Guerre d'éditeurs - Définition et Explications

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Raison des guerres d'éditeurs

Une boutade dit que les guerres d'éditeurs sont comparables aux guerres de religion, mais en plus passionné. Pourquoi cette passion ? Parce que tout ce qui concerne l'interaction d'un utilisateur avec son clavier relève de comportements qu'il finit par se programmer de façon presque réflexe (Le réflexe d'une façon générale fait intervenir des propriétés intégratrices d'un centre...), sans que le conscient entre à chaque fois dans le détail de ce qui est fait. Lorsque l'on change d'éditeur (de même que quand on passe d'un clavier AZERTY (L’AZERTY est une disposition spécifique des caractères de l’alphabet latin...) à un QWERTY, ou l'inverse (En mathématiques, l'inverse d'un élément x d'un ensemble muni d'une loi de...) ou qu'on doive utiliser les raccourcis clavier Windows (Windows est une gamme de systèmes d'exploitation produite par Microsoft, principalement destinées...) ↔ Macintosh), le conscient est en permanence dérangé pour traiter les erreurs commises à cause de ces gestes acquis, et interfère donc de façon irritante avec le travail d'écriture lui-même. Par association d'idées, l'irritation est alors souvent attribuée à l'éditeur utilisé et non à la différence d'éditeur, notion plus abstraite.

Éditeurs pour mainframes

Les guerres d'éditeurs n'ont pas épargné les mainframes, et c'est même sur ces derniers qu'elles ont commencé. Si dans le monde (Le mot monde peut désigner :) du full-screen un consensus de présentation a été rapidement adopté menant à des éditeurs cousins comme EDGAR (EDiting Graphically And Recursively, le pionnier), XEDIT (Xavier's EDITor, sous VM/CMS) et l'éditeur d'ISPF (sous MVS/TSO), une bataille a fait rage (La rage est une maladie virale grave touchant les mammifères dont l'Homme. Elle est...) pendant dix ans concernant les commandes UP et DOWN sur chaque éditeur : UP devait-il faire monter le pointeur dans le texte, ou au contraire faire monter le texte ? Une remarque finit par privilégier l'un des points de vue : puisque dans tous les éditeurs, TOP plaçait au début du texte et BOTTOM à la fin, était-il plus logique (La logique (du grec logikê, dérivé de logos (λόγος),...) que UP rapproche de TOP ou de BOTTOM ? La réponse devenait dès lors évidente et tous les éditeurs de mainframes IBM (International Business Machines Corporation (IBM) est une société multinationale américaine...) s'alignèrent alors sur ce choix.

Les éditeurs pour mainframes étaient conceptuellement très différents des éditeurs interactifs, car il n'était pas question dans le premier contexte (Le contexte d'un évènement inclut les circonstances et conditions qui l'entourent; le...) de solliciter l'unité centrale à chaque touche pressée. Il fallait se contenter des possibilités d'interaction (Une interaction est un échange d'information, d'affects ou d'énergie entre deux agents au sein...) locales - assez riches toutefois - de l'unité de contrôle (Le mot contrôle peut avoir plusieurs sens. Il peut être employé comme synonyme d'examen, de...) associée à l'écran (Un moniteur est un périphérique de sortie usuel d'un ordinateur. C'est l'écran où s'affichent...). Pour cette raison, il était aussi difficile de passer (Le genre Passer a été créé par le zoologiste français Mathurin Jacques...) de Vi à XEDIT que de XEDIT à Vi, ce qui créa une nouvelle guerre d'éditeurs entre éditeurs mainframes et éditeurs totalement interactifs. Des clones d'XEDIT furent créées pour le contexte interactif, par exemple GEDIT ou The Hessling Editor. Il était en revanche structurellement impossible de porter Vi sur mainframe, sauf à le programmer dans le langage de l'unité de contrôle elle-même : les outils pour le faire n'étaient pas disponibles, et la mémoire (D'une manière générale, la mémoire est le stockage de l'information. C'est aussi le souvenir...) de ces unités de contrôle de toute façon trop petite pour y porter tout (Le tout compris comme ensemble de ce qui existe est souvent interprété comme le monde ou...) Vi, a fortiori EMACS.

Note : un éditeur nommé xedit fait partie des samples livrés avec X-Window. Il n'a pas de rapport avec XEDIT.

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