| RAH-66 Comanche | |
|---|---|
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| Rôle | Hélicoptère de reconnaissance et d'attaque |
| Constructeur |
|
| Premier vol | 4 janvier 1996 |
| Nombre construit | 2 |
| Équipage | |
| 2 (1 pilote, 1 tireur) | |
| Motorisation | |
| Moteur | LHTEC T800 |
| Nombre | 2 |
| Type | Turbine |
| Puissance unitaire | 1 452 ch ch |
| Nombre de pales | 5 |
| Dimensions | |
| Diamètre du rotor | 11,90 m |
| Longueur | 13,22 m |
| Hauteur | 3,39 m |
| Masses | |
| À vide | 3 402 kg |
| Avec armement | 4 560 kg |
| Maximale | 7 790 kg |
| Performances | |
| Vitesse de croisière | 306 km/h |
| Vitesse maximale | 324 km/h |
| Plafond | 4 566 m |
| Vitesse ascensionnelle | 432 m/min |
| Distance franchissable | 485 km |
| Distance de convoyage | 2 335 km |
| Armement | |
| Interne | Canon XM301 tritube de 20 mm + 6 missiles Hellfire ou Stinger |
| Externe | 8 missiles Hellfire ou 16 Stinger ou 56 roquettes Hydra 70 |
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Le RAH-66 Comanche était un hélicoptère destiné à la reconnaissance armée, à l'attaque légère et au combat air-air qui devait rejoindre les rangs de l'US Army Aviation.
En 1982, l'US Army annonça qu'elle allait remplacer ses hélicoptères de reconnaissance/attaque/assaut UH-1 Huey, AH-1 Cobra, OH-6 et OH-58 Kiowa par un hélicoptère léger. Au départ, la commande devait porter sur 5 000 exemplaires, mais ce nombre baissa régulièrement au fil des années pour se situer aux alentours de 600 à l'abandon du programme.
L'équipe Boeing/Sikorsky obtint le contrat pour 3 appareils de démonstration et de validation le 5 avril 1991.
Le 1er prototype vola le 4 janvier 1996.
Le projet Comanche a été annulé par l'armée américaine en février 2004 en raison de son coût exorbitant, après que 14,6 milliards de dollars ont été investis dans celui-ci. Le budget prévisionnel a été dépassé de 30%, le prix unitaire final de l'appareil approchant les 60 millions de $ (soit plus qu'un avion de chasse Dassault Rafale) ; de plus, la mise en service n'était planifiée que pour 2009, soit avec trois ans de retard.
Un autre point important est le fait que le Comanche ne répond plus aux besoins actuels : sa furtivité était intéressante pendant la guerre froide mais dans les conflits impliquant les Américains depuis les années 1990 (Afghanistan, Irak...), les hélicoptères ne rencontrent pas ou très peu d'armements antiaériens contre lesquels la furtivité serait utile. Ainsi la plupart des appareils abattus en Afghanistan et en Irak l'ont été par des armes légères et des lance-roquettes RPG-7.
Resté au stade de prototype, seuls cinq exemplaires furent construits.
Les technologies développées serviront toutefois aux prochaines versions des AH-64 et pour les programmes ultérieurs d'hélicoptères de combat.
Sa furtivité a été particulièrement étudiée : emport des armes en soute, canon rétractable de 20 mm construit par GIAT industries, rotor de queue caréné et incliné utilisant le principe du fenestron développé par Sud-Aviation au milieu des années 60, fuselage à plans inclinés, suppresseur de chaleur dans la poutre de queue, matériaux composites, rotor à 5 pales, train d'atterrissage rétractable, équipement défensif comprenant des détecteurs lasers, infrarouges et d'émissions radar. Un tiers de la flotte devait être équipée d'un radar Longbow miniaturisé.
Résultat : par rapport à un AH-64 Apache, la signature radar est 600 fois plus faible, la signature infrarouge 4 fois plus faible et le niveau sonore 2 fois plus faible. En pratique, le Comanche pourrait s'approcher quatre fois plus près d'une cible sans être repéré.