Traitement
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- antivertigineux (vestibuloplégique) pour une durée courte, certain diurétique associés à des suppléments potassique, la bétahistine ou (paradoxalement) les antihistaminiques peuvent être indiqués.
- la prise en charge du quantum anxieux peut être souvent un point prépondérant par des antihistaminiques à visée sédative ou par des benzodiazépines en cures brève.
- on peut faire appel à la rééducation vestibulaire lors des crises pour agir sur les vertiges et les faire passer au second plan; la rééducation ne peut agir sur le phénomène pressionnel. Cette voie reste toutefois non consensuelle.
- chirugical (dans les cas rebelles qui sont rares, il existe un traitement chirurgical)
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- La décompression du sac endolymphatique qui vise à baisser la pression intra labyrinthique.
- La neurectomie vestibulaire (section du nerf vestibulaire).
- La destruction du labyrinthe postérieur par voie trans-tympanique avec de la gentamicine (ototoxique) avec pour conséquence, l'agravation de la surdité prexistante.
Symptômes
La maladie de Ménière, étant une entité clinique, se caractérise par une triade symptomatique clinique et une évolution par crises répétées. Les trois symptômes majeurs sont :
- un vertige itératif survenant en crises spontanées de quelques minutes à quelques heures et se répétant à intervalles variables. Ce vertige est, le plus souvent, giratoire.
- des acouphènes qui simulant classiquement un bruit de conque marine. Ils sont constants ou intermittents. Habituellement non pulsatiles, ils apparaissent ou s’accentuent, en règle, dans les instants qui précèdent la crise vertigineuse. Constituant, ainsi, un signe annonciateur avertissant le patient de l’imminence de la crise.
- Une surdité de perception. Constante durant la crise, elle a, comme les acouphènes, une valeur localisatrice et diagnostique. Au début de l’évolution, elle prédomine sur les fréquences graves et présente des fluctuations éminemment caractéristiques de l’affection, avec retour à la normale en quelques heures ou jours. Ces fluctuations, imprévisibles et irrégulières, s’associent souvent à une sensation d’oreille bouchée, de plénitude ou de pression qui cède en règle générale après l’attaque. Au cours de l’évolution, la surdité s’accentue et atteint l’ensemble des fréquences, perd ses fluctuations et se stabilise aux environs de 50 – 70 dB. La cophose (ou surdité totale), reste exceptionnelle. Cette hypoacousie s’accompagne de signes témoignant de sa nature endocochléaire : atteinte de la discrimination, intolérance aux sons forts, distorsion sonore, diplacousie.
Les signes vagaux (nausées, vomissements, sueurs ; tachycardie) sont fréquents pendant la crise.
l'évolution
- Dans un laps de temps de 10 à 15 ans, les "crises" de vertiges se font plus rares, mais le trouble de l'équilibre est subintrant, l'audition est très souvent altérée.