Professeur à l'Université d'Architecture et d'Urbanisme Ion Mincu, homme de culture, homme politique.
Architecte roumain majeur (Ploieşti, 20 juillet 1883 - Bucarest, 16 octobre 1960). Pilier de l'architecture roumaine du début du XX siècle jusqu'à la Seconde Guerre mondiale, il a consacré toute sa vie à sa région de Prahova et particulièrement à la ville de Ploieşti. Il contribuera aussi largement à la vie culturelle de son pays.
Biographie
Croquis d'entrée monumentale. Extrait du Cahier de croquis de Toma T. Socolescu.
Issu d'une grande famille d'architectes qui a marqué le visage de l'architecture roumaine moderne jusqu'à la Seconde Guerre mondiale, Toma T. Socolescu a laissé un grand héritage, tant en termes de constructions remarquables, de fondations à caractère culturel, que de littérature en rapport avec l'architecture roumaine et son évolution. Il fait toujours référence dans le monde de l'architecture et de l'art. La majeure partie de ses œuvres a été classée monument historique.
Éducation et voyages
Fils, petit-fils et neveu d'architecte, il fait ses études en 1901 au lycée St Pierre et St Paul de Ploieşti (ro) pour entrer à l' Université d'Architecture et d'Urbanisme Ion Mincu, alors appelée École Nationale Supérieure d'Architecture, où il y sera élève de Ion Mincu, la référence de l'architecture roumaine du début du siècle. Il obtiendra son diplôme (n 42), spécialisé en architecture civile, religieuse et archéologie roumaine, avec les plus hautes distinctions en juin 1911. il reviendra au sein de cette même institution de 1927 à 1947 pour y enseigner la théorie de l'architecture.
Ses voyages à Vienne (Autriche), à Constantinople, à Budapest en 1913 et surtout en Italie (15 décembre 1923 au 20 février 1924 puis plus tard en janvier 1937) et enfin en France, représenteront une étape importante dans sa vie. Il y trouvera des éléments d'inspirations pour son œuvre en Roumanie.
Il participera activement au premier conflit mondial. Incorporé au 47 régiment d'infanterie en 1916, il sera versé rapidement au régiment du train de Bucarest et enfin détaché au 'Groupe de défense du Danube' ou Grupul Apărării Dunării. Il y sera chargé, avec d'autres architectes et ingénieurs, de détruire les ponts lors de la retraite de Moldavie. Il construira aussi des centres hospitaliers et installations sanitaires, le typhus ayant fait des ravages au sein de l'armée roumaine.
Œuvre architecturale et urbanistique
Toma T. Socolescu est l'un des représentants, et ardent défenseur du style architectural national roumain. Il s'inspirera en particulier du style brâncovenesc (ro). Il s'emploiera sans relâche à embellir Ploieşti et à construire des bâtiments publiques pour tout le département de Prahova. Très intéressé par l'archéologie, il étudiera et préservera nombre de maisons et églises anciennes, il publiera ses études et relevés dans ce domaine.
Croquis de façade. Extrait du Cahier de croquis de Toma T. Socolescu.
Il jouera aussi un rôle essentiel au sein de la direction de la Société des Architectes Roumains, et participera pleinement à la vie culturelle et sociale de sa ville natale. Il en sera même Maire de décembre 1919 à mars 1920. La composante artistique de l'architecture était pour lui une composante essentielle de cet art.
Il restera très critique de l'architecture sans lien avec l'art, et en particulier sans relation avec l'art roumain traditionnel. La très forte progression du nombre d'étudiants en architecture, sans que leur talent artistique ne soit indispensable pour embrasser cette carrière, était à ses yeux une erreur. Dans ses mémoires, Il fustigera les architectes modernes des années 1920 à 1940 qui négligent à ses yeux les fondements artistiques du métier d'architecte. Il dénoncera aussi les projets où seul l'aménagement de l'espace est pris en considération. Il constatera le manque d'hygiène des logements construits dans la période années 1930 à 1950 en Roumanie, alors même que les constructions en France, Autriche ou Allemagne de la même époque étaient beaucoup plus avancées dans ce domaine. Ses écrits vifs contre la recherche immédiate du profit et la spéculation immobilière, aboutissant à des constructions médiocres et sans âmes, font toujours écho aujourd'hui.
En 1937, en page 72 de son étude historique sur l'architecture de Ploieşti, Toma T. Socolescu écrit:
« Nous vivons une époque confuse, pendant laquelle il semble que personne se sait ce qu'il veut, et ainsi découle ce chaos de constructions dites modernes, résultant d'une époque où la science, les calculs d'ingénierie et une quasi superficialité des connaissances architecturales, ont pris le pas sur la beauté consacrée et cultivée au fil des siècles qui nous ont précédés, _standardisant tout et créant ainsi des œuvres de civilisation froides et pataudes_ sur les ruines de celles de la culture, celles qui nous ont donné la tradition et le génie de ce peuple élevé dans le culte du beau. »
À Ploieşti
Maire de Ploieşti juste après le conflit de 1916-1918, tout en cumulant la fonction avec celle d'Architecte en Chef de la ville, il dut gérer tous les problèmes d'approvisionnement majeurs de la ville. Il sera surtout le créateur du projet d'agrandissement du rayon de la ville, englobant les raffineries situées en périphérie et permettant ainsi à la ville de profiter des taxes dont elles devaient s'acquitter. Ainsi triplé, le budget put atteindre une taille permettant les grands travaux d'infrastructures nécessaires pour une grande ville. Il planifiera aussi de grands changements dans la ville, dont la construction des Halles Centrales (ro), et montrera ses talents d'urbaniste. Tous les projets architecturaux, non terminés pendant son court mandat, seront réalisés par les maires suivants.
Il participera tout au long de son existence à l'amélioration de la ville de Ploieşti tant au plan urbanistique, de l'hygiène que de la planification. De 1932 à 1935, en collaboration avec les architectes Ion Davidescu (ro) et S. Vasilescu (ro), il élaborera un plan de systématisation de la ville. Ce plan, visait à donner plus d'importance aux espaces verts, à la circulation routière et ferroviaire, et de façon générale à organiser une croissance harmonieuse de la cité. Le plan prévoit le développement urbain et la densité de peuplement optimale, la répartition des institutions publiques et culturelles, des écoles, des espaces de verdure. Il détaille aussi les règles qui devront définir ce que l'on appelle de nos jours, les plans d'occupation des sols. Ce projet sera mis en application jusqu'à la mainmise des communistes sur l'organisation de la cité en 1945. Le plan, dit « systématique », n'aura rien à voir avec les destructions massives mises en œuvre par les communistes et dénommées « systématisation ».
Mairie de Păuleşti în 1939.
Mairie de Păuleşti en 2009.
L'école T T. Socolescu.
À Păuleşti
Il s'investira aussi entièrement dans la petite commune de Păuleşti à partir de son installation dans cette dernière en 1927. Il en sera le Maire de 1937 à 1940. Il y construira en 3 années seulement, la presque totalité des bâtiments, ponts et monuments publics. Il créera aussi différents espaces paysagers dont le parc de la commune, appelé "Parcul cu castani", et en particulier une belle allée de châtaigniers parcourant le parc et aboutissant au cimetière. Il avait souhaité qu'un parc de distraction ainsi qu'un bassin d'agrément puissent être construits dans cette zone, afin d'offrir aux habitants de Ploieşti (Păuleşti n'est située qu'à 7 km de Ploieşti) un grand espace vert et de repos. Le projet commencera autour de 1930 sans pouvoir être achevé avant la Seconde Guerre mondiale. Il reprendra vie sous le nom de "Parc Pădurea Păuleşti" à partir de 1995. Suite à de nombreux litiges judiciaires entre la Mairie et l'entreprise qui devait construire les équipements, le projet fut stoppé puis ré-activé en juillet 2007. Les travaux reprirent en 2009. En 2007, en reconnaissance des bienfaits apportés par l'architecte, le collège de la commune fut rebaptisé au nom de Arhitect T T. Socolescu.
Œuvre culturelle et artistique
En 1919, en tant qu'Architecte en Chef du département, il prend l'initiative de fonder le Musée Ethnographique Régional et d'Art Religieux du département de Prahova, dans une vieille bâtisse datant du XVIII siècle: la maison du négociant chaudronnier Hagi Prodan.
Croquis de balcon. Extrait du Cahier de croquis de Toma T. Socolescu.
Après avoir lancé un appel public, et une souscription réussie, Il collectera dans tout le département, avec l'aide des prêtres et instituteurs, de nombreuses pièces d'art remarquables. Le musée sera ainsi doté de meubles, vêtements et icônes oubliés dans les greniers de la région. Nicolae Iorga, alors Président de la Commission des Monuments Historiques, ajoutera à cette dotation de nombreuses autres pièces de valeur historique. Rassemblés dans les caves de la Préfecture de Ploieşti pendant la période 1940-1944, les objets et le mobilier du musée ont finalement été perdus ou volés pendant la période communiste. Il seront remplacés par d'autres objets collectés par le professeur Nicolae Simache (ro), auquel l'architecte prêtera son concours. Le Musée s'appelle de nos jours Casa de Târgoveț din Secolul al XVIII-lea al XIX-lea.
Il fondera aussi en 1921, en partie grâce à une souscription publique, la Biblioteca Populare Nicolae Iorga, installée initialement dans un étage de l'aile droite des bains municipaux. À la tête du Comité de Direction, il ne cessera d'agrandir le contenu de la bibliothèque. Dans le même lieu, au rez-de-chaussée, il développera aussi une pinacothèque en collectant reproductions de peintres d'Europe de l'ouest ainsi que des huiles et aquarelles originales roumaines. Inaugurée le 20 mars 1921, elle comptera 1250 volumes à l'origine. En 1937, plus de 11.000 livres et plus de 3500 publications seront consultables et empruntables par les 8000 lecteurs enregistrés.
Au sein d'un groupe d'intellectuels de Ploieşti parmi lesquels l'avocat, collectionneur d'arts, écrivain et homme politique Ion Ionescu-Quintus (ro), l'historien Dumitru Munteanu-Râmnic (ro), et dans le cadre des fondations culturelles "Nicolae Iorga", il contribuera à la création du Musée d'Arts de Ploieşti en novembre 1931.
Il peindra de nombreuses aquarelles qui rencontreront un certain succès. Parmi ses amis proches, figure aussi le peintre roumain Toma Gh. Tomescu (ro) originaire de Vălenii de Munte à Prahova, dont il construira la maison dans ce même village en 1926-1927. Il achètera nombre de ses œuvres qu'il donnera au Musée de la Ville de Ploieşti.
La période communiste
Membre d'une famille importante de Roumanie, homme politique important du département de Prahova, et refusant de s'intégrer à l'organisation communiste des architectes, considéré comme un "ennemi de classe", il sera menacé, soumis au chantage et persécuté par les autorités communistes. Ses biens meubles et immeubles seront confisqués ou volés dans les années 1950 par la Securitate (la police politique roumaine), et les autorités communistes locales. Sa famille, comme la plupart des familles de la bonne société roumaine, souffrira particulièrement de cette situation. Interdit d'exercer sa profession d'architecte, il sera expulsé de sa maison de Păuleşti le 21 février 1952 et s'installera chez son fils Toma Barbu Socolescu à Bucarest. La famille Socolescu sera harcelée et malmenée par la Securitate presque jusqu'à sa disparition en 1960. Sans revenus, et se voyant refuser une pension décente par les autorités communistes, il sera obligé de travailler jusqu'à 74 ans, à Institut de l'Urbanisme et des Constructions (ISPROR). A partir de 1953, Il sera détaché au département des Monuments Historiques (ICSOR) pendant 4 ans, où il travaillera à la restauration de plusieurs sites dont le Monastère de Brebu (Prahova), le Château de Huniade de Timişoara, l'église des Saints Empereurs Constantin et Hèlène (Sfânţi Împăraţi Constantin şi Elena) de Târgovişte, les églises de Ploeştiori ou Ploieştiori (ro) dans la banlieue de Ploieşti, Heresti-Ilfov et d'autres églises gothiques de Transylvanie. Le 12 février 1957, il sera mis à la retraite d'office avec une pension réduite. Malgré l'adversité et les difficultés, Toma T. Socolescu luttera sans relâche jusqu'à ses derniers jours pour défendre, sans concessions, sa conception de l'architecture.
Héritage
Toma T. Socolescu est toujours étudié à l' Université d'Architecture et d'Urbanisme Ion Mincu, il demeure une référence architecturale en Roumanie. Il fait partie des grands personnages qui ont donné à la Roumanie sa structure urbaine moderne et une beauté remarquée jusqu'à la fin de l'entre-deux guerres.
Malgré son rôle dans la culture et la société roumaine, Il n'existe aujourd'hui, aucune référence visible à Toma T. Socolescu dans les rues de Ploieşti ou bien dans celles de la capitale. Si l'on peut trouver un lycée technique industriel à Ploieşti au nom de son père Liceul Toma N. Socolescu, et un collège technique d'architecture et de travaux publics à Bucarest au nom de son oncle Colegiul Ion N. Socolescu, ainsi qu'une rue encore au nom de son père (Toma Socolescu) à Ploieşti, le nom de Toma T. Socolescu semble jusqu'à présent avoir été oublié des édiles de Ploieşti et de Bucarest. Il semble cependant qu'une commémoration des 50 ans de la mort de l'architecte soit prévue en automne 2010, ainsi qu'un projet de buste devant les Halles Centrales.
Son ami Ion Ionescu-Quintus au manoir de Păuleşti vers 1930.
Nombre de ses œuvres ont été détruites, en partie par les bombardements anglo-américains de 1943-44, particulièrement sévères à Ploieşti, mais aussi par les communistes et Ceaucescu qui se sont appliqués à faire disparaître toute trace de l'âme et de l'architecture roumaine via le programme de systématisation visant à ce que chacun habite dans le même type de logement (immeubles uniformes sans aucune esthétique). Comme pour la plupart des biens volés par l'État roumain pendant la période totalitaire communiste, une partie de ses propriétés ont été restituées dans un état de dégradation avancée.
Sa maison de Păuleşti a été classée sur la liste régionale des Monuments Historiques, après 45 ans d'abandon et de négligences de l'État. Construite par un autre architecte et sans aucune relation avec le style Socolescu, elle a été restituée dans un état très abîmé à ses descendants. Amputée de son domaine, alors planté et organisé en jardin ornemental par l'architecte, elle a perdu l'essentiel de sa beauté originelle et son harmonie.
Une réunion d'amis et de famille au manoir de Păuleşti en 1937.
Son immeuble de Ploieşti après avoir durement subi les bombardements anglo-américains de 1944, sera nationalisé en 1950 puis défiguré par une réfection sans rapport avec le style de sa construction. Il sera restitué à la famille en 2006.
La plupart des plus beaux ouvrages, demeures et bâtiments de Ploieşti, parmi lesquels de nombreux construits par Toma T. Socolescu, son père Toma N. Socolescu (ro) ou son oncle Ion N. Socolescu (ro) ont été détruits par les communistes, sous prétexte de fragilité due aux tremblements de terre de 1940 et 1977. Défigurée par une politique de table-rase, la ville n'a conservé qu'une petite partie de son patrimoine architectural historique.
A partir de 1949, Toma T. Socolescu consacrera une partie de son temps à écrire ses mémoires. Il annotera son projet jusqu'à la dernière année de sa vie en 1960. Après plus de cinquante années d'oubli des différentes institutions roumaines, dont l'Université d'Architecture de Bucarest, sa famille fera publier en Roumanie en 2004 la première partie de ses mémoires, couvrant sa naissance à 1924. Cette première partie est apparemment la seule que l'architecte ait jamais pu terminer. La Fresque des architectes qui ont œuvré en Roumanie à l'époque moderne de 1800 à 1925, œuvre beaucoup plus importante sera terminée en 1955 et aussi publié en 2004. Les deux ouvrages figurent à la Bibliothèque Nationale Roumaine (ro), ainsi qu'à l' Université d'Architecture et d'Urbanisme Ion Mincu. En France, ils sont disponibles à la Bibliothèque nationale et universitaire de Strasbourg. La Bibliothèque Centrale Universitaire de Bucarest (ro) ainsi que la British Library disposent aussi d'un exemplaire de la Fresque. Son ouvrage dédié à l'architecture à Ploieşti Arhitectura în Ploieşti, studiu istoric, publié en 1937, est disponible à la Bibliothèque nationale de France.
La première page d'un petit opuscule qu'il écrivit en français en 1941 résume le credo de l'architecte:
« La puissance créatrice de notre peuple est complètement prouvée par son bel art populaire plusieurs fois millénaire ainsi que par l'architecture plus récente de nos églises, habitations princières et voïvodales.
La Création étant le but suprême d'un peuple, c'est par notre apport personnel que nous justifierons notre existence de demain.
En Architecture, il ne faut pas à tout prix rechercher le nouveau et nous garder des formules sacro-saintes, comme par exemple: il faut être de son temps. L'architecte ne peut rester en arrière, il a au contraire pour mission d'entraîner ses contemporains dans sa marche vers le progrès.
L'architecture ne peut être internationale, elle doit être conservatrice et suivre évolutivement la chaine des traditions d'un peuple. La construction et la décoration, formant l'une le squelette, l'autre l'enveloppe, doivent se compléter et satisfaire aux deux exigences impérieuses: la logique et le sentiment.
Un grand penseur européen H. Keyserling, croit que notre peuple est appelé à ressusciter l'art byzantin, qui est à la base de notre Église et de notre architecture et que par une reprise de nos traditions d'art, de l'esprit duquel a jailli l'art de notre passé, nous devons diriger nos pas vers une renaissance moderne de nos arts plastiques. »
Fonctions officielles, titres et responsabilités publiques
Professeur en théorie d'architecture à École Nationale Supérieure d'Architecture de Bucarest de 1927 à 1947.
Architecte en Chef du Département de Prahova de 1919 à 1920.
Maire de la ville de Ploieşti de décembre 1919 à mars 1920.
Conseiller municipal de Ploieşti du 10 mars 1926 au 20 mars 1929, sous le Maire Ion Georgescu Obrocea.
Député de Prahova pendant le Gouvernement Nicolae Iorga (ro) , du 19 avril 1931 au 6 juin 1932, au sein du Partidul Naţionalist-Democrat.
Maire de la ville de Păuleşti de 1937 à 1940.
Membre de l'Ordre de la Couronne de Roumanie au grade d'officier par un décret du Roi Ferdinand Ier de Roumanie en 1925.
Membre du Rotary Club de Ploieşti de 1936 à 1940.
Président de la fondation culturelle "Nicolae Iorga" dans les années 1930.
Membre du comité de sélection de la revue roumaine d'architecture: Arhitectura.
Membre de la Société des Architectes Roumains, puis à partir de 1953 de l'Union des Architectes de la République Populaire de Roumanie.
Généalogie
La famille Socol de Berivoiul-Mare (ro), anciennement partie du territoire de Făgăraş ou Pays de Făgăraş (ro) est une branche de la famille Socol de Munténie (Muntenia), qui habita dans le département de Dâmboviţa. Un Socol, grand boyard et gendre de Mihai Viteazul (1557-1601), avait deux fondations religieuses dans le département de Dâmboviţa, encore existantes, celles de Corneşti (ro) et Răzvadul de-sus (ro). Il fit construire leurs églises (ainsi qu'une autre église dans la banlieue de Târgovişte). Ce boyard fut marié à Marula, fille de Tudora din Popeşti, sœur du Prince Antonie-Vodă. Marula fut reconnue par Mihai Viteazul comme sa fille illégitime, issue d'une liaison extra-maritale avec Tudora. Marula est enterrée dans l'église de Răzvadul de-sus (ro), où, sur une dalle de pierre richement sculptée, son nom peut être lu.
Nicolae Iorga, le grand historien roumain et ami de Toma T. Socolescu a trouvé des ancêtres Socol parmi les fondateurs de la ville de Făgăraş. Vers 1846, cinq frères Socol viennent en Munténie, depuis Berivoiul-Mare (ro), dans le territoire de Făgăraş, où le nom de famille 'Socol' est très répandu. « On dit qu'un ancêtre des 'Socol' serait venu de Muntenie, notamment de la région de Târgovişte, foyer de la famille 'Socol', étant jusqu'à ce jour à côté de Târgovişte, la Vallée de Socol (ro), ainsi que leurs deux fondations religieuses à Răzvadul de-sus (ro) et à Corneşti (ro) ».
L'un de ces cinq frères est le maître architecte Nicolae Gh. Socol (?? - décédé en 1872). Il s'installa à Ploieşti vers 1840-1845 et se nomma Socolescu. Marié avec Iona Săndulescu, issue de la banlieue Sfantu Spiridon, il eut quatre garçons, d'entre lesquels deux grands architectes: Toma N. Socolescu (ro) et Ion N. Socolescu (ro). Toma T. Socolescu est l'un des enfants de Toma N. Socolescu (ro).
Concours d'architecture
Pratiquant l'architecture en tant que profession libérale, il obtiendra de nombreux prix aux concours publiques:
Premier prix pour les deux sujets: plans type pour une petite église en bois avec un seul clocher et une plus grande disposant de plusieurs clochers, Pantocratorul, 1907.
Premier prix au concours pour l'unification des façades du Palais des journaux Adevărul et Dimineaţa, concours auquel ont participé plus de 30 architectes en 1914. Le projet de Toma T. a été publié dans le journal Dimineaţa ainsi que dans la revue Arhitectura en 1916 et 1924. La construction ne verra jamais le jour du fait de la Première Guerre mondiale. Une façade, sans aucune relation avec le projet de l'architecte, sera élevée dans les années 1920.
Second prix pour le projet de l'École Normale de Buzau, vers 1907. Le premier prix n'a pas été décerné car seuls deux architectes ont participé au concours.
Premier prix au concours pour le Palais de la Mairie de Bucarest. Le projet a été publié dans la revue Arhitectura en 1925.
Premier prix au concours pour le bâtiment du Creditul Prahovei de Ploieşti, vers 1923. L'immeuble a été construit. Le projet a été publié dans la revue Arhitectura en 1926.
Premier prix au concours du Palais du Travail de la ville de Ploieşti. L'ouvrage n'a pas exécuté.
Premier prix au concours du Palais de la Chambre de Commerce et d'Industrie de Ploieşti en 1907. L'ouvrage a été partiellement réalisé. La Chambre a été supprimée par les communistes en 1949, après 84 années d'existence. Elle a été détruite depuis.
Premier prix au concours du Casino de la raffinerie Astra Română à Ploieşti, probablement en 1937. Le projet sera publié dans la revue Arhitectura dans le numéro de juillet-octobre 1937.
Premier prix au concours de la Halle de la ville de Predeal.
Premier prix au concours de la Cathédrale orthodoxe de la ville de Târgu Mureş. La cathédrale a été construite mais selon les plans d'un autre architecte qui avait échoué au concours.
Deux premiers prix au concours d'églises de campagne, pour deux types différents, retenus.
Réalisations architecturales remarquables
À Ploieşti
Palais des Écoles Commerciales, calea Oilor à l'époque, devenue strada Gheorghe Doja. Le palais se situe au numéro 98. Il abrite le lycée Caragiale depuis 1948. Le bâtiment fut réalisé entre 1924 et 1932. Il est Classé Monument Historique.
Palais des Écoles Commerciales devenu le lycée Caragiale depuis 1948.
Maison du Corps Didactique Primaire. Le bâtiment est situé strada Ştefan cel Mare au numéro 8. Construit vers 1925, Il a été préservé mais a été affecté par les tremblements de terre des années 1940 et de 1977. Il n'héberge plus le corps didactique depuis longtemps. Nationalisé par les communistes en 1962, il a été Récupéré par la Ligue du Județ des Syndicats de l'Enseignement Libre de Prahova dans un état général déplorable, il a été revendu et reste toujours délabré en 2010. Le bâtiment est Classé Monument Historique.
Ancienne Maison du Corps Didactique Primaire de Ploieşti ou Casa corpul Didactic.
L'auberge paysanne, désormais incluse dans un hôpital, au niveau de la barrière Bucov.
Le Palais de Justice (ro), en collaboration avec l'architecte français E. Doneaud. Cet édifice est par la suite devenu le Palais de la Culture. Fragilisé et endommagé par les bombardements anglo-américains de 1943-44, il a été renforcé dans les années 1980. Sa restauration a été reprise depuis plusieurs années, elle n'est pas terminée en septembre 2009. Le palais est Classé Monument Historique.
Le Palais de Justice, devenu Palais de la Culture.
Les Halles Centrales (ro), une œuvre majeure qui marquera la ville de son empreinte. Leur construction, basée sur les principes les plus moderne d'hygiène et de logistique, fera écho dans toute l'Europe. L'architecte effectuera un voyage d'étude en Europe avant de réaliser le projet ainsi que deux autres au cours de la réalisation du complexe. Il visitera en particulier les halles de Genève et Bâle en Suisse, celles de Stuttgart, Francfort-sur-Mein, Leipzig, Munich ainsi que les halles de Breslau en Allemagne. Il complètera son étude par la visite des étages alimentaires des grands magasins de Berlin, des halles de Reims, Dieppe et Lyon en France, la halle aux fruits de Milan en Italie, enfin en Hongrie les halles de Budapest. Dans l'article qu'il rédigera pour la revue La Construction Moderne en septembre 1936, Toma T. Socolescu détaille son projet, ses objectifs ainsi que l'agencement et le fonctionnement de l'ouvrage. Les halles de Ploieşti deviendront le symbole de la ville. Partiellement affectées par les bombardements anglo-américains de 1943-44, elles seront reconsolidées en 1980. Son architecture originale et moderne pour les années 1930, tout en recherchant esthétique et harmonie, sera remarquée dans toute l'Europe. L'œuvre a pourtant failli ne pas voir le jour du fait d'un revirement du Maire Obrocea qui, en 1929, donna abusivement la charge des plans et de la construction à une autre société, alors qu'il existait un contrat signé entre l'architecte et la ville depuis 1913, Scarlat Orăscu était alors maire. Toma T. Socolescu contesta ce nouveau contrat et eu gain de cause, notamment grâce à l'appui de son ami avocat Grigore Ivănceanu.. L'ensemble de la construction est Classé Monument Historique.
L'ancienne banque Creditul Prahovei au croisement du bulevard Republicii avec la strada Take Ionescu. Devenue plus tard la Banca Românească, le bâtiment est occupé depuis les années 1990 par la Banca Comercială Română ou BCR. Il a été construit par l'architecte Toma T. Socolescu vers 1923. Des photographies et plans de la banque ont été publiés dans la revue Arhitectura en 1926. L'immeuble est Classé Monument Historique.
L'ancien Creditul Prahovei.
Théâtre Odéon, construit vers 1927, détruit par les communistes, actuellement remplacé par un immeuble d'habitation sans style, au pied duquel se trouve le théâtre Toma Caragiu.
Théâtre cinémaScala, toujours visible (strada Traian Moşoiu), il fut désaffecté et laissé à l'abandon dans les années 2000. Brasserie à l'origine, construite pour le compte de la Chambre de Commerce de Ploieşti. Le bâtiment est en rénovation depuis 2009.
La Cathédrale Saint Jean le baptiste (Catedrală Sfântul Ioan Botezătorul) (ro).
La Cathédrale Saint Jean le Baptiste.
Exécutée entre 1923 et 1939, la cathédrale honore les morts de la Première Guerre mondiale et s'inscrit dans un élan national-religieux. Les clochers sont Classés Monuments Historiques.
Seules les tours (60 mètres de haut) et la première partie du bâtiment ont été terminées, la Seconde Guerre mondiale ayant stoppé les travaux. Le projet concernant le reste du bâtiment qui devait remplacer l'église existante par une œuvre plus monumentale restera lettre morte. Des travaux ont été repris récemment en 2008 en s'inspirant des plans de Toma T. Socolescu.
La façade est particulièrement originale pour l'époque et deux statues monumentales bordent son entrée. Les mobiliers intérieurs sont remarquablement ouvragés. Le pré-projet ainsi que les plans de la cathédrales seront publiés dans les numéros de 1925 et 1926 de la revue Arhitectura.
Entrée monumentale de la Cathédrale Saint Jean le Baptiste.
Toma T. Socolescu a aussi participé à la rénovation de plusieurs édifices religieux à Ploieşti:
- Église Sfantu Pantelimon (ro), située au numéro 71 de la strada Democraţiei. Les travaux furent réalisés sur une durée de 24 ans entre 1912 et 1936, du fait d'un manque de financement. Le prêtre Ene Dumitrescu, qui fut l'initiateur du projet, eu l'idée d'avoir recours à Toma T. Socolescu pour élaborer le projet de reconstruction de l'église. Le tremblement de terre de 1940 a provoqué l'effondrement de la grande tour. Celui de 1977 a endommagé les murs. Deux phases de reconstruction et consolidation eurent lieu en 1946 puis entre 1977 et 1994, incluant la rénovation des fresques.
- Église Sfantu Haralambie, au numéro 65 de la strada Măraşeşti. Des rénovations et restaurations très importantes ainsi que des embellissements extérieurs seront réalisés entre 1931 et 1932 par l'architecte. Il changera radicalement l'aspect de l'église en reconstruisant les petites tours de la façade, et en ajoutant un porche très ouvragé de style brâncovenesc (ro). Il reconstruira aussi un plafond en béton armé. L'église a connu des consolidations et transformations après les tremblements de terre de 1940 et 1977. En 1979, le prêtre en charge de la paroisse fera construire une grande tour, qui existait auparavant et aurait brûlé en 1925. Cependant cet ajout fut réalisé sans l'approbation des autorités civiles..
L'église Saint Pantelimon.
L'église Saint Haralambie.
Le porche néo-brâncovenesc de Saint Haralambie.
Autre vue du même porche.
- Reconstruction, vers 1937, de l'église de Ploeştiori ou Ploieştiori (ro), dans la banlieue de Ploieşti, vers la barrière Valeni (bariera Văleni), du côté de la raffinerie Vega. L'église a subi plusieurs rénovations et reconstructions depuis le travail de l'architecte. Elle disposait déjà d'une structure en béton avant 1977, structure dont la tour s'effondra lors du tremblement de terre de 1977. Selon le prêtre en charge de la paroisse en septembre 2009, Une monographie sur cette église existe.
- Redécouverte et réparations sommaires d'une petite église archaïque en ruine à Ploeştiori ou Ploieştiori (ro), commune de Blejoi, datant de la première moitié du XVIII siècle. En 1929, il y emmènera Nicolae Iorga qui y mettra au jour de très anciennes fresques murales cachées sous de l'enduit. Un article à son sujet sera écrit par l'historien dans le Bulletin de La Commission des Monuments Historiques. L'église Sfantu Visarion est Classée Monument Historique. En septembre 2009, les ruines étaient totalement abandonnées et en voie de disparition complète. Le terrain où elles se trouvent a été vendu à un propriétaire privé dans les années 1990 par le maire de la commune.
Rénovation vers 1919 de la maison du négociant chaudronnier, Hagi Prodan, construite en 1785. Elle est considérée comme la demeure typique d'un marchand de Ploieşti au XVIII siècle et XIX siècle. Classée Monument Historique, La casa Hagi Prodan sera le premier Musée d'Histoire de la ville de Ploieşti, musée créé par Toma T. Socolescu. Après avoir changé d'affectation et de nom, le musée s'appelle aujourd'hui le Musée Casa de Târgoveţ din Secolul al XVIII-lea - al XIX-lea.
Dans le département de Prahova
Lycée de garçons de Câmpina, situé au nr. 4 de la calea Doftanei. Il fut construit en 1928-1929. Désormais, le bâtiment est le Collège National Nicolae Grigorescu (ro).
Autres ouvrages réalisés (liste non exhaustive)
À Ploieşti
Villa du pharmacien N. Hogaş, frère de l'écrivain Calistrat Hogaş (ro). Lors de sa construction, l'architecte réservera le plafond du salon pour que le peintre Toma Gh. Tomescu (ro) puisse y réaliser une fresque. Construite vers 1907, elle fut détruite lors des bombardements anglo-américains de 1943-44. Elle a été le premier ouvrage réalisé par Toma T. Socolescu.
Maison Pasapeanu, une petite demeure construite pour un fonctionnaire des Postes, strada I. Romanescu, construite vers 1908. La rue s'appelle désormais strada Barbu Dela Vrancea. Il s'agit de la plus petite œuvre de l'architecte.
Maison de l'instituteur Aldescu strada Vlad Ţepeş, au numéro 20, réalisée vers 1908.
Maison du prêtre Zotu, sur la calea Bucureşti, proche de la Gare du Sud, construite vers 1908. Elle fut l'objet d'une expropriation, puis sera détruite par les communistes pour faire place aux Usines du 1 Mai.
Immeuble de rapport des frères Alessiu, probablement construit vers 1910, au début de la strada Lipscani, rasée par les communistes. La strada Lipscani était une ancienne rue légèrement courbée qui allait depuis le cœur de la ville jusqu'au Palais de Justice. Cette artère a disparu en deux étapes: la première moitié près du Palais de la Culture fut démolie entre 1968-1969, pour faire place à l'actuelle cité administrative. L'autre moitié fut démolie en 1977.
Immeuble de rapport Gheorghe Bogdan, probablement construit en 1922 comme l'atteste une inscription dans le hall d'entrée, il est situé au 36 de la strada Mihai Kogălniceanu (ancienne strada Franceză). Nationalisé, l'immeuble n'a été que partiellement récupéré par les héritiers Bogdan. La maison est l'un des rares restes d'un très ancien et typique quartier du centre-ville de Ploieşti, totalement rasé et reconstruit dans un style d'architecture moderne vers 1980. Une photo de la bâtisse sera publiée dans la revue Arhitectura en 1924.
L'immeuble Bogdan.
Immeuble de rapport de Toma T. Socolescu au numéro 2 de la strada Ştefan cel Mare, anciennement strada Regina Maria. Construite à partir de 1914, la bâtisse sera habitable en 1915 et probablement terminée après la Première Guerre mondiale. L'architecte s'endettera lourdement auprès des banques pour le construire. Il y installera son bureau et y travaillera jusqu'au bombardement américain qui le détruira partiellement en 1944. L'immeuble a été profondément transformé par les Russes dans les années 1950, après sa confiscation par l'État. La façade remarquable d'origine n'existe plus et a fait place à un style beaucoup plus sobre. À l'origine l'immeuble disposait de 7 boutiques au rez-de-chaussée et de 5 appartements dont celui de l'architecte et de sa famille.
La maison de Toma T. Socolescu à Ploieşti, son œuvre.
Hôtel Europa, rénovation en collaboration avec son oncle Ion N. Socolescu (finalement démoli par les communistes en 1960).
Maison de G. Gogălniceanu, Hora ţărănească, Piaţa Unirii. Victime des bombardements anglo-américains de 1943-44, puis démolie.
Maison de rapport de D. Pârvulescu dans l'ancien marché ('Obor'), au numéro 1 de la strada Émile Zola. Le carré d'immeubles où elle se trouve a échappé aux destructions communistes.
Maison M. Obrien, strada Eminescu. Construite dans les années 1920, et détruite par les bombardements anglo-américains de 1943-44.
Villa du D L. Fridman, anciennement à l'intersection de la strada Iennescu et de la strada Aurel Vlaicu, son adresse est désormais strada Maramureş, au numéro 8. Nationalisée par les communistes, elle héberge le Département National des Ponts et Chaussées.
Maison résidentielle Orăscu, bulevard Independenţei au numéro 18. Scarlat Orăscu fut un important maire de Ploieşti entre 1911 et 1914 puis sénateur à deux reprises. Construite vers 1920 dans le style français Art Nouveau, en vogue à l'époque en France. Son intérieur était luxueux. La maison sera confisquée par les communistes, puis transformée en cantine populaire. Elle est aujourd'hui une polyclinique pour enfants. La demeure est Classée Monument Historique
Maison Grigore Ivănceanu, ancien avocat et ami de l'architecte, route de Rahovei, au numéro 6. Construite vers 1920, elle sera endommagée par les bombardements anglo-américains de 1943-44, mais reconstruite presque à l'identique après les bombardements par la famille Ivănceanu. Vendue en 2008 par Mme Alice Ivănceanu, héritière et fille de l'avocat, la maison a été entièrement rénovée en 2009 et a conservé l'essentiel de son style d'origine.
Maison de Ştefan Z. Ghiculescu, ancien commerçant. Construite au numéro 4 de la strada Italiană en 1927 et parfaitement conservée par la famille Bădulescu-Ghiculescu, cela malgré une confiscation et des dégradations intérieures pendant toute la période communiste. La maison est en cours de classement sur la liste des monuments historiques.
Villa de Zaharia Leon sur la strada Drosescu. Cette rue a aujourd'hui disparue. La date de construction est inconnue: entre 1920 et 1930. La villa fut rasée par les bombardements anglo-américains de 1943-44.
La villa de Z. Leon sur la strada Drosescu.
Maison B. Nasopol, strada Ştefan cel Mare, détruite par les bombardements anglo-américains de 1943-44.
Immeuble Toboc au numéro 1 de la strada Democraţiei. Selon la famille de l'ancien propriétaire et d'autres sources concordantes, l'immeuble a été imaginé et réalisé par Toma T. Socolescu. Le style rappelle très fortement les orientations stylistique brâncovenesc (ro) de l'architecte. D'autre part, le bâtiment ressemble beaucoup à l'immeuble de rapport que ce dernier s'était fait construire peu de temps avant, au numéro 2 de la strada Ştefan cel Mare. Construite entre 1920 et 1924 pour l'imprimeur Dumitru Buta surnommé Toboc (ou Trapu en roumain), la bâtisse fut nationalisée en 1950. Ayant pour destination l'habitat social, elle est actuellement entièrement occupée par des locataires depuis le tremblement de terre de 1977. Toujours selon la famille, l'immeuble a fait l'objet d'une procédure de rétrocession mais l'héritière a préféré une compensation financière plutôt qu'une restitution en nature qui l'obligeait à conserver les locataires. La Ville est donc par conséquent demeurée propriétaire de ce bâtiment remarquable mais très dégradé. Le bâtiment n'est curieusement pas classé monument historique. La construction fait partie des bâtiments à risque sismique maximum. Il risque ainsi de s'effondrer lors du prochain tremblement de terre d'importance, si aucun travaux de consolidation n'est entrepris par la Mairie de Ploieşti.
Portail de la foire-exposition de Ploieşti ainsi que l'hippodrome. Il furent Détruits par les bombardements anglo-américains de 1943-44. Le portail actuel est une pâle copie de l'œuvre originale, et l'hippodrome reconstruit sous les communistes est un bâtiment rectangulaire en béton, sans style et sans intérêt architectural particulier.
Caveau familial de la famille Gheorghiu au cimetière Viişoara.
Selon certaines sources, le monument commémoratif aux héros de la Première Guerre mondiale au cimetière de Bolovani aurait été construit par l'architecte. Partiellement détruit par les bombardements anglo-américains de 1943-44, il sera reconstruit en 1957 mais l'aigle en bronze qui coiffait son sommet n'a jamais été refait. Un projet de refonte existe auprès de l'Association des Vétérans de Guerre de Prahova.
Dans le département de Prahova
Mairie, école primaire, bains publics et petite maternité, étables communales et monument de la Trinité, en bois sculpté, pour la commune de Păuleşti. Les constructions ont été réalisées entre 1937 et 1940. Les étables sont devenues une boulangerie. Le monument aux morts a été déplacé dans le cimetière du village.
Manoir de Gérard Joseph Duqué à Păuleşti, à la frontière sud de la commune avec la ville de Ploieşti, construit autour de 1920. La maison avait été commandée par l'avocat Ion Georgescu Obrocea, puis cédée à Gérard Duqué en remboursement de dettes. Le manoir a subi de multiples modifications et simplifications depuis sa construction. Seules certaines parties typiques témoignent encore de la création de l'architecte.
Deux maisons pour des membres de sa famille: I. Diamandescu et Costică Duşescu, construites entre 1908 et 1916, Câmpina.
Villa D. Ştefănescu, Câmpina. La villa n'a presque pas été modifiée. Elle est toujours visible au numéro 112 du bulevard Carol I. Une édition de 1916 de la revue Arhitectura exposent plans et croquis de la villa.
Pharmacie Voiculescu, Câmpina. Elle fut démolie après le tremblement de terre de 1977.
Villa du D. Gheorghiu, Câmpina. La villa est toujours visible, inchangée, bulevard Carol I, au niveau de la strada Toma Ionescu.
Villa du Dr Gheorgiu.
Tribunal (1ère instance) de Câmpina, situé au numéro 14 de la strada 1 Decembrie 1918
Tribunal (1ère instance) de Vălenii de Munte.
Maison de Nicolae Iorga à Vălenii de Munte, restauration.
Villa de Nicolae Iorga à Sinaia, construite vers 1918. Classée Monument Historique, la maison, au numéro 1 de la strada Gheorghe Doja, est parfaitement conservée par la famille de l'historien. Elle se situe à l'intersection entre les calea Codrului et strada Gheorghe Doja, dans le quartier Furnica.
Villa de Nicolae Iorga.
Villa de Grigore Ivănceanu à Sinaia, construite en 1934.
Villa de N. Scorţeanu à Sinaia, dans le quartier Cumpătu. Une photographie de la villa a été publiée dans la revue Arhitectura en 1925.
Villa de C. I. Ionescu à Sinaia.
Villa Al. Radovici à Sinaia, transformations.
Mairie de Sinaia, rénovation.
Villa de son épouse Florica Socolescu à Sinaia, bâtie en 1925. Située à Sinaia-Cumpătu au numéro 22 de la strada Cumpătu. Construite par Toma T. Socolescu pour sa femme Florica. La maison aurait été vendue par l'architecte vers 1944-1945. Elle n'a pratiquement pas été modifiée.
La villa en 1925.
La villa en 2009.
Balcon néo-brâncovenesc.
La porte principale.
Mairie, bains publics et centre agricole de la ville d'Urlaţi, réalisés avant 1916.
La Villa de D. Ionescu, Bucarest.
Monument de la Trinité, en bois sculpté, pour la commune de Dumbrăveşti
Église de l'Assomption (Adormirea Maicii Domnului) de la commune de Scăeni, publié dans la revue Arhitectura. La commune de Scăeni a été fusionnée avec celle de Boldeşti en 1968. La commune se nomme de nos jours Boldeşti-Scăeni.
À Bucarest
Maison de rapport sur la strada Brâncoveanu.
Maison de rapport sur la strada Şerban Vodă.
Villa sur la strada Mitropolit Antim Ivireanul, publié dans la revue Arhitectura. Une partie de la rue fut rasée dans les années 1980 pour les besoins de la construction du Palais du Peuple de Nicolae Ceaucescu.
Villa de l'ingénieur Al. Gheorghiade dans le parcul Bonaparte. Le parc est situé dans un triangle délimité par la strada Paris, la şoseaua Iancu de Hunedoara (ancienne şoseaua Bonaparte) et la calea Dorobantilor. Une photographie de la villa a été publiée dans la revue Arhitectura en 1926.
Villa de D. Ionescu, construite en 1927, sur la strada Mihai Cogălniceanu (on trouve aussi l'orthographe Kogălniceanu), şoseaua Kiseleff. La rue s'appelle désormais strada Gheorghe Brătianu. La villa est située au numéro 26. Deux photographies de la maison ont été publiées par la revue Arhitectura en 1930. La maison est Classée Monument Historique.
Dans d'autres départements
Lycée de garçons de la gare de Buftea (département d'Ilfov) (ro). Il se situe bulevard Mihai Eminescu au numéro 76. Son nom exact (en 2009) est le lycée économique Barbu Ştirbei Buftea.
Église Sfantu Nicolae şi Alexandru de Netezeşti, commune de Nuci (département d'Ilfov) (ro), située strada Principală, près de la Mairie. La construction ainsi que les aménagements intérieurs ont probablement été réalisés entre 1912 et 1916. Classée Monument Historique. « L'église de Netezeşti, fondation religieuse de la famille Al. Serghiescu, a été dressée aux frais de Madame Al. Serghiescu dans d'assez bonnes conditions et même avec un certain luxe, tant pour la construction que pour le mobilier, ainsi que les peintures exécutées sous la conduite du peintre Pavlu ayant comme exécutants de nombreux jeunes peintres de remarquable talent, entre lesquels je cite Tonitza, St. Dumitrescu, Schweitzer-Cumpănă, Bălţatu qui n'avait alors que 16 ans et d'autres. »
Œuvres attribuables (liste non exhaustive)
Toma T Socolescu fut particulièrement recherché pour imaginer les demeures des familles importantes de Roumanie. Ses écrits, où il se met systématiquement en retrait, prouvent une modestie évidente et il apparaît avec certitude qu'il a volontairement omis de lister un certain nombre des œuvres dont il est l'auteur. D'autre part, les craintes liés à la police politique du régime communiste, dont il a été victime, l'ont très probablement poussé à ne pas mentionner dans ses mémoires certaines adresses, de peur de faire du tort à d'autres familles. La simple appartenance à une classe sociale aisée était en effet un élément suffisant pour devenir une cible de la Securitate.
Ainsi ce titre se propose de présenter une série de maisons ou immeubles dont le style et la signature répond à la façon et au style très connu de l'architecte. D'autre part, Toma T. Socolescu signait ses œuvres sur tous les toits par une fleur de lys stylisée inversée souvent faite de zinc ou de cuivre. Partout où les toits d'origine n'ont pas été refaits, cette signature unique est visible.
Enfin, ne pas signaler ces probabilités serait risquer l'oubli complet de demeures remarquables dans un pays où l'accès aux archives est très difficile, et où une promotion immobilière mal contrôlée ravage plusieurs siècles d'architecture, cela depuis les années 1990. Par ailleurs, la disparition des anciens propriétaires, souvent éliminés physiquement par les communistes, s'est fréquemment accompagnée par une perte probablement irrémédiable d'information et de documentation, permettant d'identifier de façon certaine l'origine de ces bâtiments.
Il faut donc comprendre ce titre comme une trace tangible et exploitable d'œuvres très probablement réalisées par Toma T. Socolescu.
Maison au numéro 1 de la strada Ulierului, Ploieşti, construite vers 1910.
Maison au numéro 10 de la strada Nicolae Bălcescu, Ploieşti.
Maison au numéro 120 de la strada Cantacuzino, à l'intersection avec la strada Traian, Ploieşti, construite en 1924.
Maison au numéro 17 de la strada Cantacuzino, Ploieşti.
Maison strada Ulierului, no 1.
Maison strada Nicolae Bălcescu, no 10.
Maison strada Cantacuzino, no 17.
Maison strada Cantacuzino, no 120.
Maison au numéro 3 de la strada Constanţei, Ploieşti.
Immeuble au numéro 7 de la strada Constanţei, Ploieşti.
Maisons jumelles au numéro 34 de la strada Decebal et au numéro 33 de la strada Primaveri, Ploieşti. Elles furent la propriété de Tănase Vasilescu, un grand pétrolier de Păuleşti.
Maison strada Constanţei, no 3.
Entrée de la maison strada Constanţei, no 3.
Maison strada Primaveri no 33.
Maison strada Constanţei, no 7.
Toit remarquable de la maison strada Constanţei, no 7.
Travaux d'architecture conçus mais non exécutés
Sur les dix concours gagnés par l'architecte, seuls deux ont été exécutés. Les projets suivants n'ont jamais vu le jour:
Projet d'une église pour la ville de Slănic (Prahova), avant 1916, publié dans la revue Arhitectura vers 1920.
Projet du palais du Travail à Ploieşti.
Projet du Casino de la raffinerie Astra Română à Ploieşti, publié dans le numéro de juillet-octobre 1937 de la revue Arhitectura .
Projet d'une villa royale à Vălenii de Munte. Une planche du projet est visible dans l'édition de 1930 de la revue Arhitectura.
Projet pour l'église de la ville de Predeal (vers 1956) et la commune de Păuleşti.
Projet de la Mairie de Făgăraş.
Publications
Dans la monographie de Mihail Sevastos sur l'histoire, l'urbanisme et l'économie de la ville de Ploieşti, Monografia oraşului Ploieşti, 1937: l'architecte écrit l'intégralité du chapitre sur l'architecture de la ville ainsi que sur l'urbanisme. Plusieurs de ses aquarelles et dessins y figurent aussi.
Dans le Buletinul Comisiunii Monumentelor Istorice, de nombreux articles, dont 3 références remarquables:
Église Sfantu Nicolae de Bălteni (département d'Ilfov) (ro), études archéologiques et relevés. Publié en 1908 dans le premier numéro (1er trimestre) sous le titre "Notes architecturales" pages 114 à 119.
Maison Hagi Prodan de Ploieşti, études archéologiques et relevés. Publié en 1916 dans le dernier numéro paru avant la guerre. Ayant souffert des bombardements de 1944, la maison fut restaurée et le musée ré-inauguré le 1er mai 1953.
Maison Dobrescu de Ploieşti, une maison typique des marchands et petits industriels du début du XIX siècle, études archéologiques et relevés. La maison est devenue le Musée Ion L. Caragiale le 30 janvier 1962.
Dans la revue Arhitectura, de 1916 à 1944:
De nombreux articles sur les architectures roumaines, illustrés.
Portraits d'architectes disparus.
Notes de voyage en Italie. Un article illustré de 7 pages dans le numéro de 1925.
Plans et photographies des travaux réalisés, ainsi que des dessins et aquarelles d'anciennes constructions roumaines. Le numéro de juillet 1938 contient en particulier un article consacré à l'art roumain ancien en Bessarabie illustré sur plusieurs pages par ses propres aquarelles.
Une profession de foi intitulée Principes et Améliorations, Vers une architecture roumaine moderne, dans le numéro d'avril-juin 1941. L'auteur y défend une idée d'un art soucieux de préserver les richesses nationales culturelles et le génie national roumain, tout en recherchant le progrès et la modernité. L'architecte y réfute toute idée d'architecture internationale. Il traduira et publiera cet article en français la même année.
Un article défendant l'idée de la création d'un Institut consacrée à la défense et au développement de l'architecture roumaine: "De la nécessité de créer un institut d'architecture roumaine", dans le numéro de 1943-1944.
Aquarelle de Toma T. Socolescu - Ancienne maison de Ploieşti ((Judeţul Prahova, Roumanie) tel qu'il en existait jusqu'au début du XXe siècle.
Dans la revue Simetria: un article sur les architectes roumains qui ont étudié aux Beaux-Arts de Paris.
Dans la revue România Viitoare:
Des notes de voyages sur la Roumanie et sur l'Italie.
Des articles littéraires sur la Contesse de Noailles (Brâncoveanu), Auguste Rodin, Octavian Goga (en), etc.
Des études sur quelques vieux bâtiments, monuments historiques de Ploieşti, dont:
- un article sur la ruine de l'église Saint Nicolas le vieux (Sfantu Nicolae Vechi) situé au 105 strada Mihai Bravu, en 1915
- un article sur une ancienne maison, du style de la demeure Hagi Prodan, situé strada Ştefan cel Mare, vis-à-vis de l'église des Saints Voivodes (Sfîntii Voevozi), en 1915. L'église est située au numéro 23.
Une publication personnelle Prin Ardeal, note de drum ale unui arhitect, illustrée.
Dans la revue Biblioteca Urbanistică, Deux volumes de traductions avec des études introductives et des illustrations:
« Urbanism la îndemâna tuturor / de Jean Raymond ».
« Igiena urbană »..
Sur le sujet spécifique des Halles Centrales, le chef d'œuvre de Toma T. Socolescu, sont apparus plusieurs articles dans la presse roumaine ainsi que dans différentes revues européennes:
Roumanie: Arhitectura en 1936, dans le numéro 6; L'article est repris in extenso en pages 597 à 603 dans la Monografia oraşului Ploieşti de Mihai Savastos; Ploieştii: un article intitulé "La construction des Halles", écrit le 21 avril 1929, au sujet d'un conflit juridique sur le contrat de construction des halles - En 1936, toujours dans Ploieştii, un long article au sujet de la publication d'un article élogieux dans la revue française Techniques des Travaux; et Revista Veterinară.
France: L'Architecture d'Aujourd'hui, Paris, Année 7, n 11, novembre 1936, pages 44–45 ; Techniques des Travaux ; La Construction Moderne: une étude illustrée sur les Halles Centrales de Ploieşti, Paris, année 51, n 46, septembre 1936, pages 945 à 955 écrit par l'architecte lui-même.
Allemagne: Der Bauingenieur, Berlin, 26 mai 1933, n 14, Jahrgang, 1933, Heft 21-22.
Autriche: Une étude du Professeur D. Ing. R. Saliger et du D. Ing. Fr. Baravalle, Vienne.
Articles de presse
Il publiera, et sera l'objet, de nombreux articles dans les journaux de Ploieşti, Iaşi et Bucarest, sur des questions d'architecture, d'urbanisme, de politique locale ou de culture. La liste suivante n'est pas exhaustive et précise lorsque l'article n'a pas été écrit par l'auteur.
Cronica (revue littéraire), Bucarest, le 22 mai 1916, un article intitulé "Au sujet de l'exposition de l'architecte T. T. Socolescu" (Exposition d'architecture de Toma T. Socolescu à l'Athénéeum roumain (ro) de Bucarest au printemps 1916) signé par l'architecte Spiridon Cegăneanu (ro).
Dimineaţa, Bucarest, "A l'approche des élections municipales" de Ploieşti, le 15 mai 1929; "Célébration de l'architecte Toma T. Socolescu", publié le 12 juillet 1925, sur la célébration à Ploieşti du premier prix gagné par Toma T. Socolescu au concours pour la construction du Palais de la mairie de la Capitale, comprenant un interview de l'architecte.
Epoca, Bucarest, le 24 mai 1916, une chronique artistique écrite par Criticus sur l'exposition de peinture et d'architecture de Toma G. Tomescu et Toma T. Socolescu à l'Athénéeum roumain (ro) de Bucarest.
Excelsior, Iaşi, "Les routes nationales", un article écrit le 7 janvier 1939 sur la piètre qualité des routes nationales roumaines; "La circulation automobile et les accidents", un article daté du 12 août 1939; "La mise en valeur des fruits", sur la mise en valeur des productions fruitières, en août 1939.
Gazeta carţilor (revue littéraire), Bucarest, "L'architectura à Ploieşti, Etude Historique de Toma T. Socolescu", un article écrit dans le numéro de janvier/février 1938 par D. M. Rîmnic sur la sortie du livre; " Souvenirs d'Octavian Goga", un article nécrologique sur l'écrivain poète, journaliste, dramaturge et homme politique Octavian Goga (en) en juin 1928; "De la nécessité de créer un institut d'architecture roumaine", en janvier 1944. Ce dernier article sera aussi publié par la revue Arhitectura dans le numéro de 1943-1944.
Neamul românesc, Bucarest, publication en novembre 1938 d'une lettre envoyée par l'architecte à Nicolae Iorga, et intitulée "L'architecture s'apprend dans les ateliers, pas à la chaire"; "Edilité...", le 27 mai 1937, par Nicolae Iorga qui critique l'inertie de la municipalité de Ploieşti face au développement de baraques délabrées et d'insalubrités derrière les Halles. L'article met en contraste la dévotion et l'œuvre de Toma T. Socolescu pour la ville.
Opinia liberă (revue), Ploieşti, "La restauration de Ploieşti", une longue discussion contestant les projets de reconstructions du Dr Mircea Botez parus dans les numéros 72 et 73 du journal Presa, numéro 15, en 1946; "Un dernier mot sur la question des Halles", article en défense de son œuvre et des Halles, décriée et critiquée par le Dr Botez dans le journal Presa.
Prahova, Ploieşti, "L'archiprêtre Nae Vasilescu", le 1er mars 1935, article nécrologique; "La Bibliothèque Populaire Nicolae Iorga", en juillet 1935.
Prahova Noastră, Ploieşti, "Les festivités de Păuleşti", le 21 mai 1939; "Un ami nous a quitté: Victor Rădulescu", maire de Câmpina (1926-1928), article nécrologique du 2 juillet 1939; "Costică Marinescu (menuisier d'escalier)", article en hommage au maître publié en février 1942; "Les prévisions de V. Blasco Ibanez", sur l'auteur espagnol Vicente Blasco Ibáñez, le 10 mai 1942; "Les noms des rues de Ploieşti", lettre ouverte au maire sur la pertinence des noms de rue, le 20 mai 1943.
Presa, Ploieşti, "Pour M. I. A. Bassabarescu", lettre ouverte pour soutenir la reconstruction de la maison du professeur-écrivain, détruite par les bombardements, publiée le 14 février 1945; "Reconstruction du lycée Saint Pierre et Paul", le 21 février 1945.
Propăşirea (revue littéraire), Iaşi, "Du passé de Ploieşti, résidences et magasins de commercants - A l'occasion du Jubilée des 50 ans de la firme Moţoiu", publié le 4 mars 1929.
România, Bucarest, "Les routes nationales", un autre article écrit en juillet 1938 sur l'insuffisance des routes nationales roumaines.
Virtutea, "Sur le besoin d'un conseil communal citoyen", un article politique écrit le 28 mars 1929.
Expositions d'architecture et de peinture
Organisation au printemps 1916 d'une exposition de projets d'architecture, d'aquarelle et de mobilier ouverte à l'Athénéeum roumain (ro) de Bucarest. Le peintre Toma Gh. Tomescu (ro) ami de l'architecte y exposera ses huiles et aquarelles. La quasi-totalité des peintures de l'architecte et de Tomescu seront achetées. L'architecte Spiridon Cegăneanu (ro), un des fondateurs, avec Ion Mincu du style néo-roumain écrira un article dans la revue Cronica, mentionnant les projets de l'architecte. Ce fut la première et unique exposition de Toma Gh. Tomescu (ro), resté méconnu de son vivant du grand public en Roumanie.
Aquarelle peinte par Toma T. Socolescu puis cédée au Musée de la ville de Ploieşti dans les années 1920-1930. Sujet: la maison de Petre Ion dit Boiangiul, située strada Ulierului à Ploieşti.
Toma T. Socolescu a exposé deux fois au Salon de l'Architecture de 1933, obtenant à chaque fois le premier prix.