Le Tigre dispose, de jour comme de nuit, d'une précision de destruction de cibles inégalée . Ses systèmes de visée calculent instantanément la trajectoire de la cible. À titre d'exemple, lorsque sa tourelle-canon tire une rafale de 10 obus de 30 mm, de jour ou de nuit, une cible mobile ou immobile, même distante de 1 km, n'a pratiquement aucune chance de survie . Ce type de conduite de tir n'existe sur aucun des hélicoptères en service jusqu'à présent (11/2007). Le Tigre doit largement sa légèreté à sa structure ultramoderne, constituée à 80 % de matériaux composites, essentiellement du Kevlar et des fibres de carbone. Sans être furtif, il renvoie une image radar et infrarouge minimale, grâce au design étudié des surfaces, aux peintures absorbantes utilisées et au système réducteur de signature thermique appliqué à l'échappement des turbines. Celles-ci sont par ailleurs séparées par une plaque blindée, afin d'éviter la perte des deux en cas d'impact direct sur l'une d'entre elles. L'avionique comprend les éléments suivants :
Le coût unitaire d'un tel hélicoptère est de 32 millions d'euros (deux fois plus qu'un NH90). En 2007, l'hélicoptère Tigre commence seulement son expérimentation opérationnelle dans l'aviation légère de l'armée de terre française. À ce titre, ses capacités sont moins connues du grand public que celles d'hélicoptères concurrents (AH-64 Apache, Mi-28…) mais l’hélicoptère franco-allemand Tigre est un engin aux performances proches : pesant 6 tonnes, équipé d'un rotor quadripale de 13 mètres de diamètre et motorisé par deux turbines MTR 390 de 1285 ch de puissance chacune au décollage. Grâce à une cellule entièrement en matériaux composites, l'ensemble de la structure est allégé et s'en trouve plus maniable, avec une suppression des criques métalliques et un renforcement de la résistance en cas de crash au sol.
L'excellente manœuvrabilité (qui lui permet de faire un looping), conséquence de sa cellule en composite, lui permet notamment de se déplacer agilement à travers les différents théâtres d'opération, notamment les montagnes.
Le Tigre atteint la vitesse de 280 km/h pour une autonomie exceptionnelle de 800 km, sans réservoirs de convoyage supplémentaires.
De par sa conception récente, il ne nécessite qu'une faible maintenance pouvant être effectuée directement sur le théâtre des opérations avec une équipe de 4 ou 5 personnes, quatre ou cinq fois moins importante que pour les hélicoptères concurrents. Comme sur la plupart des hélicoptères de combat, pilote et tireur sont placés l'un derrière l'autre, ce qui permet de réduire la largeur de l'appareil et donc sa vulnérabilité aux tirs frontaux ennemis. Le tireur est placé à l'arrière de l'appareil. Aussi, pour améliorer sa visibilité, son siège est légèrement surélevé par rapport à celui du pilote.
Les versions appui-protection (HAP, HAD, HAR) sont équipées d'un viseur placé sur le toit du poste de pilotage. La version allemande UHT (Unterstützungshubschrauber Tiger) plus spécialisée dans le rôle antichar, le viseur est monté au-dessus du rotor principal. Sur cette version, le canon est installé dans une nacelle accrochée sous une ailette.