) ..
Jean-Pierre Clamadieu est, depuis le 17 mars 2008, à la fois Président et Directeur général. Il remplace Yves-René Nanot qui avait atteint la limite d’âge qui est de 70 ans selon les statuts du Groupe.
Rhodia dispose d'un réseau industriel et commercial étendu, présent sur tous les continents excepté l'Australie, qui s'appuient sur des pôles de R&D et une structuration commerciale et logistique.
Rhodia, évaluait en 2010 son EBITDA (bénéfice avant intérêts, impôts, dépréciation et amortissement) = 487 millions € (pour un Résultat opérationnel de 160 M€) est signataire du Pacte PME.

Après sa séparation de Rhône-Poulenc, Rhodia s'est trouvé devoir gérer de nombreuses séquelles de pollution de sol et de nombreux passifs financiers, ce qui l'a mis dans une situation économique difficile. Cela a donné lieu à une forte dépréciation de son titre et à l'ouverture d'instructions judiciaires. Cet épisode a impliqué des personnalités éminentes comme Thierry Breton ou encore le banquier suisse Edouard Stern (voir Affaire Rhodia). La structure bilantielle du groupe est restée fragile, avec en particulier des capitaux propres négatifs . Le groupe tend à résoudre son endettement et la direction a pu renégocier la dette estimée à environ 1 milliard d'euros en 2010 (le plus faible niveau d'endettement depuis la naissance de Rhodia) . Les investissements corporels déclarés pour 2009 étaient de 167 millions d'euros contre 241 en 2008 .

Productions

Ancienne industrie textile Rhodia, au bord du Doubs (vue depuis la Citadelle de Besançon)

Rhodia à Freiburg

Site Rhodia S.A de la Zone Industrielle de Chalampé, dans le Bas-Rhin

Rhodia se présente comme leader pour certains tensioactifs (les amphotères doux), la chimie du phosphore, des guars et dérivés, ainsi que des silices spéciales, terres rares et diphénols .
Il se considère comme second sur le marché mondial des polyamides et troisième pour le câble d'acétate de cellulose (18% du marché mondial des filtres à cigarettes) . Plus largement le groupe est présent dans de nombreux domaines de la chimie :

  • Chimie de spécialités : revêtements industriels, peintures décoratives, adhésifs, mortiers, enduits, bio-polymères, polymères latex, polyamide et précurseurs, surfactants et dérivés du phosphore, solvants oxygénés... Rhodia Corporate se considère comme « Leader mondial » dans ce secteur (Produits chimiques de spécialité) ;
  • Chimie fine : arômes et parfums, intermédiaires pour l’agrochimie, inhibiteurs de polymérisation, acide acétylsalicylique et acétaminophène...
  • Matériaux et services de spécialité : plastiques techniques, polyamide, latex, câble acétate, Silice de haute performance, et production de terres rares que l'on retrouve notamment dans les écrans LCD ou écrans plasma des télévisions.

Chimie de spécialité :

  • Polymères (polyamide 6,6, avec intermédiaires et polymères en amont, et plastiques techniques in fine) (essentiellement via la filiale Polyamide qui produit aussi des polyuréthanes et précurseurs, des additifs alimentaires, des solvants oxygénés (pour les peintures industrielles, les encres, le cuir, l'industrie automobile..), des plastiques techniques (Automobile, matériels électriques et électroniques...), divers types de fibres (pneumatiques, automobile, filtres, textiles, lingerie, vêtements, cordes, moquettes, ameublement... ). Cette filiale a annoncé un chiffre d'affaires de 1 476 millions € pour 2009 ;
  • Additifs « à façon », surfactants, polymères et dérivés phosphorés, solvants... (Novecare) ;
  • Fabrication de filtres à cigarette en cellulose (Acetow, dont le chiffre d'affaires était en 2009 de 549 millions €) ;
  • Recyclage et régénération d'acide sulfurique (Eco-services, leader aux États-Unis) ; Orelis filiale de Rhodia Eco-Services réalisait en 1999 un chiffre d'affaires mondial de plus de 381 millions d'euros) via 3 activités :

- traitement des déchets industriels spéciaux et la dépollution des sols,

- procédés propres, le traitement des eaux et des effluents industriels,

- produits soufrés et régénération des acides (leader mondial).

  • Produits pharmaceutiques et chimiques (aspirine, paracétamol, vanilline et fragrances) (Organics, les produits de cette division sont en majorité dérivés de la chimie du phénol).
  • Silice (Silcea)
  • Chimie des terres rares (Rhodia Terres Rares (devenu "Rhodia Electronics and Catalysis") qui sépare et produit des terres rares sur son site de La Rochelle et a notamment commercialisé du nitrate de thorium et de l’hydroxyde brut de thorium (HBTh). Pour l'usine de production de terres rares de La Rochelle (Usine Chef de baie), l'inventaire de l’Andra pour 2006, en note de bas de page, précisait qu'il ne prenait pas en compte les 11 000 tonnes de nitrate de thorium (activité massique : 1650 Bq/g), et les 20 000 tonnes environ de HBTh (activité massique : 720 Bq/g), le résidu " historique " de l’ancien procédé, parce que ces substances sont "actuellement commercialisées par Rhodia Terres Rares)

Rhodia a créé une filiale Energy Services (chiffre d'affaires de 2009 : 189 millions €), spécialisée dans la fourniture et gestion de l'énergie et la réduction des émissions de gaz à effet de serre, en s'appuyant sur les Mécanismes de développement propre (MDP), suite au Protocole de Kyoto, avec Orbeo (filiale conjointe de Rhodia et de la Société Générale, spécialisée dans le négoce de crédits-carbone (URCE)). Cette filiale développe notamment la valorisation du biogaz en Asie, mais a aussi fondé le consortium Exeltium français de très gros consommatrices d’électricité, qui a contractualisé avec EDF la fourniture d'électricité sur 15 ans, dont les prix sont indexés sur ceux de l'énergie nucléaire. Le groupe Rhodia lui-même pourrait tirer profit du marché des droits à polluer en verdissant les process de deux usines (au Brésil et en Corée) très émettrices de protoxyde d'azote (N20), puisant gaz à effet de serre .

  • en décembre 2007, un Pôle Innovation Pierre-Gilles de Gennes s'est ouvert près de Bordeaux.

Histoire, filiation, cessions, acquisitions

  • 1989 Rhône-Poulenc crée en France une société Transformations Chimiques (fibres et polymères).
  • 1993 La dénomination sociale de cette société devient Rhône-Poulenc Fibres et Polymères.
  • 1997 Rhône-Poulenc cède à cette société l'ensemble des activités chimie. La nouvelle dénomination sociale est Rhodia, qui nait donc de la filialisation de la branche chimie du groupe Rhône-Poulenc avant sa fusion dans Aventis.
  • 1998 La jeune société Rhodia est introduite en Bourse (sur le Règlement Mensuel de la Bourse de Paris et à la Bourse de New York).
  • 2000 Rhodia acquiert les sociétés Albright et Wilson (Royaume Uni) et Chirex (Etats-Unis).
  • 2002 Rhodia cède des participations dans le groupe Latexia (alors n° 2 mondial du latex pour papier) et Teris (traitement de déchets toxiques). Rhodia cède aussi des activités chimie de base en Europe (phénol, acide chlorhydrique, carbonate de soude).
  • 2004 Rhodia cède sa branche ingrédients alimentaires.
  • 2005 Rhodia cède ses activité chlore (au Royaume Uni) et phosphates et acide sulfurique (en Belgique).
  • 2006 Rhodia cède sa branche latex, ainsi que son secteur activité de synthèse à façon. Rhodia cède aussi son outil de production de fils et de fibres industriels en Europe.
  • 2007 Rhodia cède son activité de production de silicones, ainsi que sa branche Nylstar (Fibres textiles synthétiques), mais acquiert l'activité alumines de WR Grace.
  • 2008 Rhodia cède sa société Organics (Chimie organique fine et pharmaceutique).
  • 2009 Rhodia acquiert OneCarbon International, et le groupe Mc Intyre (Tensio-actifs de spécialités ; États-Unis).

Répartition dans le monde

  • Rhodia-Europe : Le groupe, via Rhône-Poulenc et les usines chimiques rachetées par ce groupe est présent en Europe depuis la fin des années 1890. En 2010, de nombreuses usines y ont été fermées, laissant des sites pollués que le groupe doit gérer, mais 20 sites de production, dans 9 pays. Les racines historiques du groupe sont en France. Il s'est étendu au Royaume-Uni lors de la reconstruction en 1927, quand Rhône-Poulenc a acheté le chimiste anglais May & Baker, mais aussi en Allemagne, Italie, Royaume-Uni, Pologne). En 1970 Rhône-Poulenc a créé un bureau à Moscou, comme base dans la CEI. Rhodia-Espagne a été créé en 1997 par scission de la société Rhône-Poulenc Química España, S.A.. L'année suivante, en 1998, Rhodia investi en Pologne dans ZWCH Stilon SA, usine de fibres chimiques datant de 1951. Les entités européenne de Rhodia regroupent encore un peu moins de la moitié (46% en 2010) des employés du Groupe autour du siège social parisien (La Défense) et de plusieurs sites industriels et deux centres de Recherche et Développement en France (à Aubervilliers) et Lyon). Rodia-Europe a produit 35% du chiffre d'affaires de Rhodia en 2009
  • En Asie-Pacifique, Rhodia (alors Rhône-Poulenc) est implanté depuis le milieu du XXème siècle ; en Inde dans les années 1940, au Japon en 1967 (nommé Nichizui-Rhodia, puis Rhône-Poulenc-Japon en 1978, puis Rhodia-Japon en 1996) et dans le reste de l'Asie depuis les années 1960 à 1970. Rhodia dispose aujourd'hui d'un Groupe Rhodia-Asie-Pacifique (CEI, Moyen Orient et Afrique), présidé par Michel Ybert (en 2010)? Ce groupe disposait mi-2010 de 18 sites de production, animés par 21% des collaborateurs du Groupe, et qui contribuaient pour 28% au Chiffre d’affaire de la Maison-mère. Les produits Rhodia sont en Inde, Australie, Nouvelle-Zélande, et en Asie du Sud-Est distribués par le groupe Brenntag depuis Octobre 2008 (Singapour, Thaïlande, Malaisie, Philippines, Taiwan, Vietnam). Les principales usines sont en Chine, au Japon, en Thaïlande, en Inde, en Indonésie et en Nouvelle-Zélandes, mais les service des finances, ressources humaines, d'achat et Informatique sont réunis à Singapour où Rhône Poulenc était déjà présent en 1940. La Chine, le Japon et la Corée sont des marchés actifs et prospectés.
  • En Amérique du sud : 7 sites regroupaient 21% des collaborateurs du Groupe
  • En Amérique du Nord : 19 sites faisaient travailler 12% des employés

En 2010, Rhodia affirme réaliser 45% de ses ventes dans les pays émergents (dont Chine et au Brésil) et souhaite encore se développer dans ces pays .

En France

En 2010, Rhodia dispose d'une dizaine de sites de production en métropole : Les sites adiminstratifs sont à Aubervilliers près de Paris, et à Besançon (centre d'archives) dans le Doubs.
Les sites de production (et parfois de recherche) sont :

  • Belle-Étoile (Rhône) : On y produit des intermédiaires du polyamide, des plastiques techniques pour l’automobile, les matériels électrique et électronique et de nombreux objets industriels ou de consommation  ;
  • Chalampé (Alsace) : Rhodia-Alsachimie y produit également des intermédiaires du polyamide, pour l’industrie et la grande consommation, et des polymères intermédiaires pour matériaux techniques "de performancee  ;
  • Clamecy (Nièvre): On y produit de tensio-actifs, polymères de spécialités et solvants, utilisés notamment comme agents de performance dans l’industrie ou dans la formulation de produits des soins de la personne  ;
  • Collonges-au-Mont-d'Or : Cette usine chimique construite sur la Rive droite de la Saône en 1918 (à 8 km au Nord de Lyon) raffine aujourd'hui de la silice dite "hautement performante" très dispersible, qui se mélange au caoutchouc des pneus pour les rendre plus résistants et moins énergivores . Cette silice est aussi utilisée pour la nutrition animale et le dentifrice ; Les activités passées, divers accidents et sabotages (durant la guerre) ont laissé de lourdes séquelles de pollution (taux très élevés de cuivre et hydrocarbure dans le sol, et pollution de l'eau par de l'arsenic, du bore, baryum, fer, manganèse et des hydrocarbures .
  • La Rochelle (Charente-Maritime): On y produit des composés de terres rares (catalyse automobile (filre diesel), électricité et électronique  ;
  • Melle (Deux-Sèvres): On y produit des polymères spéciaux et intermédiaires pour divers process industriels, et des formulations de type arômes, parfums, produits de beauté.
  • Roussillon : On y produit des intermédiaires pour l'industrie et la grande consommation ;
  • Salindres (Gard : On y produit des composés fluorés (à usages pharmaceutiques) ;
  • Saint-Fons : Dans l' Usine de St Fons Chimie, Rhodia-Organique (649 personnes en 2010) produit des diphénols et intermédiaires pour arômes et parfums, et jouxte un centre de recherche) . L'usine produisait en 1861 des produits pour l'industrie textile; A partir de 1970 il produit aussi des pesticides et des produits pour l'industrie photographique, de l'aspirine, de l'arome vanille, de la coumarine, de l'hydroquinone et divers produits issus de la chimie fine) .
  • Valence (Drôme): fibres en polyamide pour la confection textile et l’automobile ;
  • Pont-de-Claix (Isère). Cette plate-forme chimique a été initialement créée en 1915 par la "Société du Chlore Liquide" dans la vallée du Drac, pour fabriquer du chlore et ses dérivés pour produire des armes chimiques (en réponse à celles de l'armée allemande). Lors de la reconstruction, en 1923 le site est racheté par Progil pour progressivement produire des organochlorés (dont pesticides). En 1945, la production est réorientée vers la chimie de spécialités et services (isocyanates, pesticides, solvants chlorés, huiles et fluides diélectriques spéciaux, dont entre 1947 et 1987, du diphényle et du terphényle synthétisés à partir du benzène, puis des polychlorobiphényles (produits par chloration du diphényle), dans l’atelier diélectriques, à l’Est du carreau d’implantation J4. Rhône-Poulenc acquiert le site en 1975 (2500 salariés y travaillent cette année là). Des PCB y ont été produits jusqu'en 1985). Le site abrite une ancienne décharge interne exploitée de 1956 à 1979 (dite "décharge Ouest") abritant 76500 tonnes de déchets dont 25000 tonnes de déchets organiques chlorés. Il abrite aussi un stock de terres de fouille et de déblais dont une partie polluée par des PCB ou l'isomères HCH. Un panache de pollution a été détecté dans la nappe, en aval de la partie ouest du site (venant probablement de la décharge, et plus à l'est, venant d'une ou plusieurs source(s). Des engins militaires (recensés en 1983) ont été enfouis sur la zone, potentiellement présents dans différentes zones du site. Le site s'étend aujourd'hui sur environ 130 ha, à 8 kms au Sud de Grenoble. Il est concerné par une pollution historique (incluant 2 accidents sources de mononitrotoluène et dinitrotoluène pour le premier, et de tétrachlorure de carbone pour le second). Aux yeux de la loi, Rhodia, dernier propriétaire est responsable de cette pollution, même si les pollutions ont été produites par Rhône-Poulenc ou avant même son arrivée, et que le foncier était en 2008 utilisé par Rhodia-Opérations, ISOCHEM, TERIS, SOGIF et NOVAPEX, avec Syntertech (concerné par la présence d'engins militaires) ). La plate forme est aujourd'hui divisée en six établissements (Rhodia, Isochem, Chloralp, Air Liquide, Cevco, Teris) autour des services du Spiral. Trois usines Sévéso y fonctionnent, autrefois situées en périphérie de l'agglomération grenobloise, et aujourd'hui englobés par la périurbanisation, suscitant l'inquiétude de riverains . Le site de Pont-de-Claix produit ou utilise des Isocyanates aliphatiques (HDI, IPDI et leurs dérivés), destinés à produire des peintures et revêtements industriels. Rhodia produit des Isocyanates aromatiques (TDI), intermédiaires pour mousses polyuréthanes pour le compte de Lyondell. le 1er septembre 2008, Rhodia Intermédiaires a vendu son activité « isocyanates » (680 salariés dont 650 sur le site isérois) au chimiste suédois Perstorp.

Séquelles et friches

Une partie de la Friche Rhodia, sur les berges de la Deûle (nord de la France) lors de la démolition (2007)

Le site Rhodia RHODIA OPERATIONS SAS(Nord).

Situé sur le bord du canal de la Deûle, en aval de Lille et avant la Belgique, cette usine chimique (ICPE) fut fondée par Frédéric Kuhlmann à partir d'une petite usine chimique de 2ha achetée en 1847. L'usine appartient ensuite au groupe Rhône Poulenc Chimie devenu Rhodia. Au cours de 150 ans de fonctionnement, elle s'est étendu de 2 à 33 ha, sur les communes de La Madeleine, Saint-André-lez-Lille et de Marquette-lez-Lille .

  • 1849 à 1914 : Le site produit industriellement divers produits chimiques, dont acide sulfurique et dérivés (dont sulfates), d'acide nitrique de synthèse (dès 1845) et d'acide sulfonitrique (mélange d'oléum et d'acide nitrique) à partir de 1925., silicates alcalins (de 1852 à 1972), superphosphates, chlorure de chaux, soude, chlorure de baryum, sels de baryte. Le site profite de la forte demande en acide nitrique, soutenue par la production d'explosifs (acide picrique, composant le plus fréquent des obus utilisés par millions lors de la première guerre mondiale ;
  • 1914 à 1918 : Durant la guerre, l'usine est vidée de son contenu lors de réquisitions successives ;
  • 1920 à 1963 : La reconstruction relance l'économie. L'usine produite du nitrate de chaux dès de 1929, de nitrate d'ammoniaque et d'engrais ternaires à partir de 1939, nitrate de soude, nitrite de soude et nitrate de potasse à la demande, d'ammoniac et d'acide nitrique puis reprise de production d'acide sulfurique et lancement de produits sulfités (bisulfite de soude, sulfite de soude, métasulfite de soude, hyposulfite cristallisé et hyposulfite anhydride), et d'anhydride sulfurique ;
  • 1955 : Un atelier-pilote de raffinage d'uranium est créé. Il sera démantelé vers 1970. selon l'AINF, on ne détectait pas en 1999 sur le site de radioactivité résiduelle supérieure aux normes sanitaires françaises) .
  • 1963 à 2001 : Le site développe ses capacités en Chimie organique, avec dès 1961 production de T.D.I. (Toluylène disocyanate (produit hautement toxique , composants de base pour la production de mousse polyuréthanne. Ce produit et synthétisé avec de l'hydrogène et du monoxyde de carbone produit sur place, sur la partie de l'usine située à Saint-André) Il est exporté par Rhodia Chimie S.A.S en Amérique Centrale, Afrique, Europe, Océanie, Amérique du Nord, Amérique du Sud et Asie , alors que déclinent des productions minérales du reste du site, ceci jusqu'à sa fermeture et malgré le lancement de nouveaux produits (chlorhydrine sulfurique ou acide chlorosulfurique).
  • Un incinérateur, jusqu'en décembre 2005 brûlait les goudrons résultants de la synthèse du T.D.I. Sur la zone de Saint-André, on a aussi produit de l'énergie avec du charbon puis du fuel lourd (1971, l'infrastructure sera démolie en 2006) ;
  • Le site est abandonné par le groupe, et le patrimoine bâti est pillé ou démoli (Il n'en reste presque plus rien en 1993/1994 ; des clôtures, et jusqu'en 2006 un magasin et un atelier, un stockage de secours pour l'oléum. 3000 m3 de terre venant de l'ancien embranchement ferroviaire sont stockées sur le site. Une partie du sol a été achetée par la société FICHAUX (torréfaction de café). Les derniers vestiges dont les deux grandes cheminées construites en 1929 et en 1933 (hautes de 80m) sont démolies .
  • Les séquelles : différentes études, encadrées par la DRIRE ont mis en évidence des pollutions importantes par des métaux lourds (zinc, cuivre et plomb presque partout, mercure et cadmium sur une partie de la zone, nitrates, sulfates et ammonium, arsenic côté canal de la Deûle. Certains polluants ont percolé dans le sol et ont pollué la nappe alluviale superficielle (potassium, sulfates, nitrates, nitrites, chlorures, ammonium et sodium, et localement zinc et cadmium (jusqu'à 2 m de profondeur sur le secteur dit ANS) et arsenic (sous le secteur dit « AS/PS » et manganèse sous le secteur dit « GMG »). Or, cette nappe qui a remonté suite à l'arrêt des pompages industriels a inondé des caves riveraines, et fait donc l'objet d'un pompage permanent de dénoyage de sous-sol, un peu en amont avec rejet dans la Deûle. Une forte pollution par de l'arsenic a été trouvée jusqu'à 5 m de profondeur dans le Secteur dit AS/PS (avec du mercure mercure sur la moitié N-E de ce même secteur AS/PS. Des sulfates ont contaminé la nappe de la craie sous le site. Pour ces raisons, la préfecture considère, que le site est aujourd'hui « compatible avec un usage industriel », mais avec néanmoins « des restrictions d'usage à mettre en place au cas par cas, avec les acheteurs potentiels des différentes parties du site, et à rendre pérennes et opposables aux tiers par une publication au bureau de la conservation des hypothèques ». Il a été question d'implanter une station d’épuration sur le site pour la communauté urbaine de Lille . Plusieurs projets de réutilisation industrielle, urbaine ou administrative sont en cours . La position de ce site sur l'axe vert des berges de la Deûle, sa pollution et son caractère très artificialisant en font un élément important de fragmentation écologique de la trame bleue régionale.

L'usine de la Rochelle

Selon l'Andra , jusqu’en juillet 1994, Electronics and Catalysis (ex-RHODIA TERRES RARES) a exploité la monazite comme minerai (très légèrement radioactif), ce qui a produit un déchets radifère (RRA) d'abord stocké au Centre de la Manche (Andra) jusqu’en 1991, puis dans les installations du CEA/Cadarache .
Le traitement de monazite légèrement radioactive a produit 8 023 tonnes (selon l'ANDRA ) un « résidu solide banalisé » (RSB) légèrement radioactif (produit jusqu'en 1994), contenant (en 2007, selon l'ANDRA ; 2 000 tonnes d'uranium et 2,6 t de plomb toxiques.
À partir de 1994, l'oxyde de thorium produit à partir de nitrate de thorium a généré des Résidus radifères (RRA) stockés dans l'usine de la Rochelle, avec d'autre résidus solides constituant des « remblais contaminés » « par des résidus d’attaque de minerais et des déchets divers (emballages, ferrailles). Les remblais sont composés d’un mélange de terres, de minerais inattaqués et de déchets divers (présence d’Uranium et de Thorium naturels) (35 000 m3 »).

L'usine fait l'objet d'une surveillance en tant qu'ICPE..

Direction et administration de l'entreprise

Les Administrateurs sont nommés pour 4 ans, rééligibles. Durant son mandat, chaque administrateur doit posséder au moins cent actions (Si lors de sa nomination, il n'est pas propriétaire de 100 actions, ou si, il cesse ensuite d'en être propriétaire, « il est réputé démissionnaire d'office s'il n'a pas régularisé sa situation dans un délai de trois mois » . Chaque membre de l'assemblée générale a autant de voix qu’il possède ou représente d’actions, sauf limitations légales.. C'est le Conseil d'administration qui fixe la rémunération du Président ainsi que la durée de sa fonction (il est révocable à tout moment). Le conseil d'administration, sur proposition du Directeur Général, peut mandater jusqu'à 5 personnes comme Directeurs Généraux Délégués, pour assister le Directeur général. Le C.A. fixe leur rémunération. Le nombre maximum de Directeurs Généraux Délégués qui peuvent être nommés est fixé à cinq..
« L'Assemblée Générale peut allouer aux administrateurs, à titre de jetons de présence, une somme fixe annuelle, que le Conseil répartit librement entre les bénéficiaires » .
Deux Commissaires aux Comptes (titulaires et suppléants) sont chargés de contrôler la société.

En juin 2010, Rhodia a proposé à ses salariés une participation au capital par achat d'actions. 45% des effectifs du Groupe ont choisi cette option, dans 13 pays. Ceci a permis une augmentation de capital avec émission de 3 Millions d'actions nouvelles (soit environ 38 ME). Suite à cette opération, capital de Rhodia comprend 104.495.997 actions et la part des « collaborateurs » au conseil d'administration double presque (ils détiennent 6,5% du capital contre 3,7 % en 2009) .

Conseil de surveillance

Conseil d'administration

  • Président-Directeur Général : Jean-Pierre Clamadieu

Administrateurs :

  • Jean-Pierre Clamadieu (poste exécutif)
  • Jacques Kheliff (poste exécutif)

et 8 administrateurs indépendants :

  • Patrick Buffet
  • Aldo Cardoso
  • Pascal Colombani
  • Laurence Danon
  • Michel de Fabiani
  • Olivier Legrain
  • Francis Mer
  • Henri Poupart-Lafarge

Données boursières

  • Actions cotées sur Euronext Paris
  • Membre de l'indice CAC Mid 100
  • Code Valeur ISIN = FR0000120131
  • Valeur nominale = euro
  • Principaux actionnaires (3 mai 2007) :
  • Institutionnels britanniques, 25,0 %
  • Institutionnels français, 23,0 %
  • Institutionnels nord-américains, 6,50 %
  • Wellington Management Company, 5,34 %
  • Capital Group International, 5.10 %
  • JP Morgan Asset Management, 4.94 %
  • Salariés, 4,0 %
Années200420052006
Nombre d'actions cotées en millions00001 204
Capitalisation boursière en millions d'euros00003 203
Nombre de transactions quotidiennes000020 000 000