L’indice de menace de temps violent (SWEAT), est l’un des indices de stabilité de l'air qui fournit une probabilité de déclenchement d'orages ainsi que de génération de phénomènes violents associés (grêle, rafale descendante, tornade, pluie torrentielle sous orage).
Contrairement aux indices comme l’indice de soulèvement et de Showalter, cet indice ne tient pas uniquement compte des valeurs de la température et du point de rosée pour calculer le potentiel des orages, il utilise également une mesure des forces dynamiques en jeu en utilisant la vitesse des vents à 850 et à 500 hPa, et un terme qui représente leur cisaillement directionnel entre ces deux niveaux. Il tient également compte de l'indice TT et d'un terme représentant l'humidité à bas niveau. Ces données, déduites d'un radiosondage, sont utilisées dans la prévision des orages violents.
Robert C. Miller, un météorologue, a publié un article en 1972 à propos du développement orageux où il proposa l’indice SWEAT (Severe Weather Threat). Miller est particulièrement connu, avec son collègue E. J. Fawbush, pour la première prévision de tornade en temps réel couronnée de succès en 1948, alors qu'il travaillait pour la US Air Force. Ses travaux se sont ensuite poursuivi dans ce domaine en utilisant les données sur les orages se développant dans les Grandes Plaines américaines.
Miller précise clairement que les termes de cisaillement qui sont utilisés dans son indice visent à exclure tout orage « ordinaire » et que SWEAT n'est destiné qu'à la prévision d'orages violents. L'indice est donc défini comme :
où :
Il faut noter qu'aucun terme de la formule ne peut devenir négatif. Si l'une de ces conditions suivante n'est pas respectée, sa valeur doit être fixée à zéro :
Les prévisionnistes sont d'un avis mitigé sur l'indice SWEAT. En présence des conditions climatiques pour lesquelles il a été conçu, l'indice SWEAT donne une bonne indication au météorologue. Par contre, il faut savoir que des valeurs SWEAT élevées n'impliquent pas nécessairement un temps violent ; comme tous les indices de stabilité, il s'agit d'un indicateur qui incite à un examen plus approfondi de la zone ou du radiosondage.
Une étude canadienne a montré que l'indice SWEAT pouvait être un prédicteur important, mais la valeur moyenne pour les orages violents dans les Prairies canadiennes n'était que de 267. Cette valeur se retrouvant dans la catégorie « aucun orage violent » du tableau ci-dessus, ceci démontre qu'étant donné que Miller n'a pas classé ses cas en fonction de la situation synoptique, les conclusions auxquelles il est arrivé impliquent que l'indice SWEAT ne doit être utilisé que dans les situations pour lesquelles il a été conçu.