Chez l'enfant
On peut constater une diminution de la gravité de la maladie allergique, même si cela reste controversé ; Le risque d'asthme, le nombre de petits enfants souffrant de dermatite atopique, la survenue d'une rhinite allergique, l'allergie aux protéines de lait de vache seraient plus importants en l'absence d'allaitement.
Dans les pays développés, l'allaitement, de plus de 4 mois, diminue le risque d'infections respiratoires sévères nécessitant une hospitalisation; C'est surtout dans les pays en voie de développement que l'allaitement maternel permet de diminuer la mortalité par pneumonie ou infection respiratoire basse. Les études réalisées dans différents pays de cette catégorie convergent et concluent à une baisse significative de la mortalité;
L'allaitement, d'une durée supérieure à 4 mois, diminue les risques de pathologie digestive. Les études réalisées dans les pays développés notent un moindre risque de diarrhée avec entre autres, une baisse des hospitalisations pour ce motif mais c'est dans les pays en voie de développement que les études démontrent une baisse importante de la mortalité du nourrisson de moins de six mois par cause de diarrhée.
On retrouve une diminution du risque d'infections des voies aériennes supérieures et des otites moyennes aiguës chez l'enfant allaité.
Des analyses retrouvent un lien entre mort subite du nourrisson et allaitement artificiel.
On retrouve une diminution du risque d'obésité (le taux d'obésité est de 3,8 % chez les sujets allaités durant 2 mois, 2,3 % pour un allaitement durant 3 à 5 mois, 1,7 % pendant 6 à 12 mois et 0,8 % durant un an ou plus).
La fréquence des diabètes de type 1 et 2 semble moins importante dans la population des enfants ayant eu un allaitement de plus de 4 mois. La réduction du risque pour le type 2 chez l'adulte serait de 39% et de 19 à 27 % pour celui de type 1 en fonction des études.
On note aussi :
- une diminution du risque de lymphome, de cancers, d'hypercholestérolémie chez les enfants plus âgés et les adultes ayant été allaités ;
- que les selles seraient moins acides, et cela cause moins d'érythèmes fessiers ;
- que le lait maternel se digèrerait plus facilement (entre 20 minutes et 2 heures, ne pas s'inquiéter donc en cas de tétées rapprochées et donner le sein à la demande) ;
- que le lait maternel contient de la DHA (acide gras Oméga-3 très important pour le développement cérébral et rétinien) absent du lait de vache sans que l'on n'ait pu démontrer une amélioration des capacités cognitives. Certaines études tendraient à montrer que l'allaitement augmente le quotient intellectuel de l'enfant, mais cela est contesté ;
- que le développement psychomoteur est meilleur chez les bébés allaités, notamment la préhension pouce-index et ce développement est proportionnel à la durée de l'allaitement ;
- un meilleur développement de la mâchoire permettant de diminuer le risque de malocclusion dentaire serait possible avec une tétée physiologique. Indépendamment de la qualité du lait, la mécanique de succion au sein serait meilleure pour éviter certaines malocclusions ou d'en réduire la gravité, à condition toutefois de ne pas poursuivre au-delà de l'âge d'évolution physiologique de la déglutition, soit vers 1 an et demi à deux ans.
D'une façon générale, chez le nouveau-né de petite taille (moins de 2500 g), l'allaitement maternel diminue la mortalité et la morbidité, et améliore la croissance et le développement cérébral.
Dans les pays non industrialisés, l'accès à une source d'eau potable de bonne qualité, préalable indispensable à l'utilisation de substituts de lait humain, est souvent peu aisé, avec un risque de contamination infectieuse important. L'allaitement maternel est d'autant plus recommandé dans ce contexte, avec la possibilité de sauver près de 1,3 millions d'enfants chaque année si l'allaitement était massivement utilisé.
Pour la collectivité
Selon le pédiatre Bitoun, l'allaitement généralisé permettrait, en France, de réduire de 1,071 milliard de francs les frais de santé supportés par l'assurance maladie, par le seul effet préventif de l'allaitement sur les otites, les diarrhées et les rhinopharyngites. D'autres études n'ont pas confirmé ce chiffre.
De plus, l'allaitement naturel est économique et écologique. C'est une suite de solutions simples à la préservation de ressources planétaires, aux grands problèmes d'exploitations industrielles et de pollutions environnementales, via les cultures industrielles pour l'exploitation laitière, via la commercialisation des tous les produits des marchés de l'allaitement : plastique, verre, caoutchouc, silicone, métaux, pétrole pour transports de toutes sortes.