L'agriculture de précision est un concept de gestion des parcelles agricoles, fondé sur le constat de l’existence de variabilités intra-parcellaires.
Elle requiert l’utilisation de nouvelles technologies, telles que la localisation par satellite et l'informatique.
L'agriculture de précision a pour but d'optimiser la gestion d'une parcelle d'un point de vue
De plus, l'agriculture de précision met à la disposition de l'agriculteur de nombreuses informations qui peuvent
L'utilisation des techniques d'agriculture de précision bute encore sur des problèmes :
Ces techniques sont de plus en plus utilisées principalement aux États-Unis, mais commencent tout juste à apparaître sur le marché européen (Angleterre, France et Allemagne en particulier). En France, la modulation potentiellement la plus intéressante est celle de l'azote, intrant soumis à une réglementation de plus en plus exigeante.
L'agriculture de précision est une voie de plus en plus explorée, car elle permettrait d'optimiser les rendements, de gérer au mieux les coûts de production et de limiter l'ampleur de certaines pollutions.
Le principe en est d'« apporter la bonne dose, au bon endroit, au bon moment ».
Toutefois, les détracteurs soutiennent que l'intérêt économique de l'agriculture de précision n'est encore pas démontré. Le coût d'équipement en matériel informatique et logiciel SIG, associé au prix d'un GPS et d'un capteur de rendement est d'environ 15 000 euros. Ceci est donc le montant que doit débourser un agriculteur pour le matériel nécessaire à l'étude des variabilités sur les terres de son exploitation.
En sus, la mise en œuvre de la modulation nécessite le traitement de données venant de photos aériennes ou satellites extrêmement onéreuses.
Enfin, le bénéfice environnemental est difficilement quantifiable. En effet, si l'un des objectifs peut être de diminuer la dose en azote sur une zone à faible rendement, la contrepartie est de l'augmenter sur la zone à fort rendement, afin d'en optimiser la productivité ; ceci peut impliquer par exemple des besoins plus importants en produits phytosanitaires.
D'autre part, certains estiment que le suivi du développement des cultures par avion ne constitue pas un bénéfice d'un point de vue environnemental.